jeudi 17 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2205267 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | KUMMER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 août 2022, M. B A, représenté par Me Kummer, demande au tribunal :
1°) de lui accorder provisoirement le bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté n°2022-LS109 du 28 juin 2022 par lequel le préfet de l'Isère a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, lui a interdit tout retour en France pendant un an et l'a signalé aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour dans le délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement, sous astreinte journalière de 150 euros ou, subsidiairement, après délivrance d'une autorisation provisoire de séjour et de travail dans le délai de 8 jours, de réexaminer sa demande dans le même délai et sous la même astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- le signataire de l'arrêté contesté est incompétent ;
- le refus de titre de séjour a été pris au terme d'une procédure irrégulière faute de saisine de la commission du titre de séjour ;
- ce refus est entaché d'un détournement de pouvoir ;
- il méconnaît le 4°) et le 5°) de l'accord franco-algérien ;
- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;
- il méconnaît l'article 3-1 de la convention de New-York ;
- l'illégalité du refus de titre de séjour prive la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français de base légale ;
- en application du 5°) de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il ne peut être éloigné du territoire français ;
- la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention de New-York ;
- elle a été prise en méconnaissance de son droit d'être entendu ;
- le refus de délai de départ volontaire méconnaît l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est entaché d'erreur de fait ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;
- l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français prive de base légale l'interdiction de retour en France ;
- cette interdiction méconnaît l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- cette interdiction méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Le préfet de l'Isère a présenté un mémoire, enregistré le 27 septembre 2022 par lequel il conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- la convention relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Permingeat, premier conseiller ;
- et les observations de Me Kummer représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant algérien, a épousé une Française en juillet 2019. Un enfant est né de cette union en avril 2020. L'intéressé est entré sur le territoire national en juillet 2021 et a sollicité, auprès du préfet de Haute-Garonne, la délivrance d'un titre de séjour en tant que conjoint de Française et père d'un enfant français. Suite à sa condamnation pénale pour violences conjugales en novembre 2021 et son déménagement chez l'une de ses sœurs en Isère, il a présenté, auprès de la préfecture de ce département, une nouvelle demande de titre de séjour sur le fondement du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Dans la présente instance, il demande l'annulation pour excès de pouvoir du refus que le préfet de l'Isère lui a opposé par arrêté du 28 juin 2022 ainsi que des mesures d'éloignement qui assortissent cette décision.
Sur la demande d'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ". Compte tenu de l'urgence qui s'attache au règlement du présent litige, il y a lieu, par application des dispositions précitées, d'accorder provisoirement à M. A le bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation pour excès de pouvoir, d'injonction et d'astreinte :
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
3. Mme Cencic, secrétaire générale adjointe de la préfecture de l'Isère et signataire de l'arrêté contesté, avait reçu, pour ce faire, une délégation de signature consentie par arrêté préfectoral du 2 février 2022 régulièrement publié. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cet acte doit être écarté.
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
4. Aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". Aux termes de l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois ".
5. Un détournement de pouvoir consiste, pour une autorité administrative, à faire usage d'un pouvoir qui lui est conféré dans un but autre que celui pour lequel cette prérogative lui a été attribuée. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. A a présenté une demande de titre de séjour auprès du préfet de la Haute-Garonne le 26 août 2021 sur le fondement des 2°) et 4°) de l'accord franco-algérien. Le silence gardé par cette autorité a fait naître, par application des dispositions précitées, un refus implicite le 26 décembre 2021. Par suite, le préfet de l'Isère, qui, quant à lui, n'était saisi que sur le fondement du 5°) de l'article 6 de l'accord franco-algérien, ne pouvait substituer son appréciation à celle du préfet de la Haute-Garonne au sujet de ces deux demandes dont il n'était pas saisi. Dans ces circonstances, le moyen invoqué par M. A tiré du détournement de pouvoir entachant le refus de titre de séjour contesté est dénué de tout sens et doit être écarté.
6. Comme indiqué au point précédent, la demande présentée par M. A auprès du préfet de l'Isère étant exclusivement fondée sur le 5°) de l'article 6 de l'accord franco-algérien, l'intéressé ne peut utilement invoquer la méconnaissance, par le refus de titre de séjour contesté, du 4° de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Le moyen correspondant doit donc être écarté comme inopérant.
7. Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : () 5. Au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ". Cette disposition ne prive pas l'autorité compétente du pouvoir qui lui appartient de refuser à un ressortissant algérien la délivrance du certificat de résidence d'un an lorsque sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public.
8. Le refus de titre de séjour contesté est notamment fondé sur la menace que, compte tenu de sa condamnation pénale, M. A fait peser sur l'ordre public. Le requérant ne conteste pas ce motif et il ressort des pièces du dossier que le préfet aurait pris la même décision s'il ne s'était uniquement fondé sur cette circonstance. Par suite, le moyen tiré la méconnaissance, par le refus de titre de séjour contesté, du 5°) de l'article 6 de l'accord franco-algérien doit être écarté.
9. M. A entrant juridiquement dans la catégorie des étrangers pouvant bénéficier du regroupement familial, il ne remplit pas les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement du 5°) de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Il n'est donc pas fondé à soutenir que l'adoption du refus contesté aurait dû, par application de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, être précédée de la saisine de la commission du titre de séjour. La saisine de cette commission n'étant, par ailleurs, de droit que dans les cas visés par cet article, M. A n'est pas fondé à soutenir subsidiairement qu'en ne la saisissant pas à titre gracieux, le préfet de l'Isère l'aurait privé d'une garantie. Le moyen tiré du vice de procédure entachant le refus de titre de séjour en litige doit donc être écarté dans ses deux branches.
