lundi 29 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2202766 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | MATHIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 mai 2022, Mme A D, représentée par Me Mathis, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté, en date du 20 décembre 2021, par lequel le préfet de la Savoie lui a refusé le renouvellement de son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'expiration de ce délai ;
2°) d'enjoindre au préfet, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de trente jours à compter de la mise à disposition du jugement à intervenir, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de deux jours ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle est entachée d'un vice de procédure si le préfet ne justifie pas avoir recueilli l'avis du collège de médecin de l'OFII, régulièrement composé, comme le prévoit les dispositions de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de de l'arrêté du 27 décembre 2016 ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité des décisions précédentes.
Par un mémoire enregistré le 23 juin 2022, le préfet de la Savoie conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens de Mme D n'est fondé.
Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 mars 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. B a été entendu, au cours de l'audience publique ainsi que les observations de Me Mathis représentant Mme D.
Considérant ce qui suit :
1.Mme D, ressortissante congolaise née le 20 avril 1983, déclare être entrée irrégulièrement en France le 6 avril 2013. Elle a présenté une demande d'asile le 19 avril 2013 qui a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 24 janvier 2014 confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 26 juin 2014. Par un arrêté en date du 18 août 2014, le préfet de la Haute-Savoie a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le recours contre cette décision a été rejeté par un jugement du 24 février 2015 du tribunal de céans confirmé par un arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon du 9 juillet 2015. Le 7 novembre 2016, Mme D a sollicité le réexamen de sa demande d'asile. L'Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile ont successivement prononcé l'irrecevabilité de cette demande le 22 novembre 2016 et le 17 mars 2017 sur le fondement du 3° de l'article L. 723-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 21 août 2017, le préfet de la Savoie a refusé le renouvellement de son attestation de demande d'asile, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Le recours contre cette décision a été rejeté par un jugement du 19 octobre 2017 du tribunal de céans. Elle a ensuite bénéficié d'un titre de séjour en raison de son état de santé valable du 26 août 2020 au 25 juin 2021. Par l'arrêté attaqué du 20 décembre 2021, le préfet de la Savoie lui a refusé le renouvellement de son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'expiration de ce délai
Sur la légalité de la décision lui refusant le renouvellement de son titre de séjour :
2.En premier lieu, la décision par laquelle le préfet de la Savoie a refusé la délivrance d'un titre de séjour à Mme D énonce les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le préfet n'étant pas tenu de mentionner dans sa décision tous les éléments caractérisant la vie privée et familiale en France de l'intéressée, celle-ci satisfait à l'obligation de motivation résultant des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. A cet égard, la circonstance, à la supposer établie, qu'il aurait commis une erreur dans l'appréciations de l'intensité de ses attaches personnelles en France est sans incidence sur la régularité formelle de cette motivation. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit donc être écarté.
3.Par ailleurs, si l'arrêté attaqué ne mentionne pas la nature exacte de la pathologie dont souffre la requérante ni ne rappelle son récit d'asile, ces circonstances ne suffisent pas à établir que le préfet de la Savoie n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation de l'intéressé avant de prendre sa décision. Il ressort, au contraire, de la lecture de son arrêté que cet examen a été effectif, les informations relatives à l'état de santé de Mme D étant au demeurant couverte par le secret médical, sans qu'il ne ressorte des pièces du dossier que l'intéressée ait entendu y renoncer. Le moyen tiré du défaut d'examen réel et sérieux de sa situation doit donc être écarté.
4.En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ". Aux termes de l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu () d'un rapport médical établi par un médecin de l'office () ". Aux termes de l'article R. 425-13 de ce code : " Le collège à compétence nationale () est composé de trois médecins (). Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège ". L'arrêté susvisé du 27 décembre 2016 précise les conditions de déroulement de la procédure à l'issue de laquelle est émis l'avis du collège de médecins de l'OFII.
5.Il ressort des pièces du dossier que la demande de renouvellement de son titre de séjour en raison de son état de santé présentée par Mme D a fait l'objet d'un avis émis par le collège de médecins de l'OFII le 3 août 2021. Cet avis, qui a été produit par le préfet de la Savoie, comporte l'ensemble des mentions exigées par l'arrêté du 27 décembre 2016. L'autorité administrative a également produit le bordereau de transmission du directeur général de l'OFII, qui certifie que le rapport du médecin instructeur, établi le 30 juin 2021, a été transmis le jour même au collège de médecins dont la composition était par ailleurs régulière. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure doit être écarté.
6.Par ailleurs, la partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dont il peut effectivement bénéficier dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires et des éventuelles mesures d'instruction qu'il peut toujours ordonner.
7.Pour refuser le renouvellement de son titre de séjour à Mme D, le préfet de la Savoie s'est fondé sur l'avis du collège de médecins du 3 août 2021 indiquant que, si l'état de santé de l'intéressée, qui souffre d'une hypertension artérielle sévère encore mal équilibrée, nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, elle peut effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, vers lequel son état de santé lui permet d'y voyager sans risque.
