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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2204285

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2204285

vendredi 9 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2204285
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantCABINET BASTILLE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par plusieurs associations de protection de la nature d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 23 juin 2022 autorisant deux périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau en Savoie. Les requérantes invoquaient notamment une méconnaissance des règles de consultation de la commission départementale de la chasse et une erreur d’appréciation sur l’absence de nécessité de cette chasse pour l’équilibre agro-sylvo-cynégétique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en se basant sur les dispositions du code de l’environnement et en relevant le bon état de conservation de l’espèce.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés le 8 juillet 2022 et le 1er février 2024, les associations France nature environnement Savoie, France nature environnement Auvergne-Rhône-Alpes, la ligue pour la protection des oiseaux Auvergne-Rhône-Alpes, One Voice et Animal Cross, chacune représentée par son président en exercice, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 23 juin 2022 par le préfet de la Savoie relatif a fixé les dates d'ouverture et de clôture de la chasse pour la campagne 2022-2023 dans le département en tant que son article 2 et son annexe 1 autorisent deux périodes complémentaires de vénerie sous terre au blaireau du 1er juillet au 10 septembre 2022 et du 15 au 30 juin 2023 ;

2°) à titre subsidiaire, d'annuler cet arrêté du 23 juin 2022 dans son intégralité ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros, à verser à chacune d'entre elles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Les associations requérantes soutiennent que :

- les membres de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, n'ont reçu préalablement à la réunion aucune information relative à la période de chasse complémentaire, en méconnaissance de l'article R. 133-8 du code des relations entre le public et l'administration ;

- la note de présentation est insuffisante au regard de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement ;

- l'arrêté est entaché d'erreur d'appréciation en ce qu'il n'existe aucune atteinte à l'équilibre agro-sylvo-cynégétique nécessitant l'ouverture d'une période complémentaire de vénerie sous terre en l'absence de dégâts imputables au blaireau et de plafond de prélèvements ;

- l'arrêté méconnaît l'article L. 424-10 du code de l'environnement en ce qu'il conduit à la destruction de petits blaireaux.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 février 2023, le préfet de la Savoie conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par les associations requérantes ne sont pas fondés.

Par un des mémoires en intervention, enregistrés le 14 décembre 2022 et le 7 février 2024, la Fédération départementale des chasseurs de la Savoie, représentée par Me Lagier, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- La FNE Savoie n'a pas intérêt pour agir faute d'avoir émis un avis défavorable lors de la réunion de la commission et ne justifie pas de sa qualité à agir ; les autres associations n'ont ni intérêt ni qualité pour agir au vu de leur objet, faute d'agrément s'agissant de Animal Cross ou faute de justifier de la régularité de la délibération donnant pouvoir à la présidente s'agissant de la LPO AuRA ;

- les moyens soulevés par l'association ne sont pas fondés et fait notamment valoir que l'état de conservation du blaireau est bon en Europe de sorte qu'il n'a pas été inclus dans la directive n°92/43/CE, qu'il est classé dans les espèces exploitables sous réserve de réglementation dans la convention de Berne, qu'il est classé préoccupation mineure par l'UICN et que les petits sont hors terriers dès avril - mai.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Constitution, notamment la Charte de l'environnement ;

- la convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel en Europe ;

- le code de l'environnement ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Triolet,

- les conclusions de M. B,

- et les observations de Mme A, représentant les associations requérantes et de Me Bonzy, représentant la fédération départementale des chasseurs de la Savoie.

1. Par un arrêté du 23 juin 2022, le préfet de la Savoie a fixé les dates et modalités d'ouverture et de clôture de la chasse dans le département pour la campagne 2022-2023. Par la présente requête, les associations requérantes demandent l'annulation de cet arrêté préfectoral en tant qu'il autorise, à son article 2 et son annexe 1, deux périodes complémentaires de vénerie au blaireau du 1er juillet au 10 septembre 2022 et du 15 au 30 juin 2023.

Sur l'intervention de la fédération départementale des chasseurs de la Savoie :

2. La fédération départementale des chasseurs de la Savoie, eu égard à son objet statutaire et à la nature de l'arrêté en litige, a intérêt au maintien de cet arrêté. Par suite, son intervention en défense doit être admise.

Sur les fins de non-recevoir opposées la fédération départementale des chasseurs de la Savoie :

3. Dans l'hypothèse où des conclusions communes sont présentées par des requérants différents dans une même requête, il suffit que l'un des requérants soit recevable à agir devant la juridiction pour que le juge puisse, au vu d'un moyen soulevé par celui-ci, faire droit à ces conclusions communes.

4. D'une part, aux termes de l'article L. 142-1 du code de l'environnement : " Toute association ayant pour objet la protection de la nature et de l'environnement peut engager des instances devant les juridictions administratives pour tout grief se rapportant à celle-ci. / Toute association de protection de l'environnement agréée au titre de l'article L. 141-1 ainsi que les fédérations départementales des associations agréées de pêche et de protection du milieu aquatique et les associations agréées de pêcheurs professionnels justifient d'un intérêt pour agir contre toute décision administrative ayant un rapport direct avec leur objet et leurs activités statutaires et produisant des effets dommageables pour l'environnement sur tout ou partie du territoire pour lequel elles bénéficient de l'agrément dès lors que cette décision est intervenue après la date de leur agrément ". Aux termes de l'article L. 141-1 du code de l'environnement : " Lorsqu'elles exercent leurs activités depuis au moins trois ans, les associations régulièrement déclarées et exerçant leurs activités statutaires dans le domaine de la protection de la nature et de la gestion de la faune sauvage, de l'amélioration du cadre de vie, de la protection de l'eau, de l'air, des sols, des sites et paysages, de l'urbanisme, ou ayant pour objet la lutte contre les pollutions et les nuisances et, d'une manière générale, œuvrant principalement pour la protection de l'environnement, peuvent faire l'objet d'un agrément motivé de l'autorité administrative () ".

5. La ligue pour la protection des oiseaux Auvergne-Rhône-Alpes (LPO AuRA) dont l'objet est, sur le territoire de la région Auvergne-Rhône-Alpes d'agir notamment dans les domaines de la protection, de la conservation et de la défense de la biodiversité, justifie ainsi d'un intérêt à agir pour contester l'arrêté préfectoral du 9 juin 2021 relatif à l'ouverture et à la clôture de la chasse pour la campagne 2022-2023 dans le département de la Savoie en tant qu'il prévoit à son article 2 deux périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau. Au surplus, la LPO AuRA est agréée au titre de l'article L. 141-1 du code de l'environnement depuis 1978 renouvelé en dernier pour une durée de cinq ans par un arrêté du 29 novembre 2017.

6. D'autre part, une association est régulièrement engagée par l'organe tenant de ses statuts le pouvoir de la représenter en justice, sauf stipulation de ces statuts réservant expressément à un autre organe la capacité de décider de former une action devant le juge administratif. Il appartient à la juridiction administrative saisie, qui en a toujours la faculté, de s'assurer, le cas échéant et notamment lorsque cette qualité est contestée sérieusement par l'autre partie ou qu'au premier examen, l'absence de qualité du représentant de la personne morale semble ressortir des pièces du dossier, que le représentant de cette personne morale justifie de sa qualité pour agir au nom de cette partie. A ce titre, si le juge doit s'assurer de la réalité de l'habilitation du représentant de l'association qui l'a saisi, lorsque celle-ci est requise par les statuts, il ne lui appartient pas, en revanche, de vérifier la régularité des conditions dans lesquelles une telle habilitation a été adoptée. En outre, si le juge doit s'assurer de la réalité de l'habilitation du représentant de l'association qui l'a saisi, lorsque celle-ci est requise par les statuts, il ne lui appartient pas, en revanche, de vérifier la régularité des conditions dans lesquelles une telle habilitation a été adoptée.

7. Il ressort des pièces du dossier que, par une délibération du 23 mai 2022, le conseil d'administration de la LPO AuRA a autorisé sa présidente notamment à ester en justice pour contester les périodes de chasse au blaireau par vénerie sous terre autorisées par le préfet de la Savoie.

