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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2203866

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2203866

lundi 2 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2203866
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantRAFFIN ROCHE AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 juin 2022, la société Lacsap représentée par Me Raffin, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 17 décembre 2021 par laquelle la direction générale des finances publiques a rejeté sa demande d'aide pour les entreprises ayant repris un fonds de commerce au titre du décret n°2021-624 du 20 mai 2021, ensemble la décision du 21 avril 2022 rejetant son recours administratif préalable ;

2°) d'enjoindre à l'Etat pris en la direction générale des finances publiques compétente pour ce secteur d'instruire à nouveau sa demande, et d'y faire droit ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat, la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 septembre 2022, le directeur départemental des finances publiques de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Par un courrier du 11 octobre 2024, le président de la formation de jugement a informé la société Lacsap, qu'à défaut de réception de la confirmation du maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois, elle serait réputée s'en être désistée en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugements des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ". Aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou, au Conseil d'Etat, le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions () ". Aux termes de l'article R. 611-8-2 du même code : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier () ". Aux termes de l'article R. 611-8-6 du même code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai () ".

2. Par un courrier du président de la formation de jugement mis à disposition par l'application Télérecours le 11 octobre 2024, dont elle est réputée avoir pris connaissance dans un délai de deux jours ouvrés à compter de sa mise à disposition, la société Lacsap a été invitée à confirmer expressément le maintien de ses conclusions et a été informée de ce que, à défaut de confirmation dans un délai d'un mois, elle serait réputée s'être désistée d'office. A défaut d'avoir confirmé dans le délai d'un mois imparti le maintien de sa requête, la société Lacsap est réputée s'être désistée de sa requête à l'issue de celui-ci. La société Lacsap a informé le tribunal administratif de Grenoble qu'elle entendait maintenir ses conclusions par un courrier enregistré le 18 novembre 2024, soit postérieurement au délai qui lui était accordé. Son désistement étant alors acquis, il était définitif et irrévocable. Ainsi ce courrier ne saurait avoir eu pour effet de maintenir la requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte à la société Lacsap de son désistement.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Lacsap.

Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à la société Lacsap, à la direction départementale des finances publiques de la Moselle et à la direction départementale des finances publiques de l'Isère.

Fait à Grenoble le 2 décembre 2024.

Le président de la 1ère chambre,

P. Thierry

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2203866

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