LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2108319

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2108319

vendredi 21 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2108319
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème Chambre
Avocat requérantGUYON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 décembre 2021, Mme A C, représentée par Me Guyon, doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 24 novembre 2021 par laquelle le directeur général de l'agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes l'a mise en demeure de présenter les pièces justificatives relatives à son statut vaccinal dans un délai de soixante-douze heures et l'a informée des conséquences en cas de non-transmission ;

2°) d'enjoindre à l'administration, à titre principal, de la réintégrer dans ses fonctions et de lui verser les rémunérations non-perçues et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation en lui versant, dans l'attente, sa rémunération, sous astreinte de 400 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle méconnait les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle n'a pas été précédée d'une procédure contradictoire ;

- elle est illégale en ce qu'elle constitue une sanction disciplinaire déguisée ;

- elle doit être regardée comme une mesure administrative illégale du fait de l'absence de caractère nécessaire, l'obligation vaccinale s'avérant inutile pour limiter la propagation de l'épidémie, et de caractère proportionné, au regard des conséquences sur sa situation et de l'intérêt général poursuivi ;

- cette décision méconnaît le principe d'égalité ;

- elle est constitutive d'une discrimination ;

- l'obligation vaccinale méconnaît les articles 2, 5 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'obligation vaccinale méconnaît le 11ème alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 ;

- l'obligation vaccinale méconnaît le principe de respect de l'intégrité physique et du corps humain découlant de la liberté personnelle protégée par l'article 2 de la Déclaration de 1789 et le principe de la dignité humaine ;

- l'obligation vaccinale méconnaît le principe de précaution ;

- la décision méconnaît le droit au respect du secret médical ;

- l'obligation vaccinale porte atteinte à sa liberté individuelle protégée par l'article 66 de la Constitution du 4 octobre 1958 ;

- l'obligation vaccinale porte atteinte à sa liberté d'entreprendre.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 août 2022, l'agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme C une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable faute de production de la décision attaquée ;

- les conclusions aux fins d'injonction sont irrecevables dès lors qu'au regard de l'objet de la mise en demeure, la requérante ne saurait être rétablie dans ses fonctions ;

- à défaut, les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Constitution et notamment son préambule ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de la santé publique ;

- l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 ;

- la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Ruocco-Nardo, rapporteur,

- les conclusions de M. Heintz, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C, masseuse-kinésithérapeute exerçant dans le département de la Drôme, doit être regardée comme demandant l'annulation de la lettre du 24 novembre 2021 par laquelle le directeur général de l'agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes l'a mise en demeure de présenter des pièces justificatives de son statut vaccinal dans un délai de 72 heures et l'a informée qu'en cas de non transmission des documents, il se verrait contraint de constater l'interdiction d'exercice de son activité en application de la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021.

Sur la légalité de la décision :

En ce qui concerne la légalité externe :

2. En premier lieu, aux termes de l'article 12 de la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire : " I. - Doivent être vaccinés, sauf contre-indication médicale reconnue, contre la covid-19 : / () / 2° Les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du code de la santé publique, lorsqu'ils ne relèvent pas du 1° du présent I () ". La profession de masseur-kinésithérapeute relève de la quatrième partie du code de la santé publique. Aux termes de l'article 13 de la loi du 5 août 2021 : " I. - Les personnes mentionnées au I de l'article 12 établissent : / 1° Satisfaire à l'obligation de vaccination en présentant le certificat de statut vaccinal prévu au second alinéa du II du même article 12. / Par dérogation au premier alinéa du présent 1°, peut être présenté, pour sa durée de validité, le certificat de rétablissement prévu au second alinéa du II de l'article 12. Avant la fin de validité de ce certificat, les personnes concernées présentent le justificatif prévu au premier alinéa du présent 1°. / () / 2° Ne pas être soumises à cette obligation en présentant un certificat médical de contre-indication. Ce certificat peut, le cas échéant, comprendre une date de validité. / II.-A.-Sans qu'y fasse obstacle l'article L. 1110-4 du code de la santé publique, le contrôle du respect de l'obligation prévue au I du présent article est assuré : / () / 3° En ce qui concerne les autres personnes mentionnées audit I, par les agences régionales de santé compétentes, avec le concours des organismes locaux d'assurance maladie. ".

3. Il résulte de la combinaison de ces dispositions qu'il revient au directeur général de l'agence régionale de santé compétente de contrôler l'obligation de vaccination s'imposant aux masseurs-kinésithérapeutes exerçant sous statut libéral. La décision attaquée, qui a pour objet l'exercice d'un tel contrôle, est signée par le directeur général de l'agence de santé régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, M. D B, nommé par décret du 6 octobre 2016. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté comme manquant en fait.

4. En deuxième lieu, contrairement à ce qui est soutenu, la décision attaquée qui précise les nom, prénom, qualité et signature de son auteur satisfait aux dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () / 2° Infligent une sanction ; ". Selon l'article L. 121-1 du même code : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ".

6. D'une part, la décision en litige, qui se borne à impartir à la requérante un délai pour transmettre les informations liées à son statut vaccinal, ne peut être regardée comme une décision individuelle défavorable au sens des dispositions de l'article L. 211-2 précité. D'autre part, cette décision ne saurait davantage être regardée comme une sanction ou comme étant prise en considération de la personne dès lors qu'elle se borne à tirer les conséquences d'une situation objective. Dans ces conditions, les moyens tirés du défaut de motivation et de la méconnaissance des droits de la défense sont inopérants et ne peuvent qu'être écartés.

En ce qui concerne la légalité interne :

7. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux relevés au point précédent, le moyen tiré de ce que la décision attaquée constitue une sanction disciplinaire déguisée ne peut qu'être écarté.

8. En deuxième lieu, compte tenu de son objet, la décision attaquée par laquelle le directeur général de l'agence régionale de santé met en demeure la requérante de produire les documents nécessaires à l'exercice de son contrôle ne saurait être regardée en soi comme une mesure de police restreignant l'exercice des droits et des libertés. Par suite, les moyens tirés de ce que cette mesure n'est ni justifiée, ni nécessaire, ni proportionnée ne peuvent qu'être écartés.

9. En troisième lieu, si la requérante se prévaut de ce qu'elle présente une contre-indication médicale à la vaccination, cette allégation n'est pas établie par les pièces qu'elle verse et les dispositions précitées de l'article 13 de la loi du 5 août 2021 permettent aux personnes concernées de présenter un certificat médical de contre-indication. En outre, elle n'établit, ni même ne soutient qu'une personne entrant dans le champ de l'article 12 de la loi du 5 août 2021 et dans une situation semblable à la sienne se verrait appliquer un traitement distinct. Par suite, les moyens tirés de ce que la décision méconnaît le principe d'égalité et de ce qu'elle est constitutive d'une discrimination doivent être écartés.

10. En quatrième lieu, la décision attaquée ayant pour unique objet de mettre en demeure Mme C de produire les documents nécessaires à l'exercice du contrôle que confie le législateur à l'agence régional de santé et non de sanctionner une méconnaissance des dispositions de l'article 12 de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire, la requérante ne peut utilement soutenir que l'obligation vaccinale méconnaît l'article 5 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales relatif à la prévention des atteintes à la liberté et la sûreté, l'article 2 de cette convention relatif au droit à la vie et l'article 8 de cette dernière relatif à la vie privée et familiale.

11. En cinquième lieu, aux termes de l'article 23-1 de l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel : " Devant les juridictions relevant du Conseil d'Etat ou de la Cour de cassation, le moyen tiré de ce qu'une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution est, à peine d'irrecevabilité, présenté dans un écrit distinct et motivé. ". Aux termes de l'article R. 771-3 du code de justice administrative : " Le moyen tiré de ce qu'une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution est soulevé, conformément aux dispositions de l'article 23-1 de l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel, à peine d'irrecevabilité, dans un mémoire distinct et motivé. Ce mémoire, ainsi que, le cas échéant, l'enveloppe qui le contient, portent la mention : "question prioritaire de constitutionnalité". ". L'article R. 771-4 du même code prévoit que : " L'irrecevabilité tirée du défaut de présentation, dans un mémoire distinct et motivé, du moyen visé à l'article précédent peut être opposée sans qu'il soit fait application des articles R. 611-7 et R. 612-1 ".

12. En soutenant que le principe de l'obligation vaccinale méconnaît les dispositions du 11ème alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 relatif au droit à la santé, le principe de respect de l'intégrité physique et du corps humain découlant de la liberté personnelle protégée par l'article 2 de la Déclaration de 1789 et de la dignité humaine, le principe de précaution garanti par l'article 5 de la Charte de l'environnement, la liberté individuelle telle que protégée par l'article 66 de la Constitution du 4 octobre 1958 et la liberté d'entreprendre, la requérante ne soulève pas de moyen contre la décision attaquée mais contre les dispositions précitées de l'article 12 de la loi du 5 août 2021 dont elle fait application. De tels moyens, qui ont trait à la constitutionnalité de la loi, doivent être présentés dans un mémoire distinct et motivé en application des dispositions citées au point précédent. Par suite, ils sont irrecevables et ne peuvent qu'être écartés.

13. En sixième lieu, ainsi que le prescrivent les dispositions du II de l'article 13 de la loi du 5 août 2021, les dispositions de l'article L. 1110-4 du code de la santé publique, définissant le secret médical, ne sont pas opposables aux mesures prises pour le contrôle des obligations prévues par le I du même article. Par conséquent, Mme C n'est pas fondée à soutenir que l'agence régionale de santé ne pouvait, sans méconnaître les dispositions de l'article L. 1110-4 du code de la santé publique, lui demander la communication du certificat de statut vaccinal complet ou du certificat de contre-indication en cours de validité ou du certificat de rétablissement en cours de validité.

14. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la recevabilité de la requête, que les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision du 24 novembre 2021 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction doivent également être rejetées.

Sur les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie à l'instance, au titre des frais exposés par la requérante et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de Mme C une somme de 800 euros au titre des frais exposés par l'agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Mme C versera une somme de 800 euros à l'agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et à l'agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes.

Délibéré après l'audience du 7 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. L'Hôte, président,

Mme Bourion, première conseillère,

M. Ruocco-Nardo, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juin 2024.

Le rapporteur,

T. RUOCCO-NARDO

Le président,

V. L'HÔTE

La greffière,

L. ROUYER

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions