LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2107827

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2107827

mardi 28 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2107827
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantSELAS OLSZAK & LEVY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 19 novembre 2021 et le 1er décembre 2022, Mme A B, représentée par Me Rousseau, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 13 septembre 2021 par laquelle la directrice des ressources humaines du centre hospitalier Annecy Genevois l'a suspendue de ses fonctions à compter du 15 septembre 2021 ;

2°) d'enjoindre au centre hospitalier Annecy Genevois de la rétablir dans ses droits et dans ses fonctions entre le 29 septembre et le 10 octobre 2021 et d'assimiler la période illégale de suspension comme une période de travail effectif pour la détermination de la durée de ses congés payés, pour ses droits acquis au titre de son ancienneté, pour son avancement et ses droits à la retraite dans un délai de 5 jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du Centre hospitalier Annecy Genevois une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'un vice de procédure qui l'a privée des garanties nécessaires, notamment en ne l'informant pas des conséquences de la suspension et des moyens de régulariser sa suspension ;

- elle aurait dû faire l'objet d'une procédure contradictoire ;

- elle ne lui est pas applicable, dès lors qu'elle se trouvait en position de décharge d'activité de par son mandat syndical ;

- elle méconnait les normes constitutionnelles et internationales en matière de liberté syndicale ;

- elle constitue une sanction déguisée qui n'a pas respecté les droits de la défense.

Par des mémoires en défense enregistrés le 27 octobre 2022 et le 2 décembre 2022, le centre hospitalier Annecy Genevois, représenté par Me Levy, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- à titre principal, la requête est devenue sans objet ;

- àtitre subsidiaire, les moyens soulevés sont infondés.

Par une ordonnance du 1er décembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 15 décembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 ;

- la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 ;

- le décret modifié n° 2021-699 du 1er juin 2021 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. C,

- les conclusions de M. Argentin, rapporteur public,

- et les observations de Me Fromont, représentant le centre hospitalier Annecy Genevois.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision en date du 13 septembre 2021, la directrice des ressources humaines du centre hospitalier Annecy Genevois a suspendu de ses fonctions Mme A B, assistante médico-administrative, à compter du 15 septembre 2021 et jusqu'à production d'un certificat de vaccination contre la Covid-19 ou de contre-indication à la vaccination, et lui a interdit l'accès aux locaux syndicaux. Par la présente requête, Mme B demande l'annulation de la décision du 13 septembre 2021.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article 12 de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire : " I. - Doivent être vaccinés, sauf contre-indication médicale reconnue, contre la COVID-19 : 1° Les personnes exerçant leur activité dans : a) Les établissements de santé mentionnés à l'article L. 6111-1 du code de la santé publique ainsi que les hôpitaux des armées mentionnés à l'article L. 6147-7 du même code ; () ". L'article 13 de la même loi dispose quant à lui que : " I. - Les personnes mentionnées au I de l'article 12 établissent : 1° Satisfaire à l'obligation de vaccination en présentant le certificat de statut vaccinal prévu au second alinéa du II du même article 12. Par dérogation au premier alinéa du présent 1°, peut être présenté, pour sa durée de validité, le certificat de rétablissement prévu au second alinéa du II de l'article 12. () 2° Ne pas être soumises à cette obligation en présentant un certificat médical de contre-indication () ". Aux termes de l'article 14 de cette loi : " I. () B - A compter du 15 septembre 2021, les personnes mentionnées au I de l'article 12 ne peuvent plus exercer leur activité si elles n'ont pas présenté les documents mentionnés au I de l'article 13 ou, à défaut, le justificatif de l'administration des doses de vaccins requises par le décret mentionné au II de l'article 12. / Par dérogation au premier alinéa du présent B, à compter du 15 septembre 2021 et jusqu'au 15 octobre 2021 inclus, sont autorisées à exercer leur activité les personnes mentionnées au I de l'article 12 qui, dans le cadre d'un schéma vaccinal comprenant plusieurs doses, justifient de l'administration d'au moins une des doses requises par le décret mentionné au II du même article 12, sous réserve de présenter le résultat, pour sa durée de validité, de l'examen de dépistage virologique ne concluant pas à une contamination par la COVID-19 prévu par le même décret. () III. - Lorsque l'employeur constate qu'un agent public ne peut plus exercer son activité en application du I, il l'informe sans délai des conséquences qu'emporte cette interdiction d'exercer sur son emploi ainsi que des moyens de régulariser sa situation. L'agent public qui fait l'objet d'une interdiction d'exercer peut utiliser, avec l'accord de son employeur, des jours de congés payés. A défaut, il est suspendu de ses fonctions ou de son contrat de travail. / La suspension mentionnée au premier alinéa du présent III, qui s'accompagne de l'interruption du versement de la rémunération, prend fin dès que l'agent public remplit les conditions nécessaires à l'exercice de son activité prévues au I (). La dernière phrase du deuxième alinéa du présent III est d'ordre public ". Il résulte de ces dispositions que toute personne soumise à l'obligation vaccinale qu'elles instituent et refusant de s'y conformer se place dans l'impossibilité de poursuivre son activité professionnelle.

