vendredi 12 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2107599 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CABINET URBAN CONSEIL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 novembre 2021 et un mémoire complémentaire enregistré le 7 mars 2022, la société Bouygues Télécom et la société Cellenex, représentées par Me Hamri, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 28 septembre 2021 par laquelle le maire de la commune de Chasse-sur-Rhône s'est opposé aux travaux déclarés par la société Cellnex pour l'édification d'un pylône en treillis d'une hauteur de 24 mètres destiné à supporter des antennes relais de téléphonie mobile ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Chasse-sur-Rhône de réinstruire le dossier de déclaration préalable et de statuer sur celui-ci en prenant une décision dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Chasse-sur-Rhône une somme de 5 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- l'arrêté d'opposition attaqué est insuffisamment motivé ;
- le premier motif invoqué est illégal, car le projet ne porte pas atteinte aux lieux avoisinants sur le fondement de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ;
- le second motif invoqué est illégal, car le projet ne méconnait pas l'article D. 98-6-1 du code des postes et des communications électroniques, qui n'impose aucune obligation de mutualisation ;
- le troisième motif invoqué est illégal, car il n'existe aucun impact sur l'environnement et aucun risque, en l'état des connaissances scientifiques, pouvant résulter, pour le public, de son exposition aux champs électromagnétiques qui seront générés par le pylône dont la construction est prévue.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 janvier 2022, la commune de Chasse-sur-Rhône, représentée par Me Bourillon, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge des sociétés requérantes la somme de 1 500 euros au titre des frais non compris dans les dépens. Elle demande au tribunal de procéder au besoin à une substitution de motifs.
La commune de Chasse-sur-Rhône fait valoir que :
- les moyens soulevés par les sociétés requérantes ne sont pas fondés ;
- l'arrêté litigieux peut être fondé sur un nouveau motif : le projet méconnait les dispositions de l'article 7-2 du règlement applicable à la zone bleue du plan de prévention du risque d'inondation (PPRI).
Par ordonnance du 30 novembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 2 janvier 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code des postes et des communications électroniques ;
- le code de l'environnement ;
- la Charte de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Paillet-Augey,
- les conclusions de M. Lefebvre, rapporteur public,
- et les observations de Me Bourillon pour la commune de Chasse-sur-Rhône.
Considérant ce qui suit :
1. Le 19 juillet 2021, la société Cellnex France a déposé une déclaration préalable de travaux en vue de l'installation d'un pylône en treillis d'une hauteur de 24,25 mètres destiné à supporter des antennes relais de téléphonie mobile sur un terrain situé 219 chemin des Goules à Chasse-sur- Rhône. Ce dossier a été complété le 2 septembre 2021. Par une décision du 28 septembre 2021, le maire de la commune de Chasse-sur-Rhône a fait opposition à l'exécution des travaux faisant l'objet de cette déclaration préalable. Les sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France demandent l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Contrairement à ce qui est soutenu par les sociétés requérantes, l'arrêté attaqué est fondé non pas sur trois motifs, mais sur deux motifs, tiré de la méconnaissance, d'une part, de l'article R. 111-26 du code de l'urbanisme et des articles 3 et 6 de la Charte de l'environnement, et, d'autre part, de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme. Les sociétés requérantes contestent ces deux motifs.
3. En premier lieu, aux termes de l'article R. 111-26 du code de l'urbanisme : " Le permis ou la décision prise sur la déclaration préalable doit respecter les préoccupations d'environnement définies aux articles L. 110-1 et L. 110-2 du code de l'environnement. Le projet peut n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si, par son importance, sa situation ou sa destination, il est de nature à avoir des conséquences dommageables pour l'environnement. Ces prescriptions spéciales tiennent compte, le cas échéant, des mesures mentionnées à l'article R. 181-43 du code de l'environnement ". Aux termes du II de l'article L. 110-1 du code de l'environnement auquel renvoie l'article R. 111-26 du code de l'urbanisme cité au point 10 : " () 2° Le principe d'action préventive et de correction, par priorité à la source, des atteintes à l'environnement, en utilisant les meilleures techniques disponibles à un coût économiquement acceptable () implique d'éviter les atteintes à la biodiversité et aux services qu'elle fournit ; à défaut, d'en réduire la portée ; enfin, en dernier lieu, de compenser les atteintes qui n'ont pu être évitées ni réduites, en tenant compte des espèces, des habitats naturels et des fonctions écologiques affectées ().
