vendredi 14 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2203854 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | GHANASSIA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 juin 2022, M. A B, représenté par Me Ghanassia, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 17 avril 2022 par lequel le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- son recours est recevable ;
- le refus de titre de séjour est insuffisamment motivé ;
- il n'a pas été précédé d'un examen de sa situation personnelle ;
- il est entaché d'erreur de fait ;
- il méconnaît l'article 3 de l'accord franco-marocain et l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il méconnaît l'alinéa 2 de l'article L. 234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors que le préfet disposait d'un pouvoir discrétionnaire ;
- le préfet ne peut prendre une mesure d'éloignement à l'encontre d'une personne qui remplit les conditions pour bénéficier d'un droit au séjour permanent ;
- l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'un défaut de motivation ;
- le préfet s'est estimé lié par le refus de séjour ;
- il n'a pas procédé à l'examen de sa situation personnelle ;
- le mesure d'éloignement méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale compte tenu de l'illégalité de la mesure d'éloignement ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- le préfet n'a pas procédé à l'examen de sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 septembre 2022, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 13 septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 19 septembre 2022.
M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 juillet 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- l'accord franco-marocain en matière de séjour et de travail du 9 octobre 1987 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bardad, première conseillère,
- les observations de Me Ghanassia, avocate de M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant marocain né le 1er janvier 1978, serait entré en France en 2016, selon ses déclarations. Il a obtenu plusieurs titres de séjour entre le 22 octobre 2016 et le 19 novembre 2021. M. B a présenté une demande de titre de séjour, le 23 novembre 2021, en qualité de salarié ou de travailleur temporaire. Par un arrêté du 17 avril 2022, le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. M. B demande l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, l'arrêté du 17 avril 2022 mentionne les considérations de fait et de droit sur lesquelles il est fondé. L'administration n'était pas tenue de citer l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle du requérant. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
3. En deuxième lieu, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que le préfet de l'Isère a procédé à un examen particulier de la situation de M. B avant de rejeter sa demande d'admission au séjour. Par suite, le moyen doit être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 9 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux États sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord () ". Aux termes de l'article 3 du même accord : " Les ressortissants marocains désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent accord, reçoivent après contrôle médical et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable et portant la mention "salarié" (). Il est statué sur leur demande en tenant compte des conditions d'exercice de leurs activités professionnelles et de leurs moyens d'existence ".
5. L'accord franco-marocain renvoie ainsi, sur tous les points qu'il ne traite pas, à la législation nationale, en particulier aux dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour autant qu'elles ne soient pas incompatibles avec les stipulations de l'accord et nécessaires à sa mise en œuvre.
6. Le préfet de l'Isère, pour rejeter la demande de titre de séjour présentée par M. B en qualité de salarié ou de travailleur temporaire, s'est notamment fondé sur le fait que l'intéressé n'avait produit aucun contrat de travail à durée déterminée ou indéterminée ni aucune promesse d'embauche. Le requérant n'établit pas avoir produit de contrat de travail à l'appui de sa demande de titre de séjour présentée le 23 novembre 2021. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que son employeur ait transmis une demande d'autorisation de travail au préfet. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet de l'Isère aurait méconnu l'article 3 de l'accord franco-marocain, ni qu'il aurait entaché le refus de titre de séjour d'une erreur de fait.
7. En quatrième lieu, dans la mesure où l'article 3 de l'accord franco-marocain prévoit la délivrance de titres de séjour pour l'exercice d'une activité salariée, traitant ainsi de ce point au sens de l'article 9 de cet accord, il fait obstacle à l'application des dispositions de l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers lors de l'examen d'une demande d'admission au séjour présentée par un ressortissant marocain au titre d'une telle activité. Par suite, M. B ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les citoyens de l'Union européenne ont le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'ils satisfont à l'une des conditions suivantes : / 1° Ils exercent une activité professionnelle en France ; / 2° Ils disposent pour eux et pour leurs membres de famille de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie ; / () ". Aux termes de l'article L. 234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () / Les ressortissants de pays tiers, membres de famille, acquièrent également un droit au séjour permanent sur l'ensemble du territoire français à condition qu'ils aient résidé en France de manière légale et ininterrompue pendant les cinq années précédentes avec le citoyen de l'Union européenne mentionné au premier alinéa. Une carte de séjour d'une durée de validité de dix ans renouvelable de plein droit leur est délivrée. ".
