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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2204551

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2204551

mardi 12 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2204551
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantBENAGES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I°/ Par une requête n°2204551 et un mémoire, enregistrés les 20 juillet 2022 et 9 novembre 2023, M. B, représenté par Me Benages, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté n°2022V-A1385 du 20 mai 2022 par lequel le maire de la commune de Valence a prolongé son CITIS jusqu'au 23 mai 2022 et à compter de cette date a pris en charge ses absences au titre de la maladie ordinaire ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Valence une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que l'arrêté attaqué :

- est entaché d'un vice de procédure en l'absence de consultation du médecin de médecine préventive, seul le médecin agrée ayant été consulté ;

- est entaché d'un défaut de motivation concernant la date de fin du CITIS fixée au 23 mai 2022, dont aucun des visas de la décision attaquée ne permet de comprendre pourquoi cette date a été retenue :

* la fixation de cette date est en contradiction avec le visa du certificat médical de prolongation du CITIS du docteur C qui porte sur la période du 22 mars au 23 octobre 2022 ;

* cette décision a été prise sans attendre la communication des éléments nouveaux permettant de ressaisir la commission de réforme demandés par courrier du 20 mai 2022 ;

- la décision fixant la fin du CTIS est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 août 2023, la commune de Valence conclut à titre principal à l'irrecevabilité de la requête et à titre subsidiaire à son rejet au fond et à ce que soit mis à la charge du requérant la somme de 780 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La commune de Valence soutient que la requête est irrecevable dès lors qu'elle ne mentionne pas qu'elle est dirigée contre la ville de Valence et ne fait pas état de l'adresse de l'hôtel de ville et conteste les moyens invoqués.

Par lettre du 19 octobre 2023, les parties ont été informées qu'en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative l'instruction est susceptible d'être close le 9 novembre 2023, par l'émission d'une ordonnance de clôture ou d'un avis d'audience, sans information préalable.

La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée par ordonnance du 16 janvier 2024.

II°/ Par une requête n° 2204661 et un mémoire enregistrés les 25 juillet 2022 et 9 novembre 2023, M. B, représenté par Me Benages, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 21 juin 2022 du maire de la commune de Valence rejetant son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Valence une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que la décision du 21 juin 2022 est entachée d'erreur manifeste d'appréciation concernant sa réaffectation et le rejet de son recours gracieux et qu'en suivant l'avis du conseil médical la commune de Valence a lié sa compétence et a commis une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 août 2023, la commune de Valence conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête et, à titre subsidiaire, à son rejet au fond et à ce que soit mis à la charge du requérant la somme de 780 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La commune de Valence soutient que la requête est irrecevable dès lors qu'elle ne mentionne pas qu'elle est dirigée contre la ville de Valence et ne fait pas état de l'adresse de l'hôtel de ville et conteste les moyens invoqués.

Par lettre du 19 octobre 2023, les parties ont été informées qu'en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative l'instruction est susceptible d'être close le 9 novembre 2023, par l'émission d'une ordonnance de clôture ou d'un avis d'audience, sans information préalable.

La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée par ordonnance du 16 janvier 2024.

III°/ Par une requête n° 2204760 et un mémoire enregistrés les 27 juillet 2022 et 9 novembre 2023, M. B, représenté par Me Benages, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté n°2022-A1471 du 22 juin 2022 par lequel le maire de la commune de Valence a fixé la date de consolidation de son état de santé suite à l'accident de trajet du 3 mai 2018 au 21 décembre 2021, avec un taux d'IPP de 10%, a pris en charge des frais médicaux post-consolidation de kiné jusqu'au 21 décembre 2022 et a décidé qu'il reprenait ses fonctions au 24 mai 2022 ;

2°) de mettre à la charge de la ville de Valence une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que l'arrêté contesté :

- est entaché d'un vice de procédure en l'absence de consultation du médecin de médecine préventive, seul le médecin agrée ayant été consulté ;

