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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2201470

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2201470

lundi 27 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2201470
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantONGARO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 11 mars 2022 et le 15 juillet 2022, Mme A épouse B, représentée par Me Ongaro, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 26 octobre 2021 par lequel le maire de la commune de Bogève a accordé un permis de construire à la société Miliz Immo pour la transformation d'un corps de ferme en bâtiment de 8 logements semi-collectifs et d'une remise en maison d'habitation, ainsi que la décision explicite de rejet de son recours gracieux du 13 janvier 2022 ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Bogève une somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le dossier de permis de construire ne comporte pas l'attestation de prise en compte de la règlementation thermique et de la réalisation de l'étude de faisabilité relative aux approvisionnements en énergie ;

- la prescription du service gestionnaire de la voie publique relative au classement de d'un tronçon de route départementale en agglomération et par là sa limitation à 50 km/h est irréalisable ; le nouvel accès créé aux droits de cette route départementale est ainsi susceptible, en l'état, de porter atteinte à la sécurité publique, en méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ; en outre cet accès ne présente pas une surface de dégagement de 5 mètres de longueur comme imposé par l'article UC 8-4 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- le projet méconnait les articles UC 8-1 et 8-3 du règlement du plan local d'urbanisme ainsi que l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, en ce que le second accès à la voie publique existant et conservé est insuffisamment dimensionné, et qu'il est de nature à porter atteinte à la sécurité publique ;

- le projet méconnait l'article UC 8-2 du règlement du plan local d'urbanisme, en ce qu'il ne prend pas le minimum d'accès sur la voie publique ;

- le projet méconnait les prescriptions de l'OAP n°3, notamment relatives au raccordement aux réseaux ;

- il méconnait l'article UC 4-3 du règlement du plan local d'urbanisme relatif au recul des constructions par rapport à la voie publique ;

- il méconnait l'article UC 5-1 du règlement du plan local d'urbanisme relatif à l'adaptation de la construction au terrain naturel ;

- il méconnait l'article UC 5-1 du règlement du plan local d'urbanisme relatif à la limitation des modifications de façade des bâtiments remarquables et patrimoniaux ;

- il méconnait l'article UC 6 du règlement du plan local d'urbanisme relatif aux matériaux des places de stationnement ;

- il méconnait l'article UC 7 du règlement du plan local d'urbanisme relatif aux dimensions des places de stationnement ;

- il porte atteinte aux espèces protégées, en méconnaissance de l'article L. 411-1 du code de l'environnement ;

- il méconnait l'article R. 163-1 du code de la construction et de l'habitation relatif au maintien des conditions d'accessibilité des bâtiments d'habitation collectifs.

Par un mémoire en défense enregistré le 24 mai 2022, la commune de Bogève conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la requérante une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requérante n'a pas intérêt pour agir ;

- les moyens invoqués ne sont pas fondés.

La clôture d'instruction a été prononcée le 25 janvier 2023, par ordonnance du même jour, en application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de l'environnement ;

- le code de la route ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Wyss, président rapporteur ;

- les conclusions de Mme Akoun, rapporteure publique ;

- et les observations de Mme B.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 26 octobre 2021, le maire de la commune de Bogève a accordé un permis de construire à la société Miliz Immo pour la transformation d'un corps de ferme existant en un bâtiment de huit logements semi-collectifs et celle d'une remise existante en maison individuelle, sur les parcelles cadastrées section A n°1710, 1711, 1709, 1712, 1732, 2459 et 2485. Le 27 décembre 2021, Mme B a formé un recours gracieux à l'encontre de cet arrêté, rejeté par décision explicite du 13 janvier 2022. Elle sollicite l'annulation de cet arrêté de permis de construire et de la décision expresse de rejet de son recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le dossier de demande de permis de construire :

2. Aux termes de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme, dans sa version en vigueur à la date de l'arrêté attaqué : " " Le dossier joint à la demande de permis de construire comprend en outre, selon les cas : () j) Lorsque le projet est tenu de respecter les dispositions mentionnées à l' article R. 172-2 du code de la construction et de l'habitation , un document établi par le maître d'ouvrage attestant la prise en compte de la réglementation thermique, en application de l'article R. 111-20-1 de ce code, et pour les projets concernés par le cinquième alinéa de l'article L. 111-9 du même code, la réalisation de l'étude de faisabilité relative aux approvisionnements en énergie, en application de l'article R. 111-20-2 dudit code ".