9. Si M. B soutient qu'il a résidé en France de 2016 à 2021 avec son épouse, ressortissante polonaise, et disposerait ainsi du droit au séjour permanent prévu par l'article L. 234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il n'établit pas l'ancienneté de la présence en France de son épouse ni davantage qu'elle remplirait les conditions du 1° ou du 2° de l'article L. 233-1 du même code pour l'ensemble de la période alléguée. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il disposerait d'un droit au séjour en France en raison du droit au séjour permanent de son épouse. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'alinéa 2 de l'article L. 234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
10. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".
11. Il ressort des pièces du dossier que M. B a été condamné, le 10 janvier 2019, à 450 euros d'amende et huit mois de suspension de permis de conduire pour des faits de conduite d'un véhicule sous l'empire d'un état alcoolique, le 16 juillet 2020 à 50 jours-amende à 10 euros, annulation du permis de conduire et interdiction de solliciter la délivrance d'un nouveau permis de conduire et interdiction de conduire un véhicule non équipé d'un dispositif homologué d'anti-démarrage par éthylotest pendant un mois pour des faits de récidive de conduite d'un véhicule sous l'empire[BN1] d'un état alcoolique, le 20 août 2020 à six mois d'emprisonnement avec sursis probatoire pendant deux ans pour violence suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité. En outre, il a été interpellé le 2 mars 2022 pour abus frauduleux de l'ignorance ou de la faiblesse d'une personne vulnérable pour la conduire à un acte ou à une abstention préjudiciable. Ces faits délictueux, répétés depuis son arrivée en France en 2016, ne sauraient caractériser une bonne insertion au sein de la société française. Par ailleurs, M. B, par les documents qu'il produit, ne justifie pas, d'une part, d'une communauté de vie avec son épouse et, d'autre part, de l'ancienneté et de la continuité de son séjour en France ni pour lui-même ni pour son épouse. Il n'établit pas davantage la qualité de ressortissants de l'Union européenne de ses enfants, ni pareillement l'ancienneté et la continuité de leur séjour en France en se bornant à produire un certificat de scolarité pour l'année 2016-2017 et pour l'année 2021-2022. Enfin, M. B ne démontre pas être dépourvu de toute attache familiale en dehors du territoire national et n'invoque aucune circonstance particulière empêchant la cellule familiale de se reconstruire hors de France. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision du préfet de l'Isère aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, l'administration n'a pas méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de son arrêté sur la situation personnelle de l'intéressé.
12. En dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
13. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11, le préfet de l'Isère n'a pas méconnu les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. Il ne ressort pas des pièces du dossier que les enfants du requérant ne puissent notamment poursuivre leur scolarité hors de France.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
14. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision portant refus d'un titre de séjour dans la mesure où cette dernière est régulièrement motivée. Or, le refus de titre de séjour est suffisamment motivé, tel que cela a été exposé au point 2 du présent jugement.
15. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, ni des motifs de l'arrêté en litige que le préfet de l'Isère n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. B avant de prendre à son encontre une mesure d'éloignement. Par suite, le moyen doit être écarté.
16. En troisième lieu, il ne ressort pas des termes de l'arrêté contesté ni des pièces du dossier que le préfet se serait estimé tenu d'assortir le refus de titre de séjour d'une obligation de quitter le territoire français.
17. En quatrième lieu, M. B, qui ne justifie pas d'un droit au séjour permanent, n'est pas fondé à soutenir qu'il ne pouvait faire l'objet d'une mesure d'éloignement pour ce motif.
18. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 11 et 13 du jugement, la mesure d'éloignement ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant. Elle n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
19. En premier lieu, la décision fixant le pays de destination est suffisamment motivée au regard de l'ensemble des éléments figurant dans l'arrêté. En outre, il ressort de cette motivation que le préfet de l'Isère a procédé à un examen sérieux et complet de la situation du requérant. Par suite, les moyens doivent être écarté.
20. En second lieu, compte tenu de ce qui a été précédemment exposé, M. B ne peut se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la mesure d'éloignement à l'encontre de la décision fixant le pays de destination.
21. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 17 avril 2022. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante, une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Ghanassia et au préfet de l'Isère.
Délibéré après l'audience du 23 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. L'Hôte, président,
Mme Bardad, première conseillère,
Mme d'Elbreil, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 octobre 2022.
La rapporteure,Le président,
N. BARDADV. L'HÔTE
La greffière,
V. BARNIER
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
[BN1]Modification refusée. La qualification pénale : sous l'empire d'un état alcoolique.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026