- la décision de " repise de fonction au 24 mai 2022 " méconnaît le principe de non-rétroactivité des actes administratifs ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation :

* en ce qu'elle fixe la date de consolidation de son état de santé au 21 décembre 2021 ;

* en que qu'elle lui demande de reprendre son travail le 24 mai 2022 ;

* en ce qu'elle fixe un taux d'IPP à 10 % ;

- la décision fixant la fin du CITIS est entachée d'un défaut de motivation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 août 2023, la commune de Valence conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête et, à titre subsidiaire, à son rejet au fond et à ce que soit mis à la charge du requérant la somme de 780 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La commune de Valence soutient que la requête est irrecevable dès lors qu'elle ne mentionne pas qu'elle est dirigée contre la ville de Valence et ne fait pas état de l'adresse de l'hôtel de ville et conteste les moyens invoqués.

Par lettre du 19 octobre 2023, les parties ont été informées qu'en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative l'instruction est susceptible d'être close le 9 novembre 2023, par l'émission d'une ordonnance de clôture ou d'un avis d'audience, sans information préalable.

La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée par ordonnance du 16 janvier 2024.

Vu :

- les décisions attaquées et les autres pièces des dossiers ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;

- le décret n°87-602 du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l'organisation des comités médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Fourcade,

- les conclusions de M. Argentin, rapporteur public,

- et les observations de Me Bénages, représentant M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, adjoint administratif, occupait les fonctions d'agent de surveillance de la voie publique (ASVP) au sein de la police municipale de Valence quand il a été victime le 3 mai 2018 d'un accident de trajet qui a endommagé son genou gauche. Par un arrêté du 15 juin 2018 il a été placé en congé pour accident de trajet imputable au service. Par les présentes requêtes M. B conteste les décisions par lequelles la collectivité a fixé la date de consolidation de son état de santé au 22 décembre 2021, son taux d'incapacité permanente partielle (IPP) à 10 %, la fin du congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) au 24 mai 2024 et décidé de sa reprise le même jour.

2. Les requêtes enregistrées sous les n° 2204551, 2204661 et 2204760 sont relatives à la situation administrative d'un même fonctionnaire, présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a dès lors lieu de les joindre pour y statuer par un seul et même jugement.

Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :

3. Aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties (). "

4. La prescription de l'article R. 411-1 du code de justice administrative en vertu de laquelle un appelant doit mentionner dans sa requête les noms et domiciles des parties défenderesses, vise seulement à faciliter la mise en œuvre du caractère contradictoire de la procédure et ne constitue pas une condition de recevabilité de la requête. Par suite, les fins de non-recevoir opposées en ce sens par la commune de Valence, en raison de l'absence de mention de l'adresse de l'hôtel de ville, doivent être écartées.

Sur la légalité des décisions fixant la date de consolidation de l'état de santé de M. B et le taux d'IPP en lien avec l'accident de trajet du 3 mai 2018 :

5. Aux termes de l'article 37-10 du décret n° 87-602 susvisé : " Lorsqu'un fonctionnaire est placé en congé pour invalidité temporaire imputable au service, l'autorité territoriale peut faire procéder à tout moment à une visite de contrôle par un médecin agréé. Elle procède à cette visite de contrôle au moins une fois par an au-delà de six mois de prolongation du congé initialement accordé. / La commission de réforme compétente peut être saisie pour avis, soit par l'autorité territoriale, soit par l'intéressé, des conclusions du médecin agréé. "

6. Saisie sur le fondement des dispositions précitées, le docteur E, rhumatologue, a procédé à l'expertise médicale du requérant le 22 décembre 2021, a fixé la date de consolidation de son état de santé le même jour, avec un taux d'IPP à 20%, a déclaré l'intéressé inapte de façon absolue et définitive à son poste d'ASVP mais apte à un poste de son grade d'adjoint administratif, à condition que ce soit un poste de bureau, sans station debout prolongée et sans marche et a indiqué que des soins post-consolidation à raison de deux séances de kinésithérapie par semaine pour le genou gauche étaient à prendre en charge pendant un an.

