jeudi 28 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2204698 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | ANGOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 juillet 2022, M. C B, représenté par Me Angot demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 24 juillet 2022 par laquelle le préfet de la Haute-Savoie lui a fait obligation de quitter le territoire français, sans délai de départ volontaire, assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ;
3°) d'annuler l'arrêté du 24 juillet 2022 par lequel le préfet de la Haute-Savoie l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours renouvelable ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1000 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juillet 2022, le préfet de la Haute-Savoie conclut au non-lieu à statuer dès lors qu'il a retiré l'acte attaqué par un arrêté du 28 juillet 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
-le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
-la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
-le code de justice administrative.
Les parties ayant été convoquées à l'audience du 28 juillet 2022 à 14h.
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A
- les observations de Me Angot, pour M. B, qui fait valoir que le préfet n'a pas procédé au retrait de l'arrêté d'assignation à résidence, lequel est désormais dépourvu de base légale et doit être annulé pour ce motif.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1.En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre provisoirement M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
2.Le 28 juillet 2022, le préfet de la Haute-Savoie a retiré l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour prononcé à l'encontre de M. B. Les conclusions à fin d'annulation de cette décision sont donc devenues sans objet.
3.En revanche, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'arrêté du 24 juillet 2022 par lequel le préfet de la Haute-Savoie a assigné à résidence M. B pour une durée de 45 jours renouvelable ait été retiré. Dans ces conditions, le requérant est fondé à soutenir que le retrait de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire a privé de base légale l'arrêté par lequel le préfet l'a assigné à résidence. Il en résulte que l'arrêté du 24 juillet 2022 portant assignation à résidence doit être annulé.
4.Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et compte tenu des éléments ayant motivé l'arrêté 28 juillet 2022 prononçant le retrait de l'arrêté attaqué, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 900 euros à verser à Me Angot, avocat de M. B, au titre des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour prononcé à l'encontre de M. B.
Article 3 : L'arrêté du 24 juillet 2022 portant assignation à résidence de M. B est annulé.
Article 4 : L'Etat versera à Me Angot la somme de 900 (neuf cents) euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B, au préfet de la Haute-Savoie et à Me Angot.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 juillet 2022.
Le magistrat désigné,
M. ALa greffière,
C. JASSERAND
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026