LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2203244

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2203244

vendredi 12 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2203244
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantDEME

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 25 mai 2022, le président du tribunal administratif de Caen a transmis au tribunal administratif de Grenoble la requête de M. A en application des dispositions de l'article R. 312-8 du code de justice administrative.

Par une requête et un mémoire enregistrés le 31 mars 2022 et le 5 avril 2024, M. B A, représenté par Me Deme, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 1er février 2022 par lequel le préfet de l'Orne a retiré son titre de séjour " passeport talent-salarié en mission " ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Orne de lui délivrer un titre de séjour " passeport talent-salarié en mission " et de lui délivrer dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la lecture du jugement ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat, une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. A soutient que :

- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;

- il est dépourvu de base légale ;

- il est insuffisamment motivé et entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- il n'a pas été précédé d'une procédure contradictoire en méconnaissance de l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il est entaché d'erreur de fait dès lors qu'il mentionné qu'il est sans emploi à la date de la décision attaquée ;

- il est entaché d'erreur de droit dès lors que le préfet s'est estimé en situation de compétence liée ;

- il méconnaît l'accord franco-tunisien ;

- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 12 avril 2023 et le 17 avril 2024, le préfet de l'Orne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Pollet,

- les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant tunisien, né le 21 mars 1993, déclare être entré en France le 13 août 2020. Une carte pluriannuelle " salarié en mission passeport talent " lui a été délivrée sur le fondement de l'article L. 421-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour la période du 27 octobre 2020 au 26 octobre 2024. Par un arrêté du 1er février 2022, le préfet lui a retiré son titre de séjour.

2. D'une part, aux termes de l'article R. 431-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve de l'exception prévue à l'article R. 426-3, le titre de séjour est délivré par le préfet du département dans lequel l'étranger a sa résidence et, à Paris, par le préfet de police. "

3. Il ressort des pièces du dossier que M. A, qui résidait jusqu'alors dans le département de l'Orne sous couvert d'une carte de séjour pluriannuelle, a informé les services préfectoraux de son changement d'employeur ainsi que du lieu d'exercice de ses nouvelles fonctions, à Lyon. Il ressort par ailleurs des bulletins de salaire et des quittances de loyer transmises par l'intéressé qu'à la date de l'arrêté attaqué M. A résidait à Villefontaine. Par suite, le requérant est fondé à soutenir que le préfet de l'Orne n'était pas territorialement compétent pour retirer son titre de séjour.

4. D'autre part, il ressort des termes du courriel adressé à la préfecture de l'Orne le 9 septembre 2021 que M. A entendait présenter une demande de changement de statut eu égard à la conclusion d'un contrat à durée indéterminée avec la société TPS le 27 août 2021. Ainsi, en mentionnant que l'intéressé était, à la date de la décision attaquée, sans emploi, le préfet a entaché sa décision d'une erreur de fait. Par suite, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, M. A est fondé à solliciter l'annulation de l'arrêté attaqué.

5. Eu égard aux circonstances bien particulières de l'espèce, le présent jugement implique que le préfet territorialement compétent réexamine la situation de M. A dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.

6. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du préfet de l'Orne du 1er février 2022 est annulé.

Article 2 : Il est enjoint au préfet territorialement compétent de réexaminer la situation de M. A dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L'Etat versera à M. A la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au ministre de l'intérieur et des Outre-mer, au préfet de l'Orne et au préfet de l'Isère.

Délibéré après l'audience du 2 juillet 2024, à laquelle siégeaient

M. Vial-Pailler, président,

Mme Fourcade, première conseillère,

Mme Pollet, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2024.

La rapporteure,

MA. POLLET

Le président,

C. VIAL-PAILLER

Le greffier,

G. MORAND

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions