jeudi 13 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2108692 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SEGIF - d'Astorg,Frovo et Associés |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 24 décembre 2021 et le 28 janvier 2022, la société d'exercice libéral par actions simplifiée (Selas) Oriade Noviale demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 7 décembre 2021 par laquelle le centre hospitalier universitaire (CHU) Grenoble-Alpes a rejeté son offre tendant à obtenir le marché ayant pour objet la réalisation d'analyses de biologie médicale pour le centre hospitalier rhumatologique d'Uriage ;
2°) de corriger les notations qu'elle a obtenues dans le cadre de l'analyse de son offre et d'évaluer à nouveau l'offre.
Elle soutient que :
- la note de 0 qu'elle a obtenue au titre du critère relatif au prix des analyses hors nomenclature repose sur une appréciation manifestement erronée dès lors qu'elle a fait le choix de ne pas facturer ces actes ;
- le critère relatif aux modalités de traitement des prélèvements les jours fériés et dimanches a fait également l'objet d'une appréciation manifestement erronée compte tenu de son plateau technique situé à Belledonne qui gère les urgences de manière très réactive ;
- il convient de corriger les notations qu'elle a obtenues sur ces deux critères et d'évaluer à nouveau l'offre.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 mai 2022, le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Grenoble-Alpes, représenté par Me Senegas, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la société Oriade Noviale de la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête ne peut s'analyser ni comme un référé précontractuel ni comme un recours de pleine juridiction contestant la validité du contrat fondé sur la jurisprudence " Département du Tarn-et-Garonne " ; elle est donc irrecevable ;
- si la société requérante est regardée comme sollicitant l'annulation du marché conclu avec la société Eurofins Labazur Rhône-Alpes, sa requête serait irrecevable en l'absence de production du marché litigieux et elle serait, en outre, insusceptible d'être régularisée dès lors que le délai de recours afférent au marché a expiré le 12 avril 2022.
Par un mémoire, enregistré le 23 mai 2023, la société Oriade Noviale, présentée par Me Ducros, déclare se désister purement et simplement de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Ban,
- les conclusions de Mme Vaillant, rapporteure publique ;
- les observations de Me Senegas représentant le centre hospitalier universitaire Grenoble-Alpes.
Considérant ce qui suit :
1. Le désistement de la société Oriade Noviale est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
2. En application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Oriade Noviale une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par le centre hospitalier universitaire Grenoble-Alpes et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Oriade Noviale.
Article 2 : La société Oriade Noviale versera au centre hospitalier universitaire Grenoble-Alpes une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Oriade Noviale et au centre hospitalier universitaire Grenoble-Alpes.
Délibéré après l'audience du 23 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Triolet, présidente,
M. Ban, premier conseiller.
M. Doulat, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juin 2024.
Le rapporteur,
J-L. Ban
La présidente,
A. Triolet
La greffière,
J. Bonino
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026