8. Par suite, la requête est recevable sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'intérêt et la qualité pour agir de chacune des associations requérantes.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le vice de procédure tiré de l'insuffisance de la note de présentation au regard de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement

9. En premier lieu, aux termes du I de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement : " Le présent article définit les conditions et limites dans lesquelles le principe de participation du public, prévu à l'article 7 de la Charte de l'environnement, est applicable aux décisions, autres que les décisions individuelles, des autorités publiques ayant une incidence sur l'environnement lorsque celles-ci ne sont pas soumises, par les dispositions législatives qui leur sont applicables, à une procédure particulière organisant la participation du public à leur élaboration ". Le II du même article définit les modalités de cette participation. En vertu de son cinquième alinéa : " Le projet de décision ne peut être définitivement adopté avant l'expiration d'un délai permettant la prise en considération des observations et propositions déposées par le public et la rédaction d'une synthèse de ces observations et propositions. Sauf en cas d'absence d'observations et propositions, ce délai ne peut être inférieur à quatre jours à compter de la date de la clôture de la consultation ". En vertu de l'article L. 123-19-3 du même code : " Les dispositions des articles L. 123-19-1 et L. 123-19-2 ne s'appliquent pas lorsque l'urgence justifiée par la protection de l'environnement, de la santé publique ou de l'ordre public ne permet pas l'organisation d'une procédure de participation du public. / Les délais prévus aux II, III et IV de l'article L. 123-19-1 et aux II et III de l'article L. 123-19-2 peuvent être réduits lorsque cette urgence, sans rendre impossible la participation du public, le justifie ".

10. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.

11. En l'espèce, la note de présentation mise à disposition du public se borne à rappeler le cadre réglementaire applicable. Elle ne comporte aucun élément sur le contexte et les objectifs de l'arrêté, notamment, les motifs justifiant que soient autorisées deux périodes complémentaires de chasse au blaireau par vénerie sous terre, aucune considération sur la population des blaireaux dans le département de la Savoie, son état de conservation et les dégâts occasionnés par cette espèce et ne détaille pas davantage les objectifs de la mesure proposée. Si le préfet soutient que ce caractère succinct est motivé par la circonstance que les enjeux sont minimes au regard de l'absence de prélèvement depuis 2016, il ne motive pas son choix d'autoriser l'ouverture de deux périodes complémentaires de chasse du blaireau. Par suite, la note de présentation méconnaît ainsi les dispositions de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement.

12. Ces insuffisances entachant cette note de présentation ont privé le public d'une garantie, alors même que de nombreuses observations ont été présentées lors de la consultation du public dont 68 pour remettre en cause la vénerie sous terre, 96 pour inviter à préserver les blaireaux et 79 pour demande au contraire la régulation de l'espèce.

En ce qui concerne le vice de procédure tiré de l'insuffisante information des membres de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage

13. Aux termes de l'article R. 133-5 du même code : " La commission se réunit sur convocation de son président, qui fixe l'ordre du jour. Cette convocation peut être envoyée par tout moyen, y compris par télécopie ou par courrier électronique. Il en est de même des pièces ou documents nécessaires à la préparation de la réunion ou établis à l'issue de celle-ci. () " Aux termes de l'article R. 133-8 de ce code : " Sauf urgence, les membres de la commission reçoivent, cinq jours au moins avant la date de la réunion, une convocation comportant l'ordre du jour et, le cas échéant, les documents nécessaires à l'examen des affaires qui y sont inscrites. "

14. La commission départementale de la chasse et de la faune sauvage (CDFCS) a été convoquée par courriel le 5 mai 2022 pour une réunion le 12 mai 2022. A ce courriel étaient joints, la synthèse des carnets de prélèvements individuels qui mentionne le prélèvement de 56 blaireaux pour la saison 2021-2022 et le projet d'arrêté préfectoral litigieux. Toutefois, les membres de la commission n'ont été destinataires d'aucun document nécessaire à l'examen du projet d'arrêté préfectoral portant sur l'ouverture de deux périodes complémentaires de vénerie au blaireau, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 133-8 du code des relations entre le public et l'administration.

15. Si au cours de la réunion, des membres de la CDCFS ont évoqué les dégâts imputés aux blaireaux, aucune information n'a été fournie aux membres de la commission quant à la population du blaireau dans le département, l'état de conservation de cette espèce ou à la période d'émancipation locale des blaireautins. Dans ces conditions, l'insuffisante information des membres de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise.

En ce qui concerne la destruction de petits mammifères

16. Aux termes de l'article L. 424-10 du code de l'environnement : " Il est interdit de détruire, d'enlever ou d'endommager intentionnellement les nids et les oeufs, de ramasser les oeufs dans la nature et de les détenir. Il est interdit de détruire, d'enlever, de vendre, d'acheter et de transporter les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée, sous réserve des dispositions relatives aux animaux susceptibles d'occasionner des dégâts.

17. La pratique de la vénerie sous terre est autorisée par l'article L. 424-4 du code de l'environnement. Toutefois, ces dispositions n'ont pas par elles-mêmes pour effet d'autoriser la destruction de petits blaireaux ou de nuire au maintien de l'espèce dans un état de conservation favorable, le préfet étant notamment tenu, pour autoriser une période de chasse complémentaire, de s'assurer, en considération des avis de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage et des circonstances locales, qu'une telle prolongation n'est pas de nature à porter atteinte au bon état de la population des blaireaux ni à favoriser la méconnaissance, par les chasseurs, de l'interdiction légale de destruction des petits blaireaux.

18. Il est constant que les blaireaux ne relèvent pas de la catégorie des animaux susceptibles d'occasionner des dégâts.

19. Pour justifier que les deux périodes de chasse complémentaires aux blaireaux du 1er juillet au 10 septembre 2022 et du 15 au 30 juin 2023 qu'il a autorisées n'emportent pas destruction des petits, le préfet de la Savoie fait valoir que le Conseil d'Etat a déjà jugé dans un arrêt de 1997 que l'ouverture d'une période de chasse complémentaire dès le 15 mai n'avait pas pour effet de perturber la reproduction des blaireaux.

20. Il ressort toutefois de la littérature scientifique produite par les associations que les périodes de naissances varient de début janvier à début avril et que le sevrage commence à l'âge de douze semaines pour se poursuivre durant l'été. Pour autant, si le sevrage a commencé, l'allaitement peut continuer tout l'été. En outre, si à compter de juillet, les blaireautins commencent progressivement leur émancipation, ils demeurent dépendants, pour leur survie, de leur mère pour une durée variant de 1 à 4 mois et ne peuvent donc être considérés comme pleinement émancipés qu'à partir de l'âge de 6 à 8 mois. Ils doivent, dès lors, être qualifiés, jusqu'à ce stade, de petits de mammifère au sens de l'article L. 424-10 du code de l'environnement. Il en résulte que les périodes de chasse complémentaires autorisée par le préfet de la Savoie du 1er juillet au 10 septembre 2022 et du 15 au 30 juin 2023 se déroulent, au moins partiellement s'agissant de la première et intégralement s'agissant de la seconde, en présence de petits mammifères.

21. Or, ainsi qu'il a été dit, la destruction de la mère menace directement la survie du ou des petits. En outre, la vénerie sous terre, qui consiste à envoyer des chiens dans les galeries de blaireaux afin de les acculer avant de les extraire en creusant et en ayant recours à des pinces spécifiques, emporte la destruction des terriers et ne permet pas de sélectionner la taille des spécimens détruits. Elle n'est par suite pas compatible avec la préservation des petits mammifères et méconnaît ainsi les dispositions précitées de l'article L. 424-10.

22. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que l'arrêté du 23 juin 2022 du préfet de la Savoie doit être annulé en tant qu'il autorise deux périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau du 1er juillet au 10 septembre 2022 et du 15 au 30 juin 2023.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

23. Il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme globale de 1 500 euros à verser aux associations requérantes en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : L'intervention de la fédération départementale des chasseurs de la Savoie est admise.

Article 2 : L'arrêté du 23 juin 2022 du préfet de la Savoie est annulé en tant qu'il autorise deux périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau du 1er juillet au 10 septembre 2022 et du 15 au 30 juin 2023.

Article 3 : L'Etat versera une somme globale de 1 500 euros aux associations France nature environnement Savoie, France nature environnement Auvergne-Rhône-Alpes, La ligue pour la protection des oiseaux Auvergne-Rhône-Alpes, One Voice et Animal Cross.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié aux associations France nature environnement Savoie, France nature environnement Auvergne-Rhône-Alpes, La ligue pour la protection des oiseaux Auvergne-Rhône-Alpes, One Voice, Animal Cross, au préfet de la Savoie et à la fédération départementale des chasseurs de la Savoie.

Délibéré après l'audience du 20 juin 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Triolet, présidente-rapporteure,

M. Ban, premier conseiller,

M. Doulat, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 août 2024.

La présidente-rapporteure,

A. TRIOLET

L'assesseur le plus ancien,

J-L. BAN La greffière,

J. BONINO

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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