8.En premier lieu, si Mme D soutient qu'elle ne pourrait bénéficier au Congo d'un suivi médical de son état de santé, les extraits d'articles de presse qu'elle produit ne sont pas de nature à remettre en cause le sens de l'avis du collège de médecins de l'OFII sur ce point.
9.En deuxième lieu, il est constant que les quatre médicaments actuellement prescrits à Mme D sont disponibles au Congo. La requérante fait cependant valoir, pour contester son accès effectif à un traitement approprié, que leur coût mensuel s'élèverait à une somme d'un montant équivalent à environ 88 euros, représentant 40% du salaire médian et le double du revenu national brut par habitant, alors qu'il n'existe aucun système d'assurance maladie universelle. Toutefois, elle n'établit ni même n'allègue que ces médicaments n'existeraient pas sous une forme générique moins onéreuse, ni que des principes actifs équivalents et disponibles dans ce pays ne pourraient pas être substitués à moindre coût à ceux entrant dans la composition du traitement qui lui est prescrit en France. De plus, elle ne produit aucun élément permettant d'établir la faiblesse des ressources dont elle serait en mesure de disposer au Congo.
10.Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
11.Pour soutenir que l'arrêté attaqué a été pris en violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, Mme D fait valoir qu'elle réside en France depuis 2013, et qu'elle a exercé des emplois durant toute la période où elle a pu disposer d'une autorisation de travail. Elle fait également valoir son projet de formation à l'emploi d'aide-soignante, ainsi que le suivi de formation de découverte en informatique.
12.Il ressort cependant des pièces du dossier que le séjour en France de l'intéressée, s'est essentiellement déroulé de manière irrégulière, alors qu'elle avait pourtant fait l'objet de deux mesures d'éloignement en 2014 et 2017 qu'elle s'est abstenue d'exécuter. Si elle a pu bénéficier d'un titre de séjour valable un an, ce n'était qu'à titre temporaire en raison de son état de santé. De plus, elle ne justifie d'aucune attache personnelle ou familiale particulièrement intense en France, malgré sa longue durée de présence, alors qu'elle dispose nécessairement de fortes attaches dans son pays d'origine, où elle a vécu jusqu'à l'âge de trente ans et où réside sa mère. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle ne pourrait exercer au Congo un emploi d'agent de propreté comme celui qu'elle a exercé en France, ni qu'elle ne pourrait y suivre une formation à l'emploi d'aide-soignante. Enfin, Mme D n'établit pas ne pouvoir bénéficier au Congo d'un accès effectif aux soins nécessités par son état de santé, ainsi qu'il a été dit aux points 7 à 9, et n'apporte aucun élément de nature à établir la réalité des risques qu'elle prétend encourir en cas de retour dans son pays d'origine, alors que sa demande d'asile a déjà été rejetée, ainsi qu'il a été rappelé au point 1. Ainsi, eu égard aux conditions et à la durée de son séjour en France et nonobstant les efforts accomplis par l'intéressée en vue de son insertion professionnelle, le préfet de la Savoie n'a pas porté, eu égard aux buts de sa décision, une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour. Par suite, Mme D n'est pas fondée à soutenir que ce refus méconnaîtrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13.Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point précédent, le préfet n'a pas entaché son refus d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français
14.En premier lieu, la décision refusant à Mme D la délivrance d'un titre de séjour n'étant pas illégale, cette dernière n'est pas fondée à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité du refus d'admission au séjour à l'appui de ses conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire.
15.En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () ". Aux termes de l'article L. 613-1 du même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. (). ". En vertu de ces dispositions, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte lorsque le refus d'admission au séjour est lui-même motivé. Compte tenu de ce qui a été dit au point 3 du présent jugement sur la motivation de ce refus d'admission, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la mesure d'éloignement doit donc être écarté.
16.Enfin, pour les mêmes motifs que ceux retenus au point 12, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
17.Les décisions refusant à Mme D la délivrance d'un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français n'étant pas illégales, cette dernière n'est pas fondée à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité de ces décisions à l'appui de ses conclusions dirigées contre celle fixant le pays de renvoi.
18.Pour les mêmes motifs que ceux retenus au point 14, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme doit être écarté.
19.Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de Mme D doivent être rejetées. Par voie de conséquence, doivent l'être également, d'une part, ses conclusions à fin d'injonction, puisque la présente décision n'appelle ainsi aucune mesure d'exécution, et d'autre part, celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ces dispositions faisant obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante, la somme demandée par le requérant à ce titre.
D E C I D E :
Article 1 : La requête susvisée de Mme D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D et au préfet de la Savoie, ainsi qu'à Me Mathis.
Délibéré après l'audience du 7 juillet 2022, à laquelle siégeaient :
M. Wyss, président,
M. B et Mme C, premiers conseillers.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 29 août 2022.
Le rapporteur,
N. B
Le président,
J.-P. WYSS Le greffier,
G. MORAND
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2202766
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026