3. En premier lieu, la décision du 13 septembre 2021, qui rappelle notamment les exigences de la loi du 5 août 2021 et du décret du 7 août 2021 et qui relève l'absence de justification par Mme B de la régularité de sa situation au regard de son obligation de vaccination, fait état des considérations de fait et de droit qui lui donnent son fondement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision doit être écarté.

4. En second lieu, il ressort du III de l'article 14 précédemment cité, lequel a fixé une procédure préalable à l'édiction d'une mesure de suspension, que l'employeur, qui constate que l'agent ne peut plus exercer son activité, en application du I du même article, l'informe sans délai, avant de prononcer une telle mesure de suspension, des conséquences qu'emporte cette interdiction d'exercer sur son emploi ainsi que des moyens de régulariser sa situation et, le cas échéant, d'utiliser, avec l'accord de son employeur, des jours de congés payés. Cette information, qui doit intervenir à compter du constat d'impossibilité d'exercer de l'agent, est nécessairement personnelle et préalable à l'édiction de la mesure de suspension.

5. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier que le centre hospitalier ait informé personnellement et préalablement Mme B de l'interdiction dont elle faisait l'objet et des moyens de régulariser sa situation, notamment en utilisant des jours de congés annuels pour délayer l'entrée en vigueur de sa suspension. En effet, si le centre hospitalier a envoyé des courriers électroniques entre le 8 et le 13 septembre à Mme B, ces derniers se bornent à prévenir la requérante de sa prochaine suspension et à lui demander de se présenter à la direction des ressources humaines, sans indiquer les moyens de régulariser sa suspension, les conséquences qu'emportait cette interdiction d'exercer sur son emploi ainsi que les moyens de régulariser sa situation, notamment en utilisant ses jours de congés-payés.

6. Toutefois, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie. Or, en l'espèce, il ressort de la lettre du 26 août 2021, que le Centre hospitalier a informé l'ensemble de ses personnels n'ayant pas transmis de certificats de vaccination des conséquences possibles de leur situation et Mme B ne conteste pas en avoir eu connaissance par ce biais. Dans ces conditions, ce vice de procédure n'a ni privé l'intéressée d'une garantie, ni exercé d'influence sur la décision de suspension.

7. En troisième lieu, il ressort des énonciations de la décision en litige qu'elle a été prise sur le fondement des dispositions mentionnées au point 2. Cette mesure de suspension sans rémunération que l'employeur met en œuvre lorsqu'il constate que l'agent public concerné ne peut plus exercer son activité en application du I de l'article 14 de la loi du 5 août 2021 s'analyse comme une mesure prise dans l'intérêt de la santé publique, destinée à lutter contre la propagation de l'épidémie de Covid-19 dans un objectif de maîtrise de la situation sanitaire, et n'a pas vocation à sanctionner un éventuel manquement ou agissement fautifs commis par cet agent, qui demeure par ailleurs soumis aux dispositions relatives aux droits et obligations conférés aux agents publics, particulièrement à celles de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983.

