jeudi 4 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2204590 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | ADDEN AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 juillet 2022, la société par actions simplifiée (SAS) FORMAQUIETUDE, représentée par Me Haziza-Harros, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 29 juin 2022 par laquelle le directeur des politiques sociales de la Caisse des dépôts et consignations a suspendu son référencement sur le service dématérialisé " moncompteformation " pour une durée de neuf mois, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) d'enjoindre à la Caisse des dépôts et consignations de rétablir son référencement sur le site " moncompteformation " dans un délai de huit jours à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 10 000 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la Caisse des dépôts et consignations une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne l'urgence :
- la condition d'urgence est satisfaite dès lors que la décision attaquée la place dans une situation financière très difficile et compromet sa viabilité économique.
En ce qui concerne l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :
- la décision en litige est entachée d'un défaut de motivation ;
- la Caisse des dépôts et consignations n'a pas mis en œuvre la procédure contradictoire prévue par les stipulations de l'article 13 des conditions générales d'utilisation du site " moncompteformation " ;
- la sanction du déréférencement lui a été infligée irrégulièrement, faute de production de l'avis rendu par la " commission ad hoc " prévue à l'article 4.2.2 des " conditions particulières organismes de formation " ;
- la décision contestée méconnaît les dispositions de l'article 3.2 des conditions générales d'utilisation du site " moncompteformation " ;
- la sanction du déréférencement est disproportionnée ;
- la décision contestée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire, enregistré le 2 août 2022, la SAS FORMAQUIETUDE déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête, enregistrée le 21 juillet 2022, sous le n°2204589 par laquelle la SAS FORMAQUIETUDE demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Beauverger, conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu, au cours de l'audience publique du 3 août 2022 à 15 heures, tenue en présence de M. Muller, greffier d'audience, le rapport de Mme A, en l'absence des parties.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience en application des dispositions de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. La Caisse des dépôts et consignations est gestionnaire pour le compte de l'Etat du " Compte Personnel Formation " sur la plateforme " moncompteformation ". Par l'intermédiaire de la plateforme " moncompteformation ", la SAS FORMAQUIETUDE propose notamment des actions de formation d'aide à la création et à la reprise d'entreprise (ACRE). Par une décision du 29 juin 2022, la Caisse des dépôts et consignations a prononcé à l'encontre de la SAS FORMAQUIETUDE son déréférencement pour une durée de neuf mois à compter de la notification de la décision. Par la présente requête, la SAS FORMAQUIETUDE demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de cette décision.
2. Toutefois, par un acte, enregistré le 2 août 2022, soit postérieurement à l'inscription au rôle de la requête visée ci-dessus, la SAS FORMAQUIETUDE déclare se désister des conclusions de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de l'instance n° 2204590 introduite par la SAS FORMAQUIETUDE.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAS FORMAQUIETUDE et à la Caisse des dépôts et consignations.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 août 2022.
La juge des référés,
P. ALe greffier,
P. Muller
La République mande et ordonne au ministre du travail en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026