lundi 1 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2204756 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | BLANC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 juillet 2022, M. A B, représenté par Me Blanc, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 juillet 2022 par lequel le préfet de la Haute-Savoie lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ;
2°) d'annuler l'arrêté du 22 juillet 2022 portant assignation à résidence dans le département de la Haute-Savoie pour une durée de 45 jours renouvelable ;
3°) de condamner l'Etat à verser à son conseil la somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la même convention ;
- le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire viole les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'interdiction de retour sur le territoire est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'assignation à résidence est insuffisamment motivée ;
- sa durée dépasse le maximum de 90 jours prévu par l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en cas de renouvellement d'une assignation à résidence ;
- l'obligation de pointage tous les jours à l'exception des dimanches et jours fériés est manifestement disproportionnée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juillet 2022, le préfet de la Haute-Savoie conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a délégué les pouvoirs qui lui sont attribués par les dispositions de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à M. Pfauwadel, vice-président.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 1er août 2022 :
- le rapport de M. D,
- les observations de M. B assisté de Mme C, interprète en langue albanaise.
Considérant ce qui suit :
1. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre à titre provisoire M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
2. M. B, ressortissant du Kosovo né en 1972, soutient être entré en France le 31 juillet 2019. Le bénéfice d'une protection au titre de l'asile lui a été refusé par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 8 avril 2021, confirmée le 7 juillet 2021 par une décision de la Cour nationale du droit d'asile. Il a fait l'objet d'une première mesure d'éloignement le 24 juillet 2021, dont la légalité a été confirmée par un jugement du tribunal administratif de Grenoble du 17 septembre 2021, qu'il n'a pas exécutée. Le 26 août 2021, M. B a formé une demande de protection contre l'éloignement en invoquant son état de santé, qui a donné lieu à un avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration de l'intégration (OFII) du 26 octobre 2021 selon lequel son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans son pays d'origine, il peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Cet avis indique également que son état de santé lui permet de voyager sans risque vers son pays d'origine. Le 9 avril 2022, M. B a sollicité le réexamen de sa demande d'asile. Cette demande a été rejetée par une décision de l'OFPRA le 21 juillet 2022. Par un arrêté du 22 juillet 2022, le préfet de la Haute-Savoie lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par un arrêté du même jour, le préfet l'a assigné à résidence dans le département de la Haute-Savoie pour une durée de 45 jours. M. B conteste ces deux arrêtés.
Sur l'obligation de quitter le territoire sans délai :
3. Aux termes de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
4. Il ressort des pièces du dossier que M. B est présent en France depuis trois ans. Il ne justifie pas avoir tissé des liens personnels d'une particulière intensité sur le territoire français et il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident son épouse et leurs quatre enfants. Enfin, s'il soutient qu'il souffre de stress post-traumatique et d'un glaucome, les éléments produits ne permettent pas de démontrer que son état de santé ferait obstacle à son éloignement du territoire français et ainsi à remettre en cause l'avis rendu par le collège des médecins de l'OFII le 26 octobre 2021. Par suite, eu égard à la durée et aux conditions de son séjour en France, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français attaquée porte à son droit au respect de la vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été édictée, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
5. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
6. L'obligation faite à M. B de quitter le territoire français n'a pas pour objet ni pour effet, par elle-même, de renvoyer l'intéressé dans son pays d'origine. Dès lors, le moyen tiré de ce que le requérant serait exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour au Kosovo, est inopérant dirigé contre la mesure d'éloignement. A supposer que par son argumentation, M. B ait entendu contester la décision fixant le pays de renvoi, il ne produit aucun élément probant à l'appui de ses allégations quant aux risques qu'il soutient courir en cas de retour dans son pays d'origine, alors par ailleurs que sa demande d'asile a été rejetée par l'OFPRA, puis par la Cour nationale du droit d'asile et que sa demande de réexamen a été rejetée par l'OFPRA. Par suite, le moyen tiré de la violation de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
Sur le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
7. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". L'article L. 612-3 du même code dispose que : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
8. M. B soutient que sa situation justifiait de lui accorder un délai de départ volontaire. Pour lui en refuser le bénéfice, le préfet s'est fondé sur les dispositions du 4°, 5° et du 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile aux motifs que l'intéressé a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français, qu'il s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement et qu'il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut justifier de la possession de documents d'identité ou de voyage en cours de validité. M. B se borne à soutenir qu'il a interjeté appel de la décision du tribunal administratif de Grenoble du 17 septembre 2021, qu'il en est de même de sa demande de réexamen d'asile, cette dernière faisant l'objet d'un recours devant la Cour nationale du droit d'asile et qu'il justifie de garanties de représentation. Toutefois, d'une part en application de l'article R. 811-14 du code de justice administrative, le recours en appel n'a pas d'effet suspensif, le préfet n'était donc pas tenu d'attendre que la cour administrative d'appel de Lyon statue sur ce recours pour prendre l'arrêté attaqué et d'autre part, M. B en tant que ressortissant d'un pays d'origine sûr, dont la demande d'asile a été rejetée par l'OFPRA statuant en procédure accélérée, ne bénéficiait plus du droit de se maintenir sur le territoire français. Il ressort des pièces du dossier, qu'en dépit de ses allégations, M. B a d'une part, déclaré explicitement, lors de son audition par les services de gendarmerie, son intention de ne pas se conformer à la mesure d'éloignement et d'autre part, qu'il n'a pas exécuté la précédente obligation de quitter le territoire prise à son encontre, dont la légalité a été confirmée par un jugement du tribunal administratif de Grenoble. Ces deux motifs suffisaient au préfet pour fonder la décision de refus d'accorder à M. B un délai de départ volontaire, en application des 4° et 5° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
Sur l'interdiction de retour :
9. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
10. L'arrêté attaqué vise les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et énonce qu'un examen d'ensemble de la situation du requérant a été effectué relativement au prononcé et à la durée de la mesure, après avoir relevé que l'intéressé est entré sur le territoire français le 31 juillet 2019, qu'il n'est présent que depuis trois ans, qu'il a fait l'objet d'une mesure d'éloignement le 27 juillet 2021, qu'il ne justifie pas d'attaches familiales ou personnelles en France et qu'il n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident son épouse et ses quatre enfants. Le préfet n'était pas tenu de préciser dans son arrêté les raisons pour lesquelles il a estimé que la présence de l'intéressé sur le territoire français ne présentait pas une menace pour l'ordre public. La décision portant interdiction de retour est, en conséquence, suffisamment motivée.
11. Si M. B prétend justifier de circonstances humanitaires liées à son état de santé, il ressort des pièces du dossier que le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a émis un avis le 26 octobre 2021 selon lequel l'état de santé de l'intéressé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité, cependant qu'un traitement approprié existe dans son pays d'origine, vers lequel il peut voyager sans risque. Les pièces médicales constituées de deux certificats médicaux et d'ordonnances, produites par le requérant ne démontrent pas que l'intéressé ne pourrait bénéficier des soins appropriés dans son pays d'origine et que la poursuite de son traitement requiert la possibilité pour lui de revenir en France. Par suite, en prenant à son encontre la mesure contestée, le préfet de la Haute-Savoie n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur l'assignation à résidence :
12. L'arrêté attaqué vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile appliquées et mentionne les éléments de faits propres à la situation de M. B sur lesquels il est fondé. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
13. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ". Aux termes de l'article L. 732-3 du même code : " L'assignation à résidence prévue à l'article L. 731-1 ne peut excéder une durée de quarante-cinq jours. / Elle est renouvelable une fois dans la même limite de durée. " Aux termes de l'article R. 733-1 de ce code : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles () L. 731-3 () définit les modalités d'application de la mesure : () 2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés () ".
14. M. B a fait l'objet le 11 avril 2022 d'un premier arrêté portant assignation à résidence pour une durée de 45 jours émis par le préfet de la Haute-Savoie en raison de l'absence d'exécution d'une mesure d'éloignement prise à son encontre le 27 juillet 2021, dont la légalité a été confirmé par un jugement du tribunal administratif de Grenoble du 17 septembre 2021. Le requérant n'est pas fondé à se prévaloir de ce qu'il aurait continué à se rendre spontanément à la gendarmerie après l'expiration de la première assignation à résidence, pour soutenir que l'assignation de 45 jours du 22 juillet 2022, qui assortit la nouvelle mesure d'éloignement prise le même jour, dépasse la durée maximale prévue par l'article L. 732-3 précité en cas de renouvellement d'une assignation à résidence.
15. M. B ne se prévaut d'aucune contrainte particulière qui rendrait disproportionnée l'obligation qui lui a été faite par le préfet de la Haute-Savoie de se présenter chaque jour, hors dimanche et jours fériés, entre 10 heures et 12 heures, dans les locaux de la brigade de gendarmerie d'Annecy-le-Vieux, en charge des pointages. Eu égard aux modalités retenues et à leur durée limitée, le moyen tiré du caractère disproportionné de la mesure doit être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête à fin d'annulation des arrêtés attaqués doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Eu égard à la qualité de partie perdante dans l'instance de M. B, les conclusions présentées sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de M. B est rejeteé.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Blanc et au préfet de la Haute-Savoie.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er août 2022.
Le magistrat désigné,
T. D La greffière,
J. Bonino
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026