10. A la date de l'arrêté en litige, M. A était présent en France depuis moins d'une année alors qu'il a vécu dans son pays d'origine, où il conserve des attaches personnelles et familiales, jusqu'à l'âge de 32 ans. Son année de présence en France a été marquée par sa condamnation pénale pour violences conjugales intervenue seulement quatre mois après son arrivée, circonstance qui témoigne d'une absence d'intégration dans la société française. Interdiction lui est par ailleurs faite d'entrer en relation avec son épouse et cette dernière a été désignée comme l'unique détentrice de l'autorité parentale sur leur enfant mineure. Dans de telles circonstances, le refus de titre de séjour en litige ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale quand bien même il possède de la famille en France puisqu'y résident trois de ses sœurs et y exerce une activité professionnelle. Il en résulte que les moyens tirés, d'une part, de la méconnaissance, par le refus de titre de séjour en litige, de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et, d'autre part, de l'erreur manifeste d'appréciation entachant cette décision doivent être écartés.
11. Comme indiqué au point 10, le tribunal judiciaire de Toulouse a confié l'autorité parentale sur l'enfant mineur de M. A à sa seule épouse. Si le requérant a par ailleurs reconnu l'enfant avant sa naissance, il ne l'a rencontré pour la première fois que plus d'un an après sa naissance. Enfin, les quelques factures qu'il produit, censées prouver qu'il contribue à l'entretien matériel de cet enfant, n'ont pas été établies à son nom. Dans de telles circonstances, le refus de titre de séjour en France opposé à M. A n'affecte pas de manière suffisamment directe et certaine la situation de son fils. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que ce refus méconnaît l'article 3-1 de la convention de New-York. Le moyen correspondant doit donc être écarté.
En ce qui concerne la décision faisant obligation à M. A de quitter le territoire français :
12. Pour les motifs exposés aux points 4 à 11, l'exception d'illégalité du refus de titre de séjour, excipée à l'encontre de la décision faisant obligation à M. A de quitter le territoire français, doit être écartée.
13. Pour les motifs exposés au point 11, le moyen tiré de la méconnaissance, par l'obligation en litige, de la protection contre l'éloignement instituée en faveur des parents d'enfant français par le 5°) de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
14. Pour les motifs exposés aux points 10 et 11, les moyens tirés, d'une part, de la méconnaissance, par la décision faisant obligation à M. A de quitter le territoire français, de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention de New-York et, d'autre part, de l'erreur manifeste d'appréciation entachant cette obligation doivent être écartés.
15. Lorsqu'il sollicite la délivrance d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. A l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, laquelle doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le droit de l'intéressé d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne la décision en litige, n'impose pas à l'autorité administrative de mettre l'intéressé à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, sur l'obligation de quitter le territoire français en litige.
16. Par application des principes précités, il appartenait à M. A, lors de l'instruction de sa demande délivrance d'un titre de séjour, de présenter, s'il l'estimait nécessaire, ses observations ou des éléments relatifs à sa situation personnelle auprès de l'autorité préfectorale compétente. En l'absence d'une telle démarche et alors que l'intéressé n'allègue pas en avoir été empêché, le moyen tiré de ce que la mesure d'éloignement prise à son encontre méconnaîtrait le droit d'être entendu doit être écarté.
En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire :
17. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public () ".
18. En se bornant à invoquer la prétendue inertie de l'administration à lui notifier l'arrêté en litige, M. A ne remet pas utilement en cause la légalité de la décision portant refus de délai de départ volontaire prise par le préfet de l'Isère au regard de la menace qu'il représente pour l'ordre public. Le moyen tiré de la méconnaissance, par cette décision, des dispositions citées au point précédent doit donc être écarté.
19. Compte tenu de ses conditions de séjour en France exposées aux points 10 et 11, M. A ne justifie pas de circonstances qui auraient nécessité qu'un délai lui fût accordé pour préparer son départ hors de France. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation entachant le refus de délai de départ volontaire doit donc être écarté.
20. L'éventuelle erreur que le préfet de l'Isère aurait commise dans l'appréciation de la situation du requérant n'est pas constitutive d'une erreur de fait. Le moyen correspondant doit donc être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour en France :
21. Pour les motifs exposés aux points 12 à 20, l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français sans délai, excipée à l'encontre de l'interdiction de retour en France, doit être écartée.
22. En se bornant à soutenir qu'" eu égard aux éléments exposés, le préfet de l'Isère ne pouvait pas prononcer une interdiction de retour sur le territoire français " à son encontre, M. A n'assortit pas les moyens tirés de la méconnaissance, par l'interdiction en litige, de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
23. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation pour excès de pouvoir et, par voie de conséquence, d'injonction et d'astreinte présentées par M. A doivent être rejetées.
Sur les frais du litige :
24. Eu égard à la qualité de partie perdante de M. A dans la présente instance, les conclusions qu'il présente au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. A est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Kummer et au préfet de l'Isère.
Délibéré après l'audience du 7 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Pfauwadel, président,
Mme Bailleul, premier conseiller,
Mme Permingeat, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 novembre 2022.
Le rapporteur,
F. Permingeat
Le président,
T. Pfauwadel
La greffière,
C. Billon
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026