vendredi 22 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2202353 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | RAHACHE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 avril 2022, M. C B, représenté par Me Rahache, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 février 2022 par lequel le préfet de l'Isère lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer un certificat de résidence portant la mention " vie privée et familiale ", dans un délai d'un mois suivant la notification du jugement, ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter du prononcé du jugement et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, le tout sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de procéder à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
* Les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français :
- sont entachées d'incompétence ;
- sont entachées d'un vice de procédure, le préfet de l'Isère n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour ;
- méconnaissent le 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien ;
- méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien.
* La décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
- est insuffisamment motivée ;
- est illégale compte tenu de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
* La décision fixant le pays de destination :
- est insuffisamment motivée ;
- est illégale compte tenu de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- est entachée des mêmes vices que la décision portant refus de titre de séjour.
* La décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- est illégale compte tenu de l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français et refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire ;
- est insuffisamment motivée ;
- est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 28 juin 2022 et le 4 juillet 2022, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme d'Elbreil, conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien né en 1977, a déclaré être entré en France le 26 novembre 2002 sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa de court séjour portant la mention " voyage d'affaires ", valable du 21 juillet 2002 au 20 janvier 2003. Il a fait l'objet de deux mesures d'éloignement en date du 20 septembre 2011 et du 19 décembre 2013, dont la légalité a été confirmée par le tribunal administratif de Nice. Le 8 octobre 2014, il s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, décision dont la légalité a été confirmée par le tribunal administratif de Nice le 4 janvier 2016. Le 16 octobre 2019, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement du 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Par un arrêté du 25 février 2022, le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. M. B demande au tribunal l'annulation de ces décisions.
Sur l'arrêté pris dans son ensemble :
2. L'arrêté du 25 février 2022 a été signé par Mme Nathalie Cencic, secrétaire générale adjointe de la préfecture de l'Isère, qui disposait à cet effet d'une délégation de signature consentie par arrêté du 2 février 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du même jour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'autorité signataire des décisions attaquées, qui manque en fait, doit être écarté.
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : / 1) au ressortissant algérien, qui justifie par tout moyen résider en France depuis plus de dix ans ou plus de quinze ans si, au cours de cette période, il a séjourné en qualité d'étudiant ; / () ".
4. Le préfet de l'Isère a estimé que les pièces fournies par le requérant ne permettaient pas d'établir une résidence habituelle sur le territoire français depuis novembre 2002. Il a notamment relevé que l'intéressé n'avait fourni aucune pièce qui permettrait d'attester de sa résidence en France entre les mois de novembre 2016 et novembre 2018, soit une période de deux ans, et que les autres pièces produites ne permettaient pas de justifier d'une présence habituelle depuis plus de dix ans, ces pièces ne nécessitant qu'une présence ponctuelle sur le territoire. Si, dans ses écritures, M. B réaffirme résider en France depuis novembre 2002, il ne joint aucune pièce à sa requête qui permettrait d'établir ses allégations. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien ne peut qu'être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : / () / 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ; / () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
6. M. B ne produit aucune pièce de nature à établir, d'une part, sa durée de présence en France et, d'autre part, son intégration par le travail. Dans ces circonstances, et eu égard aux conditions du séjour du requérant en France telles qu'elles ressortent de la décision attaquée, cette dernière n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de M. B une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet de l'Isère aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, il n'est pas non plus fondé à soutenir qu'il aurait méconnu les stipulations du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien.
7. En troisième lieu, le préfet n'est tenu de saisir la commission du titre de séjour instituée par l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que lorsqu'il envisage de refuser un titre de séjour à un étranger remplissant effectivement les conditions de délivrance. Compte tenu de ce qui a été dit précédemment, le préfet de l'Isère n'avait pas à saisir la commission du titre de séjour préalablement à l'édiction de son arrêté.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
8. En premier lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations du 1) et du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien ainsi que des dispositions de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont inopérants s'agissant de la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
9. En second lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 6 du présent jugement.
Sur la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
10. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'ayant pas été déclarée illégale, le requérant n'est pas fondé à exciper de son illégalité au soutien de ses conclusions aux fins d'annulation de la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués ".
12. La décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire mentionne les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision, qui manque en fait, doit être écarté.
13. En troisième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 6 du présent jugement.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
14. En premier lieu, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire n'ayant pas été déclarées illégales, le requérant n'est pas fondé à exciper de leur illégalité au soutien de ses conclusions aux fins d'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.
15. En deuxième lieu, il ne ressort pas de la décision attaquée que le préfet de l'Isère ne se serait pas livré à un examen individuel et particulier de la situation de M. B antérieurement au prononcé de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.
16. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ".
17. Il ressort de la décision attaquée que pour prononcer à l'encontre du requérant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, le préfet de l'Isère s'est fondé sur les circonstances que s'il ne représente pas une menace pour l'ordre public, il a fait l'objet de deux précédentes mesures d'éloignement dont la légalité a été confirmée par la juridiction administrative. En outre, il est célibataire et sans enfant à charge et conserve l'intégralité de ses attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 24 ans au moins. Dans ces conditions, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est suffisamment motivée au regard des exigences précitées.
18. En quatrième lieu, compte tenu des éléments énoncés au point précédent, le préfet de l'Isère a pu légalement estimer qu'au regard des conditions du séjour de l'intéressé, une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an pouvait être prononcée. Par suite, le préfet de l'Isère n'a pas pris à l'encontre de M. B une mesure disproportionnée et n'a pas entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation.
19. En cinquième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 6 du présent jugement.
Sur la décision fixant le pays de destination :
20. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'ayant pas été déclarée illégale, le requérant n'est pas fondé à exciper de son illégalité au soutien de ses conclusions aux fins d'annulation de la décision fixant le pays de destination.
21. En deuxième lieu, la décision portant fixation du pays de destination comporte les éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation, qui manque en fait, doit être écarté.
22. En troisième lieu, les moyens soulevés en ce qui concerne le refus de titre de séjour sont inopérants s'agissant de la décision fixant le pays de destination, à l'exception du moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales qui doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 6 du présent jugement.
23. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. B aux fins d'annulation de l'arrêté du 25 février 2022 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et aux fins d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet de l'Isère.
Délibéré après l'audience du 6 juillet 2022, à laquelle siégeaient :
M. L'Hôte, président,
Mme Bardad, première conseillère,
Mme d'Elbreil, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 juillet 2022.
La rapporteure,
M. D'ELBREIL
Le président,
V. L'HÔTELa greffière,
C. BILLON
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026