3. Mme B soutient que le formulaire attestant de la prise en compte de la réglementation thermique et de la réalisation de l'étude de faisabilité relative aux approvisionnement en énergie ne figurait pas dans le dossier de demande de permis de construire. Il ressort toutefois des pièces du dossier que la commune a formulé une demande de pièces complémentaires au pétitionnaire le 25 juin 2021 aux fins de production de l'attestation de prise en compte de la règlementation thermique et de la réalisation de l'étude de faisabilité relative aux approvisionnements en énergie. Cette pièce a été reçue en mairie le 30 juillet 2021. Ainsi, le moyen doit être écarté comme manquant en fait.

En ce qui concerne la sécurité des accès :

4. D'une part, selon l'article R. 111-2 du code de la route, l'agglomération est un " espace sur lequel sont groupés des immeubles bâtis rapprochés et dont l'entrée et la sortie sont signalées par des panneaux placés à cet effet le long de la route qui le traverse ou qui le borde ". L'article R. 411-2 du même code indique que " Les limites des agglomérations sont fixées par arrêté du maire ".

5. Il ressort des pièces du dossier que le service gestionnaire de la route départementale a émis un avis favorable au projet sous réserve du classement par la commune de la section concernée de la route départementale et de la mise en conformité du débouché selon le schéma type d'accès à une route départementale. La requérante soutient que cette prescription est irréalisable, dès lors que le secteur constitue matériellement un hameau et non une agglomération.

6. Toutefois, le secteur où s'insère le projet, situé aux abords de la route départementale, est composé d'une vingtaine de constructions rapprochées, le projet en litige prévoit la création d'un bâtiment abritant huit logements et d'une maison d'habitation. En outre, le tènement vierge situé juste au sud du projet, dans le prolongement de la route départementale, est concerné par l'OAP n°3 qui prévoit la réalisation d'au moins 18 logements. Par suite, la zone des Lavoëts, Jacquart et Chez Lévêque doit être regardée comme une agglomération au sens des dispositions précitées du code où la vitesse peut être limitée à 50 km/h. Au demeurant, l'avis mentionne que la procédure était en cours à la date d'émission de l'avis.

7. D'autre part, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".

8. Outre le déplacement du nouvel accès à la voie départementale, le classement agglomération et la réduction de la vitesse de circulation subséquente, l'avis du service gestionnaire de la voie contient également une prescription exigeant un dégagement de visibilité d'au moins 45 mètres au droit de tous les accès. Il ressort aussi du plan de masse qu'un périmètre de dégagement, d'une longueur de 5 mètres, a été préservé au niveau du raccordement de l'accès crée à la voie publique, conformément à l'article UC 8-4 du règlement du plan local d'urbanisme. Dans ces conditions, le nouvel accès n'est pas de nature à porter atteinte à la sécurité publique, mais au contraire à renforcer cette sécurité. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme doit donc être écarté.

9. En ce qui concerne l'accès conservé sur le chemin rural, il ressort des pièces du dossier que la desserte du projet se fait bien par le chemin de Chez l'Evêque, puis par le chemin des Lavoëts. Cet itinéraire ne dessert, hormis le projet, que quelques constructions. La commune produit un état des lieux de géomètre, selon lequel la largeur moyenne du chemin de Chez l'Evêque est de 3,80 mètres, et sa pente moyenne de 1,5 %. La largeur moyenne du chemin des Lavoëts est de 3,55 mètres, et sa pente moyenne est de 7%, avec un maximum de 12% sur 8 mètres environ. De plus, les vues Géoportail et Google Maps, accessibles au juge comme aux parties, permettent de constater que l'itinéraire, d'environ 150 mètres, comporte deux zones d'attente potentielles, permettant le croisement des véhicules. Dans ces conditions, les chemins de Chez l'Evêque et des Lavoëts sont suffisamment dimensionnés pour assurer le passage sécurisé de tout type de véhicules, dont les véhicules d'incendie et de secours, qui peuvent en tout état de cause également accéder à la parcelle litigieuse, depuis la voie publique. Enfin, aucune disposition légale ou réglementaire n'imposait la création de trottoirs.

En ce qui concerne le respect de l'OAP n°3 :

10. Le terrain d'assiette du projet n'est pas compris dans le périmètre de l'OAP n°3, qui concerne le tènement contigu, au sud. Dès lors, Mme B ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des prescriptions de cette OAP.

En ce qui concerne le recul des constructions par rapport à la voie publique :

11. Aux termes de l'article UC 4-3 du règlement du plan local d'urbanisme : " Les constructions doivent s'implanter en retrait de 5 mètres minimum par rapport aux voies et emprises publiques (). Pour les routes départementales () 190, 190 bis et hors agglomération () le recul est porté à 6 mètres minimum au bord de la chaussée. / Des reculs différents peuvent être autorisés pour les constructions et installations ne respectant pas les règles, dont : () - les constructions existants en cas de travaux (aménagement et/ou surélévation) qui sont sans effet sur l'implantation ou le gabarit de l'immeuble ".

12. Le projet en litige consiste en la transformation d'une ancienne ferme et d'une remise existante, sans en modifier l'implantation. Seule une surélévation de ces bâtiments est prévue. Ainsi, ce projet n'est pas concerné par la règle de recul de 6 mètres par rapport à la route départementale issue de l'article UC 4-3. Le moyen afférent doit donc être écarté.

En ce qui concerne l'adaptation de la construction au terrain naturel :

13. Aux termes de l'article UC 5-1 du règlement du plan local d'urbanisme : " Les constructions, par leur composition et leur accès, doivent s'adapter au terrain naturel sans modifications importantes des pentes de celui-ci (Déblai / remblai d'une hauteur de 1,20 m maximum) ".

14. Le projet comporte la création d'un abri voiture sur la partie Est du terrain, comprenant une pente. Un remblai, nécessaire à la mise en place d'un mur de soutènement, est ainsi prévu. Il ressort des plans en coupe du mur de soutènement du dossier de permis de construire que ce remblai est d'une hauteur maximale de 1,19 mètres. L'article UC 5-1 est donc respecté.

En ce qui concerne la modification de l'aspect de la façade :

15. Aux termes de l'article UC 5-1 du règlement du plan local d'urbanisme : " Les travaux de rénovation ou de réhabilitation des bâtiments remarquables et patrimoniaux identifiés au règlement graphique ne doivent pas remettre en cause l'architecture patrimoniale ".

16. Il est constant que la ferme existante à rénover a été identifiée comme bâtiment remarquable, de par son bardage de bois vertical à lame large sur la partie haute du bâtiment. Le projet prévoit la conservation de ce bardage. Seule sa teinte est modifiée, le marron froid tirant vers le gris initial étant remplacé par un marron plus clair et plus chaud. Quant à la partie basse du bâtiment, elle demeure enduite d'un ton beige. Le gabarit et la structure du bâtiment sont également en grande partie conservés. Seuls les niveaux R+1 et R+2 font l'objet d'une extension notable. L'extension n'excède pas 30% de la surface totale du bâtiment, conformément à la limite fixée par le plan local d'urbanisme. La toiture du bâtiment sera entièrement refaite, avec l'ajout de velux. Enfin, l'ajout d'ouvertures, de balcons et d'un escalier sur l'une des façades est prévue. Ainsi, les modifications apportées à ce bâtiment, limitées, ne sont pas susceptibles d'en dénaturer l'architecture. Dans ces conditions, le moyen doit être écarté.

En ce qui concerne les places de stationnement :

17. D'une part, aux termes de l'article UC 6 du règlement du plan local d'urbanisme : " Les aires de stationnement et de circulation extérieures au sein des propriétés privées doivent être réalisées avec des matériaux drainants et perméables (graviers, pavés d'infiltration, pavés engazonnés) L'enrobé sera limité à la voirie d'accès au(x) garage(s).

