mardi 13 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2200859 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | BACHA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 11 février 2022 et le 24 mars 2023, le syndicat SUD des fonctionnaires territoriaux, sapeurs-pompiers professionnels, agents techniques et administratifs du SDIS de la Drôme, représenté par Me Bacha, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 1er décembre 2021 par laquelle le président du SDIS a refusé d'abroger le REG04-feux annexé à la note de service n°2021-14 en tant qu'il fixe les conditions d'accès à l'équipe départementale d'intervention feux de forêts, l'extrait du mail révélant les conditions d'accès à la formation feux de forêts 3 et la note de service n°2020/28 en tant qu'elle prévoit un dispositif préventif planifié en extra-départemental ;
2°) d'annuler le guide d'aide à l'élaboration des tableaux d'avancement et listes d'aptitude approuvé par une délibération du 14 décembre 2021 en tant qu'il prévoit une valorisation dans le cadre de l'établissement des tableaux d'avancement par ordre de mérite de l'activité de sapeurs-pompiers volontaires dont justifient certains personnels administratifs ;
3°) d'enjoindre au SDIS de la Drôme d'abroger le REG04-feux annexé à la note de service n°2021-14 en tant qu'il fixe les conditions d'accès à l'équipe départementale d'intervention feux de forêts, l'extrait du mail révélant les conditions d'accès à la formation feux de forêts 3 et la note de service n°2020/28 en tant qu'elle prévoit un dispositif préventif planifié en extra-départemental, dans un délai de quinze jours à compter de la lecture du présent jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge du SDIS de la Drôme une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le REG04-feux et les conditions d'accès à la formation FDF3 méconnaissent le guide national de référence feux de forêts ;
- le REG04-feux et les conditions d'accès à la formation FDF3 méconnaissent les dispositions des articles L. 723-5 et L. 723-6 du code de la sécurité intérieure et de la réglementation relative au temps de travail ;
- la note 2020/28 est entachée d'un détournement de pouvoir et méconnaît la réglementation relative au temps de travail ;
- le REG04-feux et les conditions d'accès à la formation FDF3 méconnaissent le principe d'égalité ;
- le guide d'aide à l'élaboration des tableaux d'avancement et listes d'aptitude approuvé par une délibération du 14 décembre 2021 introduit une discrimination fondée sur l'aptitude physique, la santé, l'âge et le sexe.
Par des mémoires en défense enregistrés le 14 avril 2022 et 9 juin 2023, le SDIS de la Drôme, représenté par Me Vivien, conclut à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, et, à titre subsidiaire, à son rejet à ce qu'il soit mis à la charge du requérant une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- les conclusions aux fins d'annulation de la décision du 1er décembre 2021 sont dépourvues d'objet ;
- les dispositions dont l'abrogation est sollicitée ne sont pas susceptibles de recours ;
- le guide d'aide à l'élaboration des tableaux d'avancement et listes d'aptitude n'est pas susceptible de recours dès lors qu'il ne fait pas grief ;
- aucun des moyens n'est fondé.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pollet,
- les conclusions de Mme Frapolli, rapporteure publique,
- et les observations de Me Bacha, représentant le syndicat SUD des fonctionnaires territoriaux, sapeurs-pompiers professionnels, agents techniques et administratifs du SDIS de la Drôme et de Me Deschaume représentant le SDIS de la Drôme.
Une note en délibéré présentée pour le syndicat SUD des fonctionnaires territoriaux, sapeurs-pompiers professionnels, agents techniques et administratifs du SDIS de la Drôme n'a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier du 24 décembre 2021, le syndicat SUD des fonctionnaires territoriaux, sapeurs-pompiers professionnels, agents techniques et administratifs du SDIS de la Drôme demande l'abrogation du REG04-feux annexé à la note de service n°2021-14 en tant qu'il fixe les conditions d'accès à l'équipe départementale d'intervention feux de forêts, de l'extrait du mail révélant les conditions d'accès à la formation feux de forêts 3 et de la note de service n°2020/28 en tant qu'elle prévoit un dispositif préventif planifié en extra-départemental. Par un courrier du 1er décembre 2021, le SDIS a rejeté cette demande. Par la présente requête, le syndicat demande l'annulation de la décision du 1er décembre 2021 ainsi que l'annulation du guide d'aide à l'élaboration des tableaux d'avancement et listes d'aptitude approuvé par une délibération du 14 décembre 2021 en tant qu'il prévoit une valorisation dans le cadre de l'établissement des tableaux d'avancement par ordre de mérite de l'activité de sapeurs-pompiers volontaires dont justifient certains personnels administratifs.