4. L'article R. 111-26 du code de l'urbanisme ne permet pas à l'autorité administrative de refuser une autorisation d'urbanisme, mais seulement de l'accorder sous réserve du respect de prescriptions spéciales relevant de la police de l'urbanisme, si le projet de construction est de nature à avoir des conséquences dommageables pour l'environnement. C'est donc à tort que la commune de Chasse-sur-Rhône a fait application de ces dispositions pour fonder l'arrêté litigieux.
5. En outre, aux termes de l'article 3 de la Charte de l'environnement : " Toute personne doit, dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes qu'elle est susceptible de porter à l'environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences ". Il résulte de ces dispositions que l'obligation incombant à toute personne de prévenir ou limiter les atteintes qu'elle est susceptible de porter à l'environnement ne s'impose que dans les conditions définies par les dispositions législatives ainsi que par les dispositions réglementaires et les autres actes adoptés pour les mettre en œuvre. Elles ne sont dès lors pas directement invocables à l'encontre d'une décision individuelle.
6. Enfin, aux termes de l'article 6 de la Charte de l'environnement : " Les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. A cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l'environnement, le développement économique et le progrès social. ". En l'espèce, à supposer que le maire de la commune de Chasse-sur-Rhône ait entendu fonder son arrêté d'opposition sur une méconnaissance du principe de développement durable, la circonstance qu'un autre pylône support d'antenne-relais est implanté à proximité immédiate de celui à implanter n'est pas de nature à établir la méconnaissance de ce principe, alors qu'aucune obligation de mutualisation des sites et des pylônes ne pèse sur les opérateurs de téléphonie mobile.
7. Dans ces conditions, c'est à tort que le maire de la commune Chasse-sur-Rhône s'est opposé à l'installation du projet contesté sur le fondement des dispositions précitées. Par suite, le motif tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-26 du code de l'urbanisme et des articles 3 et 6 de la Charte de l'environnement est illégal et ne peut fonder la décision attaquée.
8. En second lieu, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ".
9. Pour apprécier si un projet de construction porte atteinte, en méconnaissance des dispositions précitées, au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants et aux sites, il appartient à l'autorité administrative d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur ce site.
10. En l'espèce, le terrain d'assiette du projet, cadastré section AO n°385 et sis 219 chemin des Goules, se situe en zone UI (zone réservée aux activités économiques) du plan local d'urbanisme de la commune de Chasse-sur-Rhône et jouxte des maisons individuelles mitoyennes. Les lieux avoisinants du projet ne présentent aucun caractère particulier justifiant le bénéfice d'une protection spécifique et sont constitutifs d'une zone industrielle dans laquelle se dressent déjà des pylônes pour une ligne à très haute tension, ainsi qu'un pylône support d'antennes relais ayant la même hauteur que celui à implanter. Dans ces conditions, et alors qu'il n'existe aucune obligation de regroupement des sites et des pylônes entre les opérateurs, le maire de Chasse-sur-Rhône a entaché d'une erreur d'appréciation son refus fondé sur la méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.
11. Ainsi, aucun des deux motifs précisés dans l'arrêté d'opposition préalable attaqué ne pouvait légalement justifier celui-ci.
12. Pour l'application de l'article L. 600-4 du code de l'urbanisme, en l'état de l'instruction, aucun autre moyen n'est susceptible de fonder l'annulation de l'arrêté contesté.