Chaque opération de construction doit prévoir des espaces végétalisés qui prendront la forme d'espace libre de pleine terre à raison d'au moins 20% de la surface de l'unité foncière support du projet. "

18. Cet article UC 6 indique que seule la voie d'accès aux garages peut être réalisée en enrobé. En l'espèce, il ressort de la notice architecturale que la voie d'accès et de manœuvre qui mène aux garages sera seule recouverte d'enrobé, afin d'éviter une dégradation prématurée due aux passage de nombreux véhicules. Le reste du terrain sera engazonné. Contrairement à ce que soutient la requérante, cet article UC 6 n'exige pas que cet enrobé soit composé de matériaux drainants. Il n'impose ce type de matériaux que pour les places de stationnement. A ce titre, la notice architecturale précise que les places de stationnement du projet seront faites de matériaux perméables type Evergravier (dallettes alvéolées renforcées, remplies de graviers). Par suite, le moyen doit être écarté.

19. D'autre part, aux termes de l'article UC 7 du règlement du plan local d'urbanisme : " Les dimensions minimales des places de stationnement sont de 25 m². Chaque place devra être accessible indépendamment des autres ".

20. Cet article exige que l'espace dédié au stationnement soit au minimum de 25 m². Il n'impose pas, contrairement à ce qu'affirme la requérante, que chaque place de stationnement fasse au moins 25 m². Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UC7 doit donc être écarté.

En ce qui concerne les espèces protégées :

21. L'autorisation délivrée en application de l'article L. 411-1 du code de l'environnement et le permis de construire sont accordés sur le fondement de législations indépendantes et suivant des procédures distinctes. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 411-1 du code de l'environnement ne peut utilement être invoqué contre le permis de construire en litige. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que des mesures ont été prévues avec des zones d'interception aux abords de la route départementale et qu'un dispositif de guidage avec passage souterrain " crapauduc " permettra d'orienter les amphibiens vers leur zone de reproduction en évitant les axes routiers.

En ce qui concerne le maintien des conditions minimales d'accessibilité du bâtiment existant :

22. Aux termes de l'article R. 163-1 du code de la construction et de l'habitation : " Les travaux de modification ou d'extension portant sur un bâtiment ou une partie de bâtiment d'habitation collectif existant et les travaux de création de logements dans un bâtiment existant par changement de destination sont soumis aux dispositions suivantes :

a) Les travaux réalisés à l'intérieur des volumes ou surfaces existants jouant un rôle en matière d'accessibilité des personnes handicapées doivent, au minimum, maintenir les conditions d'accessibilité existantes ".

23. A l'exception des travaux qui conduisent à la création, l'aménagement ou la modification d'un établissement recevant du public, qui sont soumis au régime d'autorisation préalable prévu par l'article L. 122-3 du code de la construction et de l'habitation, les travaux prévus aux articles L. 161-1 et suivants du même code ne font pas l'objet d'une autorisation préalable, notamment à l'occasion de la délivrance du permis de construire. En l'espèce, les travaux autorisés par le permis de construire contesté ne conduisent pas à la création d'un établissement recevant du public. Mme B ne peut donc utilement invoquer la méconnaissance de l'article R. 163-1 du code de la construction et de l'habitation relatif à l'accessibilité des personnes handicapées.

24. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité de la requête, que la requérante n'est pas fondée à solliciter l'annulation de l'arrêté de permis de construire du 26 octobre 2021 ainsi que la décision expresse de rejet de son recours gracieux.

Sur les frais liés à l'instance :

25. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par la requérante doivent dès lors être rejetées. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de Mme B la somme que demande la commune de Bogève au titre des mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er :

La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 :

Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Bogève au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Le présent jugement sera notifié à Mme C A épouse B, à la société Miliz Immo et à la commune de Bogève

Délibéré après l'audience du 10 mars 2023, à laquelle siégeaient :

M. Wyss, président,

Mme Barriol, première conseillère,

Mme Holzem, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 mars 2023.

Le président-rapporteur,

J.P. WYSS

L'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

E. BARRIOLLa greffière,

C. JASSERAND

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2201470

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