Sur les conclusions aux fins d'abrogation :
2. L'autorité compétente, saisie d'une demande tendant à l'abrogation d'un règlement illégal, est tenu d'y déférer, soit que ce règlement ait été illégal dès la date de sa signature, soit que l'illégalité résulte de circonstances de droit ou de fait postérieures à cette date. Toutefois, si dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir dirigé contre la décision refusant d'abroger un acte réglementaire, la légalité des règles fixées par celui-ci, la compétence de son auteur et l'existence d'un détournement de pouvoir peuvent être utilement critiquées, il n'en va pas de même des conditions d'édiction de cet acte, les vices de forme et de procédure dont il serait entaché ne pouvant être utilement invoqués que dans le cadre du recours pour excès de pouvoir dirigé contre l'acte réglementaire lui-même et introduit avant l'expiration du délai de recours contentieux.
3. Le SDIS de la Drôme fait valoir que les conclusions sont dépourvues d'objet, faute pour la demande d'abrogation formulée par le requérant d'identifier avec précisions les dispositions dont il est sollicité l'abrogation. Toutefois, il résulte de la demande présentée le 24 décembre 2021 que les dispositions en litige sont identifiées avec précisions.
En ce qui concerne l'extrait du mail du 24 septembre 2019 :
4. L'extrait du mail du 24 septembre 2019, adressé au personnel du SDIS de la Drôme, ne saurait révéler l'existence d'une décision tendant à limiter l'accès à la formation feux de forêts de niveau 3 aux sapeurs-pompiers professionnels bénéficiant d'un double engagement de sapeurs-pompiers volontaires et aux sapeurs-pompiers volontaires ayant souscrit un contrat saisonnier. Eu égard aux termes employés, il ne présente qu'un caractère informatif. Dès lors, les conclusions à fin d'annulation, qui sont dirigées contre une décision ne faisant pas grief, sont irrecevables et doivent être écartées.
En ce qui concerne le REG04-feux en ce qu'il fixe les conditions d'accès à l'équipe départementale d'intervention feux de forêts :
S'agissant des fins de non-recevoir soulevées en défense :
5. Par ailleurs, l'interprétation que par voie, notamment, de circulaires ou d'instructions l'autorité administrative donne des lois et règlements qu'elle a pour mission de mettre en œuvre n'est pas susceptible d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir lorsque, étant dénuée de caractère impératif, elle ne saurait, quel qu'en soit le bien-fondé, faire grief. En revanche, les dispositions impératives à caractère général d'une circulaire ou d'une instruction doivent être regardées comme faisant grief, tout comme le refus de les abroger. Le recours formé à leur encontre doit être accueilli si ces dispositions fixent, dans le silence des textes, une règle nouvelle entachée d'incompétence ou si, alors même qu'elles ont été compétemment prises, il est soutenu à bon droit qu'elles sont illégales pour d'autres motifs. Il en va de même s'il est soutenu à bon droit que l'interprétation qu'elles prescrivent d'adopter soit méconnaît le sens et la portée des dispositions législatives ou réglementaires qu'elle entendait expliciter, soit réitère une règle contraire à une norme juridique supérieure.
6. Il ressort des pièces du dossier que les conditions d'accès aux emplois de l'équipe départementale d'intervention feux de forêts ont été fixées par le point 2.3 du REG04-feux annexé à la note de service 2021-14. Elles prévoient que l'accès à l'équipe départementale feux de forêts implique, pour les personnels ayant suivi les formations feux de forêts de niveaux 3, 4 et 5, la condition, soit, d'avoir un double engagement sapeur-pompier volontaire et sapeur-pompier professionnel, soit de souscrire un contrat de sapeur-pompier volontaire saisonnier.
7. Il ressort des termes mentionnés au point 6 que cette instruction présente un caractère impératif et doit ainsi être regardée comme faisant grief. Par suite, elle est susceptible de recours.
8. Il résulte des points 5 à 7 du présent jugement que les fins de non-recevoir soulevées par le SDIS de la Drôme doivent être écartées.
S'agissant du moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité :
9. Le principe d'égalité ne s'oppose pas à ce que l'autorité investie du pouvoir réglementaire règle de façon différente des situations différentes ni à ce qu'elle déroge à l'égalité pour des raisons d'intérêt général pourvu que, dans l'un comme l'autre cas, la différence de traitement qui en résulte soit en rapport direct avec l'objet de la norme qui l'établit et ne soit pas manifestement disproportionnée au regard des motifs susceptibles de la justifier.
10. En l'espèce, le point 2.3 du REG04-feux a pour effet de faire obstacle à l'accès à des postes au sein de l'équipe départementale d'intervention feux de forêts aux sapeurs-pompiers professionnels n'exerçant pas, par ailleurs, une activité de sapeur-pompier volontaire. Or, si certes les activités de pompier volontaire et de sapeur-pompier professionnel présentent des caractéristiques différentes et sont régies par des règles différentes, les sapeurs-pompiers professionnels, exerçant ou non une activité de sapeur-pompier volontaire sont placés dans la même situation. Ainsi que le soutient le syndicat requérant, qui n'est pas contredit sur ce point, les sapeurs-pompiers professionnels sont susceptibles d'intervenir sur des opérations de feux de forêts, alors même qu'ils n'auraient pas, par ailleurs, souscrit un engagement en qualité de sapeur-pompier volontaire. En outre, aucune raison d'intérêt général en rapport direct avec l'objet de cette réglementation n'est soulevée par le SDIS de la Drôme. Par suite, les dispositions en litige méconnaissent le principe d'égalité.
11. Il résulte de ce qui précède que le point 2.3 du REG04-feux annexé à la note de service 2021-14 en tant qu'il prévoit que l'accès à l'équipe départementale feux de forêts implique d'avoir un double engagement sapeur-pompier volontaire et sapeur-pompier professionnel est entachée d'illégalité. Par suite, le refus de faire droit à la demande d'abrogation est lui-même illégal, et doit, par suite, être annulé en tant qu'il porte sur le REG04-feux annexé à la note de service n°2021-14 en tant qu'il fixe les conditions d'accès à l'équipe départementale d'intervention feux de forêts mentionnées précédemment.
En ce qui concerne la note de service n°2020/28 :
12. La note en litige prévoit que les sapeurs-pompiers professionnels ainsi que les personnels administratifs techniques et spécialisés sont admis à participer aux dispositifs préventifs planifiés en extra-départemental uniquement durant leur période de congés, en qualité de sapeurs-pompiers volontaires.
13. Aux termes de l'article L. 723-5 du code de la sécurité intérieure : " L'activité de sapeur-pompier volontaire, qui repose sur le volontariat et le bénévolat, n'est pas exercée à titre professionnel mais dans des conditions qui lui sont propres. ". Aux termes de l'article L. 723-6 du même code: " Le sapeur-pompier volontaire prend librement l'engagement de se mettre au service de la communauté. Il exerce les mêmes activités que les sapeurs-pompiers professionnels. Il contribue ainsi directement, en fonction de sa disponibilité, aux missions de sécurité civile de toute nature confiées aux services d'incendie et de secours ou aux services de l'Etat qui en sont investis à titre permanent mentionnés au premier alinéa du I de l'article L. 721-2. Il concourt aux objectifs fixés à l'article L. 112-1. "
14. Le syndicat requérant soutient que, par un arrêt du 21 février 2018, ville de Nivelles c/Rudy Matzak, C-518/15, la cour de justice de l'Union européenne a estimé que le temps de volontariat des sapeurs-pompiers doit être regardé comme du temps de travail défini par la directive 2003/88/CE à son article 2 comme " toute période durant laquelle le travailleur est au travail, à la disposition de l'employeur et dans l'exercice de son activité ou de ses fonctions, conformément aux législations et/ou pratiques nationales ". Il soutient que, par suite, le temps de travail volontaire au titre du dispositif préventif planifié en extra-départemental des personnels PATS et des sapeurs-pompiers professionnels méconnaît le droit au repos garanti par la directive 2003/88/CE. Par ailleurs, il soutient que le dispositif mentionné au point 8 détourne le recours au volontariat. Toutefois, contrairement à ce que soutient le syndicat requérant, le dispositif en litige n'a ni pour objet ni pour effet de remettre en cause le principe du volontariat issu de l'article L. 723-5 du code de la sécurité intérieure. Il n'a pas davantage pour objet ou pour effet de remettre en cause le temps minimal de repos dont bénéficient les agents lors de l'enchaînement de leur temps de garde et de leur temps de travail en tant qu'agents publics lors de leur participation aux dispositifs préventifs planifiés en extra-départemental ainsi que la prise en compte au titre du calcul de leurs droits au repos des activités réalisées à titre volontaire. Par suite, les moyens tirés du détournement de pouvoir et de la méconnaissance de la directive 2003/88/CE doivent être écartés.
15. Sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir soulevées en défense, les conclusions tendant à l'abrogation de la note de service 2020/28 sont rejetées.
Sur les conclusions en annulation :
En ce qui concerne le guide d'aide à l'élaboration des tableaux d'avancement et des listes d'aptitude :
16. Le guide d'aide à l'élaboration des tableaux d'avancement et listes d'aptitude pour la promotion interne des personnels administratifs techniques et spécialisés, approuvé par une délibération du 14 décembre 2021, prévoit une valorisation dans le cadre de l'établissement des tableaux d'avancement par ordre de mérite de l'activité de sapeurs-pompiers volontaires dont justifient certains personnels administratifs au titre de la valorisation des acquis de l'expérience professionnelle. Le syndicat requérant fait valoir que cette valorisation introduit une discrimination fondée sur l'aptitude physique, la santé et l'âge. Toutefois, le moyen est dépourvu des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par ailleurs, il se prévaut également d'une discrimination entre les hommes et les femmes dès lors que 80 % des sapeurs-pompiers volontaires sont des hommes et 55 % des personnels administratifs techniques et spécialisés sont des femmes. Toutefois, ces statistiques, au demeurant non étayées, ne sauraient suffire à établir l'existence d'une discrimination, même indirecte. Par suite, le moyen doit être écarté.
17. Sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir soulevées en défense, les conclusions tendant à l'annulation du guide d'aide à l'élaboration des tableaux d'avancement et des listes d'aptitude doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
18. L'annulation de la décision du SDIS de la Drôme refusant d'abroger le point 2.3 du REG04-feux annexé à la note de service 2021-14 en tant qu'il prévoit que l'accès à l'équipe départementale feux de forêts implique d'avoir un double engagement sapeur-pompier volontaire et sapeur-pompier professionnel, implique nécessairement qu'il soit enjoint au SDIS de la Drôme d'abroger lesdites dispositions dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
19. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions du syndicat SUD des fonctionnaires territoriaux, sapeurs-pompiers professionnels, agents techniques et administratifs du SDIS de la Drôme et du SDIS de la Drôme.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 1er décembre 2021 refusant d'abroger le point 2.3 du REG04-feux annexé à la note de service 2021-14 en tant qu'il prévoit que l'accès à l'équipe départementale feux de forêts implique d'avoir un double engagement sapeur-pompier volontaire et sapeur-pompier professionnel est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au SDIS de la Drôme d'abroger le point 2.3 du REG04-feux annexé à la note de service 2021-14 en tant qu'il prévoit que l'accès à l'équipe départementale feux de forêts implique d'avoir un double engagement sapeur-pompier volontaire et sapeur-pompier professionnel, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié au syndicat SUD des fonctionnaires territoriaux, sapeurs-pompiers professionnels, agents techniques et administratifs du SDIS de la Drôme et au SDIS de la Drôme.
Délibéré après l'audience du 14 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Vial-Pailler, président,
Mme Fourcade, première conseillère,
Mme Pollet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 mai 2025.
La rapporteure,
MA. POLLET
Le président,
C. VIAL-PAILLERLe greffier,
G. MORAND
La République mande et ordonne au préfet de la Drôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026