Sur la demande de substitution de motif sollicitée par la commune de Chasse-sur-Rhône :
13. L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existante à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative, il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
14. En premier lieu, l'article Uj 16 " infrastructures et réseaux de communication électronique " du plan local d'urbanisme dispose que : " Les constructions, travaux, installations et aménagements réalisés dans la zone devront permettre aux futures constructions qui y sont liées de bénéficier d'un raccordement aux infrastructures et réseaux de communications électroniques existants à proximité ". A supposer que la commune de Chasse-sur-Rhône ait entendu demander une substitution de motif, fondée sur une méconnaissance de cet article, les dispositions de celui-ci n'ont pas pour effet d'empêcher l'insertion d'une antenne-relais à proximité d'une antenne-relais existante.
15. En second lieu, aux termes de l'article 7.2 " biens et activités futurs " des dispositions applicables en zone bleue du règlement annexé au plan de prévention des risques naturels prévisibles d'inondation (PPRI) : " Les constructions nouvelles ou extensions () ne pourront être autorisées que sous les conditions suivantes : () " Les réseaux et équipements électriques, électroniques, micromécaniques et les installations de chauffage, doivent être placés au-dessus de la cote de référence, ainsi que leurs dispositifs de coupure ".
16. La parcelle AO 385 d'emprise du projet est classée en zone inondable bleue du plan de prévention des risques inondation (PPRI). En application de ce règlement, les réseaux, et équipements électriques, électroniques, micromécaniques et les installations de chauffage, ainsi que leurs dispositifs de coupure, doivent être surélevés par rapport à la côte de référence de la crue centennale, laquelle s'élève à 155.24 NGF en ce qui concerne la parcelle d'assiette du projet.
17. Il ressort des pièces du dossier de déclaration préalable qu'à la différence des armoires techniques, installées sur un radier béton de façon à être placées à une hauteur de 156 NGF, le pylône ne sera pas réhaussé et sera donc placé en dessous de la côte de référence précitée au point 16. Toutefois, les sociétés requérantes exposent, sans être contredites, que la structure métallique du pylône ne comporte pas d'équipements électriques au sol. Dans ces conditions, elles justifient que le projet est adapté aux contraintes de la zone inondable dans laquelle il s'implante.
18. Ainsi, le motif tiré du non-respect de l'article 7.2 du règlement du PPRI n'est pas de nature à fonder légalement un refus. Ainsi, il n'y a pas lieu de faire droit à la substitution de motifs demandée en défense.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les sociétés requérantes sont fondées à demander l'annulation de la décision du 28 septembre 2021 du maire de la commune de Chasse-sur-Rhône.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
20. Aux termes de l'article L. 911-2 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé. ".
21. Il résulte de l'instruction que l'annulation de la décision litigieuse implique que la commune de de Chasse-sur-Rhône procède au réexamen de la demande de la société Cellnex dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais d'instance :
22. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative faisant obstacle à ce que soit mise à la charge des sociétés requérantes, qui ne sont pas les parties perdantes, une somme à ce titre, les conclusions de la commune de Chasse-sur-Rhône en ce sens doivent être rejetées.
24. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et en application de ces mêmes dispositions, de mettre à la charge de la commune de Chasse-sur-Rhône une somme de 1 500 euros à verser aux sociétés requérantes au titre des frais non compris dans les dépens qu'elles ont exposés.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 28 septembre 2021 du maire de la commune de Chasse-sur-Rhône est annulée.
Article 2 :Il est enjoint au maire de la commune de Chasse-sur-Rhône de réexaminer la demande de déclaration préalable dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 :La commune de Chasse-sur-Rhône versera aux sociétés requérantes une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 :Le présent jugement sera notifié à la société Bouygues Télécom en application de l'article R. 751-3 du code de justice administrative et à la commune de Chasse-sur-Rhône.
Délibéré après l'audience du 27 juin 2024 à laquelle siégeaient :
M. Thierry, président,
Mme Beytout, première conseillère,
Mme Paillet-Augey, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2024.
La rapporteure,
C. Paillet-Augey
Le président,
P. Thierry La greffière,
A. Zanon
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 21075992
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026