8. Reposant sur un régime juridique propre, cette mesure de suspension, qui constate le non-respect par l'agent de l'obligation vaccinale imposée par le dispositif légal en vigueur, est limitée à la période au cours de laquelle l'agent s'abstient de se conformer aux obligations qui sont les siennes en application des dispositions précitées. Dès lors, elle n'a pas le caractère d'une sanction administrative nécessitant que soient mises en œuvre les garanties procédurales attachées à la procédure disciplinaire ou aux droits de la défense et n'a pas davantage la nature d'une mesure prise en considération de la personne justifiant le respect d'une procédure contradictoire préalable. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que cette suspension présenterait le caractère d'une sanction qui n'a pas été précédée d'un avis du conseil de discipline est inopérant et doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de ce que la décision constituerait une sanction disciplinaire déguisée ne peut qu'être écarté.

9. En quatrième lieu, pour soutenir que l'obligation vaccinale en débat ne pouvait légalement lui être opposée, Mme B, qui indique que ses fonctions syndicales ne l'amènent à côtoyer ni personnes vulnérables ni soignants, se prévaut de la conservation de ses mandats et responsabilités syndicaux et de la décharge d'activité dont elle bénéficie à ce titre. Toutefois, en adoptant, pour l'ensemble des personnes exerçant leur activité dans les établissements de santé mentionnés à l'article L. 6111-1 du code de la santé publique et à l'exception de celles n'y effectuant qu'une tâche ponctuelle, le principe d'une obligation vaccinale à compter du 15 septembre 2021, le législateur a entendu garantir le bon fonctionnement des services hospitaliers publics grâce à la protection offerte par les vaccins disponibles et protéger la santé des personnes qui y étaient hospitalisées. Il en résulte que l'obligation vaccinale prévue par les dispositions du I de l'article 12 de la loi du 5 août 2021 citées au point 2 s'impose à toute personne travaillant régulièrement au sein de locaux relevant d'un établissement de santé mentionné à l'article L. 6111-1 du code de la santé publique, quel que soit l'emplacement des locaux en question et que cette personne ait ou non des activités de soins et soit ou non en contact avec des patients ou des professionnels de santé. La circonstance que l'intéressée bénéficie d'une décharge d'activité pour l'exercice d'un mandat de représentante du personnel demeure sans influence sur son inclusion dans le champ des agents soumis à l'obligation de vaccination, alors d'ailleurs qu'eu égard à son lieu de travail et au mandat qu'elle détient, il ressort des attestations fournis d'agents fournis au dossier que la requérante exerce son mandat dans les locaux de l'établissement où se trouve le local syndical et entretient nécessairement des interactions avec des professionnels de santé en contact avec ces personnes. Ainsi, contrairement à ce qu'elle soutient, l'obligation vaccinale posée par la loi du 5 août 2021 lui est bien applicable.

10. Enfin, si Mme B soutient que la décision attaquée méconnaît la liberté syndicale, elle met ainsi en cause la constitutionnalité de la loi du 5 août 2021 qui fonde cette décision et soulève des moyens irrecevables devant le juge administratif lorsqu'il n'est pas saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité. En tout état de cause, les restrictions imposées, qui n'ont nullement pour effet de suspendre les représentants syndicaux de leur mandat ou de limiter le droit syndical des agents, ne sont pas disproportionnées par rapport à l'objectif de valeur constitutionnelle que constitue la protection de la santé. Le moyen tiré de ce que ces dispositions méconnaissent la liberté syndicale et sont incompatibles avec les stipulations de l'article 12 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, de la Charte sociale européenne et de la convention n° 87 de l'Organisation internationale du travail doit être écarté.

11. Il résulte de tous ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur le non-lieu à statuer opposée en défense, que les conclusions en annulation de la requête de Mme B doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

12. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'appelle aucune mesure d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction doivent donc être rejetées.

Sur l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

13. Ces dispositions font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge du centre hospitalier Annecy Genevois, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que demande Mme B sur ce fondement. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par le centre hospitalier Annecy Genevois sur ce même fondement.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au centre hospitalier Annecy Genevois.

Délibéré après l'audience du 21 mai 2024, à laquelle siégeaient :

M. Wyss, président,

Mme Fourcade, première conseillère,

Mme Pollet, première conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mai 2024.

Le président-rapporteur,

J-P. WYSS

L'assesseure la plus ancienne dans l'ordre du tableau,

F. FOURCADE

Le greffier,

G. MORAND

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2107827

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions