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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2204949

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2204949

jeudi 25 août 2022

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2204949
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge unique 2
Avocat requérantGAY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 aout 2022, M. B A, représenté par Me Gay, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 22 juillet 2022 par lequel le préfet de la Drôme lui a fait obligation de quitter le territoire français ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est incompétemment pris ;

- il contrevient à l'article 8 de la CEDH ;

- la décision fixant le pays de renvoi doit être annulée par voix de conséquence.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 aout 2022, le préfet de la Drôme conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (CEDH) ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience publique, à laquelle les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

1. M. A, ressortissant gambien, né le 2 décembre 1995, entré en France 1er septembre 2018, a vu sa demande d'asile rejetée par l'Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA), rejet confirmé par la Cour Nationale du Droit d'Asile (CNDA) le 20 juin 2022. Par l'arrêté attaqué, le préfet de la Drôme lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination où il pourra être éloigné d'office.

2. En raison de l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur sa requête, il y a lieu de prononcer l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de M. A.

3. L'arrêté attaqué a été signé par M. D, directeur de cabinet de la préfète de la Drôme, qui disposait à cet effet d'une délégation de signature consentie par un arrêté du 19 juillet 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte en cause doit être écarté.

4. Le requérant qui n'a séjourné en France que quatre ans comme demandeur d'asile, ne justifie ni d'une famille en France ni de liens personnels intenses et stables sur le territoire français alors qu'il n'est pas dépourvu d'attache dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-trois ans. Il n'est donc pas fondé à soutenir que la décision querellée porterait au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise et en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

5. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. A doivent être rejetées.

6. M. A étant la partie perdante dans la présente instance, ses conclusions tendant à l'application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de sa requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement lui sera notifié ainsi qu'à Me Gay et au préfet de la Drôme.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 aout 2022.

Le magistrat désigné,

P. C

La greffière,

C. Jasserand

La République mande et ordonne au préfet de la Drôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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