7. Le conseil médical a rendu le 10 février 2022 un avis concordant pour l'essentiel avec les conclusions de l'expertise du 22 décembre 2021, mais a toutefois ramené le taux d'IPP à 10% estimant au vu du barème concernant les angles de mobilité noté dans l'expertise suite à l'examen clinique, que le taux de 20% fixé par l'expert était trop élevé.

8. Par un courrier du 4 mars 2022 la commune va procéder à la notification de l'avis du conseil médical et fixer la date de consolidation au 22 décembre 2021 aux un taux d'IPP de 10%. Le recours gracieux formé par l'intéressé contre cette décision sera rejeté par un courrier du 21 juin 2022. Les conclusions tendant à l'annulation du courrier du 21 juin 2022 doivent être également regardées comme dirigées contre la décision initiale du 4 mars 2022. Enfin, la commune a à nouveau formalisé les mêmes décisions dans un arrêté n° 2022V-A1471 du 22 juin 2022, également contesté.

9. En premier lieu, si l'administration a invité le 20 mai 2022, M. B à produire tout élément nouveau de nature, le cas échéant, à remettre en cause le sens de ses décisions, elle n'était pas tenue d'attendre ces éléments pour édicter les décisions contestées.

10. En deuxième lieu, si la date de consolidation correspond au moment où les lésions se stabilisent et prennent un caractère permanent, ce qui permet d'apprécier l'incapacité permanente en résultant, elle ne constitue pas pour autant nécessairement la fin des soins nécessités par l'accident ni la disparition de toute séquelle. Les arrêts de travails émis par le docteur C à compter du 22 mars 2022 ne sont pas de nature en eux-mêmes à remettre en cause la date de consolidation retenue. Il en va de même du certificat médical émis le 24 mai 2022 par ce même médecin aux termes duquel " le patient est en arrêt de travail suite à la continuité de ses soins pour son genoux gauche " ou de celui du 1er juillet 2022 indiquant qu'il a proposé à son patient " d'effectuer une arthrolyse complémentaire pour essayer de gagner quelques degrés supplémentaires, mais qu'il lui a expliqué que cette chirurgie risque d'avoir un résultat aléatoire ". En effet, ces circonstances ne sont pas incompatibles avec la consolidation de son état de santé, la nécessité de soins ayant, au demeurant, été reconnue par la collectivité qui a décidé de prendre en charge les frais de kinésithérapie pendant un an.

11. Pour contester le taux d'IPP de 10 % retenu par la collectivité, le requérant se fonde exclusivement sur les conclusions administratives de l'expertise du docteur E, sans produire de pièces médicales tenant notamment aux angles de mobilité de son genou. Par suite, le moyen tiré de ce que la collectivité aurait commis une erreur manifeste d'appréciation dans la fixation de ce taux doit être écarté.

12. Enfin, il ne ressort pas des termes des décisions attaquées que la collectivité se serait sentie en situation de compétence liée pour les édicter.

Sur la légalité de la décision de réaffectation de M. D et de la décision mettant fin au CITIS de l'intéressé au 24 mai 2022 :

13. Aux termes de l'article 37-11 du décret du n°87-602 du 30 juillet 1987 : " Au terme du congé pour invalidité temporaire imputable au service, le fonctionnaire apte à reprendre ses fonctions est réintégré dans son emploi ou, à défaut, réaffecté dans un emploi correspondant à son grade. "

14. Il résulte de l'avis du conseil médical concordant sur ce point avec l'expertise du docteur E que l'intéressé est inapte définitivement à son poste d'ASVP, mais apte à son grade d'adjoint administratif sur un poste de bureau sans station debout et sans marche prolongée.

15. Par un courrier du 12 mai 2022 la commune informe M. B de son intention de l'affecter sur un poste d'agent de soutien salubrité et environnement, qui aux termes du descriptif figurant dans la fiche de poste jointe est de nature à satisfaire aux restrictions médicales de l'intéressé. M. B est convié à un rendez-vous avec le médecin du travail le 24 mai 2022 qui permettra à ce dernier de se positionner sur l'aptitude du requérant à occuper ce poste.

16. Par un mail du 16 mai 2022 le requérant a informé la collectivité qu'il ne se rendrait pas au rendez-vous du 24 mai 2022 au motif que son état de santé ne lui permettait pas de se déplacer. Toutefois, ce motif ne peut être regardé comme sérieux dès lors qu'il s'est rendu ce jour-là précisément aux hospices civils de Lyon où le docteur C lui a remis " en main propre " un certificat médical.

17. M. D s'étant soustrait sans motif réel au rendez-vous fixé le 24 mai 2022 avec le médecin du travail, son état de santé n'apparaît pas incompatible avec le poste qui lui a été proposé.

18. Il résulte de ce qui précède que la commune de Valence a pu sans erreur de droit ou d'appréciation fixer le terme du CITIS au 23 mai 2022 par l'arrêté n° 2022V-A1385 du 20 mai 2025.

19. Le requérant ne cite aucune disposition légale ou réglementaire qui imposerait la consultation du médecin de prévention préalablement à la saisine du conseil médical dans le cadre du suivi d'un CITIS accordé. Par suite, le moyen tiré que la décision mettant fin au CITIS serait entachée d'un vice de procédure doit être écarté.

20. L'arrêté du 20 mai 2022 vise les textes légaux et réglementaires qui le fondent et fait état au titre des motifs de fait de la teneur l'avis du conseil médical du 10 février 2022, de l'aptitude de l'intéressé à un poste adapté et du poste qui lui a été proposé. Il est donc suffisamment motivé conformément à l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La circonstance que cet arrêté vise l'arrêt de travail transmis par le requérant du 22 mars 2022 au 23 octobre 2022 ne caractérise pas en soi une contradiction de motif.

Sur la légalité de la décision portant reprise des fonctions au 24 mai 2022 :

21. Aux termes de l'article 2 de l'arrêté n°2022V-A1471 du 22 juin 2022 : " M. B, adjoint administratif, reprend ses fonctions à compter du 24 mai 2022 ".

22. Les décisions administratives ne peuvent légalement disposer que pour l'avenir. S'agissant des décisions relatives à la carrière des fonctionnaires, l'administration ne peut, par dérogation à cette règle générale, leur conférer une portée rétroactive pour assurer la continuité de la carrière de l'agent intéressé ou procéder à la régularisation de sa situation.

23. La décision édictée à l'article 2 de l'arrêté du 22 juin 2022 n'était pas nécessaire pour assurer la continuité de la carrière de l'intéressé. Elle n'est pas davantage recognitive d'une situation de fait, dès lors qu'il est constant que M. B n'a pas effectivement repris ses fonctions au 24 mai 2022. Par suite, le requérant est fondé à soutenir qu'est entachée d'une rétroactivité illégale et doit être annulée pour ce motif.

24. Il résulte de tout ce qui précédé que l'article 2 de l'arrêté du 22 juin 2022 est annulé et le surplus des conclusions en annulation des requêtes est rejeté.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

25. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions des parties sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : L'article 2 de l'arrêté n°2022V-A1471 du 22 juin 2022 est annulé.

Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.

Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Valence au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de Valence.

Délibéré après l'audience du 27 février 2024, à laquelle siégeaient :

M. Vial-Pailler, président,

Mme Frapolli, première conseillère,

Mme Fourcade, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 mars 2024.

La rapporteure,

F. FOURCADE

Le président,

C. VIAL-PAILLERLe greffier,

G. MORAND

La République mande et ordonne au préfet de la Drôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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