mardi 5 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2202812 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL GERBI |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés, sous le numéro 2202812, le 6 mai 2022 et le 24 octobre 2022, Mme B A, représentée par Me Gerbi demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 10 mars 2022 par lequel le maire de la commune d'Alixan a refusé de reconnaître imputable au service l'accident survenu le 8 mars 2018 ;
2°) d'enjoindre à la commune d'Alixan de reconnaître imputable au service l'accident du 27 juin 2016 et de fixer l'incapacité permanente partielle à hauteur de 30 % dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune d'Alixan une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'erreur de droit dès lors qu'il n'était pas nécessaire de rechercher si l'évènement était intervenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions ou d'une activité qui en constitue le prolongement normal.
Par un mémoire en défense enregistré le 5 septembre 2022, la commune d'Alixan représentée par Me Cottignies conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire, au rejet de la requête. Elle demande par ailleurs à ce que soit mise à la charge de Mme A la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que la requête est irrecevable, l'arrêté attaqué constituant une décision confirmative de la décision implicite de rejet du 13 juillet 2018 et qu'aucun des moyens n'est fondé.
II. Par une requête enregistrée, sous le numéro 2306817, le 23 octobre 2023, Mme B A, représentée par Me Gerbi demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 septembre 2023 par lequel le maire de la commune d'Alixan l'a admise à la retraite pour invalidité ;
2°) d'enjoindre à la commune d'Alixan de reconnaître imputable au service sa mise à la retraite pour invalidité à compter du 14 janvier 2022, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune d'Alixan une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est dépourvu de base légale en raison de l'illégalité de l'arrêté du 10 mars 2022 refusant de reconnaître imputable au service l'accident survenu le 8 mars 2018.
Par un mémoire en défense enregistré le 5 décembre 2023, la commune d'Alixan, représentée par Me Cottignies, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme A la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pollet,
- les conclusions de Mme Frapolli, rapporteure publique,
- et les observations de Me Hemour, représentant Mme A et de Me Cottignies représentant la commune d'Alixan.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A, adjointe administrative principale de 2e classe, exerce ses fonctions au sein de la commune d'Alixan. Le 27 juin 2016, son époux, également fonctionnaire au sein des services de la commune s'est suicidé dans les locaux techniques. Mme A a été informée de la nouvelle sur les lieux du service. Par un arrêté du 10 mars 2022, la commune doit être regardée comme refusant, au bénéfice de Mme A, de reconnaître imputable au service l'accident survenu le 27 juin 2016. Par un arrêté du 21 septembre 2023, le maire de la commune d'Alixan l'a admise à la retraite pour invalidité. Par deux requêtes, Mme B A demande l'annulation des arrêtés mentionnés supra.
Sur la jonction :
2. Les affaires visées ci-dessus concernent la situation d'un même fonctionnaire et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul et même jugement.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté refusant de reconnaître imputable au service l'accident survenu le 27 juin 2016 :
3. Aux termes de l'article 57 du 26 janvier 1984 dans sa version applicable au litige : " Le fonctionnaire en activité a droit : () Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite ou d'un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident, même après la date de radiation des cadres pour mise à la retraite. () "
4. Un accident survenu sur le lieu et dans le temps du service, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par un fonctionnaire de ses fonctions ou d'une activité qui en constitue le prolongement normal présente, en l'absence de faute personnelle ou de toute autre circonstance particulière détachant cet évènement du service, le caractère d'un accident de service.
5. Contrairement à ce que soutient Mme A, il appartenait à la commune d'Alixan de rechercher si l'annonce du décès de son époux, agent municipal dans la même collectivité que Mme A, était intervenue dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions par Mme A, quand bien même l'annonce de son décès a été réalisée sur le lieu et dans le temps du service. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
6. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir soulevée par la commune d'Alixan et par l'unique moyen qu'elle invoque, Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté en litige.
En ce qui concerne l'arrêté admettant Mme A en retraite pour invalidité :
7. Mme A se borne à soutenir que l'arrêté attaqué est dépourvu de base légale en raison de l'illégalité de l'arrêté du 10 mars 2022 refusant de reconnaître imputable au service l'accident survenu. Toutefois, il ne ressort pas des termes de l'arrêté en litige que l'imputabilité au service de cet accident ait une quelconque incidence sur la reconnaissance de son inaptitude définitive. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité est inopérant.
8. Il résulte de ce qui précède que, Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté en litige.
9. Par voie de conséquence des points 6 et 8, les conclusions aux fins d'injonction doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
10. Les conclusions présentées par Mme A partie perdante, doivent être rejetées. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme A une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de Mme A sont rejetées.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune d'Alixan au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la commune d'Alixan.
Délibéré après l'audience du 15 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Vial-Pailler, président,
M. Villard, premier conseiller,
Mme Pollet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 novembre 2024.
La rapporteure,
MA. POLLET
Le président,
C. VIAL-PAILLERLe greffier,
G. MORAND
La République mande et ordonne au préfet de la Drôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2-N°2306817
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026