LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2204393

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2204393

mercredi 3 août 2022

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2204393
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationJuge unique 8
Avocat requérantHUARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées le 13 juillet 2022 et le 21 juillet 2022, M. C B, représenté par Me Huard, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 19 mai 2022 par lequel le préfet de l'Isère a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans et a fixé le pays de renvoi ;

3°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

La décision portant obligation de quitter le territoire français :

- est entachée d'insuffisance de motivation ;

- a été prise sans examen de sa situation personnelle ;

- méconnaît le droit d'être entendu ;

- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- méconnaît l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

La décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- est insuffisamment motivée ;

- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juillet 2022, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme d'Elbreil, en application des articles R. 776-13-2 et R. 776-15 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme d'Elbreil, magistrate désignée,

- et les observations de Me Miran, substituant Me Huard, qui représente M. B. Me Miran rappelle à l'audience la circonstance que M. B a été reçu en préfecture en mai 2021 dans le cadre d'un rendez-vous pour déposer une demande d'asile au titre de son état de santé et soulève un nouveau moyen tiré de l'absence d'avis de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) sur la situation de santé du requérant dans le cadre de l'application de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant guinéen né en 1990, a déclaré être entré en France le 20 mars 2017. Le 31 juillet 2017, sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Le 12 janvier 2018, la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) a rejeté le recours formé contre cette décision. M. B a alors fait l'objet d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français le 23 avril 2018, dont la légalité a été confirmée par un jugement du tribunal administratif de Grenoble du 15 juin 2018. Il a fait l'objet d'un deuxième arrêté portant obligation de quitter le territoire français le 18 mars 2021, la requête déposée contre cet arrêté ayant été rejetée par un jugement du tribunal administratif de Grenoble du 23 mars 2021, confirmé par un arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon du 9 décembre 2021. Le 19 novembre 2021, l'OFPRA a rejeté sa demande de réexamen comme irrecevable, décision confirmée par la CNDA le 21 février 2022. Le 19 mai 2022, le préfet de l'Isère a pris à son encontre un arrêté portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans et fixant le pays de renvoi. M. B demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.

2. Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. B, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français contestée comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, permettant à l'intéressé d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, qui manque en fait, doit être écarté.

4. En deuxième lieu, la circonstance que l'obligation de quitter le territoire français attaquée ne mentionne pas que M. B a bénéficié d'un rendez-vous en préfecture en mai 2021, soit un an plus tôt, ne permet pas de considérer que la situation de l'intéressé n'aurait pas fait l'objet d'un examen personnel.

5. En troisième lieu, le droit d'être entendu implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne.

6. En présentant une demande de réexamen de sa demande d'asile, M. B ne pouvait ignorer, du fait même de l'accomplissement de cette démarche qui tendait à son maintien en France, qu'en cas de refus, il pouvait faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français. Il a eu tout loisir de faire valoir, durant la période d'instruction de sa demande de réexamen par l'OFPRA puis par la CNDA et avant l'intervention de l'arrêté attaqué, les arguments susceptibles de faire échec à une éventuelle mesure d'éloignement. Ainsi, en obligeant le requérant à quitter le territoire français sans l'avoir préalablement et expressément invitée à formuler de nouvelles observations, le préfet de l'Isère n'a pas privé l'intéressé de son droit d'être entendu.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

8. M. B fait valoir qu'il est présent en France depuis cinq ans et qu'il est intégré professionnellement et personnellement sur le territoire français. Il produit de nombreuses attestations de connaissances l'ayant hébergé dans le cadre de leur engagement associatif et qui témoignent de sa sympathie, ainsi que des attestations d'associations affirmant son engagement bénévole. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que sa durée de présence en France n'est due, d'une part, qu'au temps nécessaire à l'examen de ses demandes d'asile et, d'autre part, qu'à son maintien irrégulier sur le territoire français en dépit des mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. En outre, il est constant qu'il est célibataire et sans enfants à charge sur le territoire français, où il ne dispose d'aucune attache familiale, et qu'il a vécu dans son pays d'origine, la Guinée, jusqu'à l'âge de 27 ans, où il s'est nécessairement créé des attaches personnelles. Dans ces circonstances, et eu égard à la durée et aux conditions du séjour du requérant en France, l'obligation de quitter le territoire français attaquée n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet de l'Isère aurait méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. / () ". Aux termes de l'article R. 611-1 du même code : " Pour constater l'état de santé de l'étranger mentionné au 9° de l'article L. 611-3, l'autorité administrative tient compte d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / () ". Il résulte de ces dispositions que dès lors qu'elle dispose d'éléments d'information suffisamment précis laissant craindre qu'un étranger en situation irrégulière ne peut faire l'objet d'une mesure d'éloignement en raison de son état sanitaire, l'autorité préfectorale doit préalablement et alors même que l'intéressé n'a pas sollicité le bénéfice d'une prise en charge médicale en France, recueillir préalablement l'avis du collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

10. M. B se prévaut de son état de santé, et notamment d'un suivi médical dans le cadre d'une maladie chronique, éléments qu'il soutient avoir exposés dans le cadre d'une demande de titre de séjour formulée suite au rendez-vous obtenu en mai 2021 à la préfecture de l'Isère. Il fait valoir que le préfet disposant d'éléments sur son état de santé, le collège de médecins de l'OFII aurait dû statuer sur sa situation. Toutefois, d'une part, le préfet de l'Isère fait valoir en défense que si M. B a obtenu un rendez-vous en préfecture le 15 mars 2021 pour déposer une demande de titre de séjour, aucune demande n'a été enregistrée par la suite à ce sujet auprès des services de la préfecture. Par ailleurs, M. B ne produit aucun élément de nature à établir qu'il aurait effectivement déposé cette demande de titre de séjour à l'issue de ce rendez-vous. Dès lors, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de l'Isère disposait d'éléments d'information suffisamment précis pour laisser craindre que M. B ne puisse faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en raison de son état de santé. En outre, d'autre part, le certificat médical du 8 juin 2022 mentionnant des " problèmes de santé en cours de traitement " ne précise pas la nature de sa pathologie, ni sa gravité et la nature du traitement. S'il produit également une attestation d'un médecin du centre hospitalier de Vienne selon laquelle il suit depuis le mois de mars 2021 un traitement journalier dans le cadre d'une maladie chronique, ce seul document ne permet pas d'établir qu'il ne pourrait bénéficier de ce traitement ou d'un substitut dans son pays d'origine, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé de ce pays. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

11. En premier lieu, eu égard à ce qui précède, M. B n'est pas fondé à se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'appui de sa demande d'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.

12. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".

13. Pour prononcer à l'encontre de M. B une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans, le préfet de l'Isère a relevé que M. B a fait l'objet de deux précédentes mesures d'éloignement, que l'intéressé s'est maintenu irrégulièrement en France en dépit de ces mesures, qu'il est défavorablement connu des services de police pour des faits de détention frauduleuse et d'usage de faux document administratif constatant un droit, qu'il n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine et qu'il conserve des droits et des obligations envers ses trois enfants mineurs qui résident selon ses déclarations au Libéria. Dans ces circonstances, l'interdiction de retour sur le territoire français attaquée est suffisamment motivée au sens des dispositions précitées de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

14. En troisième lieu, compte tenu des éléments énoncés au point précédent, ainsi que des éléments énoncés au point 8 du présent jugement, le préfet de l'Isère n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en prononçant à l'encontre de l'intéressée une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.

15. En quatrième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 8 du présent jugement.

16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. B aux fins d'annulation de l'arrêté du 19 mai 2022 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et aux fins d'application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent également être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Me Huard et au préfet de l'Isère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 août 2022.

La magistrate désignée,

M. d'ELBREIL

Le greffier,

G. MORAND

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2204393

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions