jeudi 15 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2200512 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 janvier 2022, M. A D, représenté par Me Blanc, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du syndicat mixte du lac d'Annecy du 19 novembre 2021 confirmant l'application du tarif 5-1-2-2 ainsi que la décision du 24 juin 2021 lui réclamant le paiement de la participation au financement de l'assainissement collectif ;
2°) de mettre à la charge du syndicat mixte du lac d'Annecy la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que le montant qui lui a été réclamé est manifestement excessif et n'est pas conforme au barème établi par le SILA ; le tarif relevant de l'article 5-1-2-4 lui est, en revanche, applicable.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 février 2023, le syndicat mixte du lac d'Annecy, représenté par Me Petit, conclut :
- au rejet de la requête ;
- à la condamnation de M. D à lui verser une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est tardive dès lors que la décision du 19 novembre 2021 est purement confirmative ;
- aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bailleul, premier conseiller,
- les conclusions de M. Journé, rapporteur public,
- les observations de Me Bastard-Rosset représentant le syndicat mixte du lac d'Annecy.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 1331-7 du code de la santé publique : " Les propriétaires des immeubles soumis à l'obligation de raccordement au réseau public de collecte des eaux usées en application de l'article L. 1331-1 peuvent être astreints par la commune, la métropole de Lyon, l'établissement public de coopération intercommunale ou le syndicat mixte compétent en matière d'assainissement collectif, pour tenir compte de l'économie par eux réalisée en évitant une installation d'évacuation ou d'épuration individuelle réglementaire ou la mise aux normes d'une telle installation, à verser une participation pour le financement de l'assainissement collectif. () Cette participation s'élève au maximum à 80 % du coût de fourniture et de pose de l'installation mentionnée au premier alinéa du présent article, diminué, le cas échéant, du montant du remboursement dû par le même propriétaire en application de l'article L. 1331-2. La participation prévue au présent article est exigible à compter de la date du raccordement au réseau public de collecte des eaux usées de l'immeuble, de l'extension de l'immeuble ou de la partie réaménagée de l'immeuble, dès lors que ce raccordement génère des eaux usées supplémentaires. Une délibération du conseil municipal, du conseil de la métropole de Lyon ou de l'organe délibérant de l'établissement public détermine les modalités de calcul de cette participation. () ".
2. Selon la délibération du comité syndical du syndicat mixte du lac d'Annecy (SILA) du 9 décembre 2019 fixant les tarifs de la participation au financement de l'assainissement collectif de l'année 2020, le montant de la participation est de 2450 euros par logement en application du paragraphe 5.1.2.2 concernant les " constructions neuves ou existantes non dotées d'une installation individuelle d'assainissement " lors de la " construction de 2 à 10 logements, ou logement supplémentaire, ou changement de destination sur construction existante ". Le paragraphe 5.1.2.4 prévoit un tarif de 20 euros par m² de surface de plancher créée pour les extensions sans création de logement supplémentaire.
3. Il résulte de l'instruction que M. D a effectué des travaux de transformation d'un abri de jardin en un studio de 11 m² de surface de plancher qu'il a déclaré achevés le 28 février 2021. De tels travaux qui ont eu pour effet de créer un logement supplémentaire ne relèvent pas du paragraphe 5.1.2.4 qui concerne uniquement les extensions de surface n'entraînant pas la construction de logement supplémentaire. C'est dès lors à bon droit que le SILA a fait application du tarif fixé au paragraphe 5.1.2.2.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par le requérant doivent être rejetées sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée en défense.
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge du SILA, qui n'est pas la partie perdante, la somme réclamée par M. D sur ce fondement.
6. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du requérant la somme réclamée par le SILA sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er :La requête de M. D est rejetée.
Article 2 :Les conclusions du syndicat mixte du lac d'Annecy tendant à la condamnation de M. D au paiement des frais exposés et non compris dans les dépens sont rejetées.
Article 3 :Le présent jugement sera notifié à M. A D et au syndicat mixte du lac d'Annecy.
Délibéré après l'audience du 1er février 2024, à laquelle siégeaient :
M. Wyss, président,
Mme Bailleul et Mme C, assesseurs.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 février 2024.
Le rapporteur,
C. Bailleul
Le président,
J-P Wyss
Le rapporteur,
C. Bailleul
Le président,
T. Pfauwadel
Le greffier,
M. BLa greffière,
C. Billon
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026