jeudi 9 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2205833 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | MARCEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 septembre 2022, Mme D B, représentée par Me Marcel, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 avril 2022 par lequel le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sous astreinte de 200 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter du prononcé du jugement, sous astreinte de 200 euros par jour de retard et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
* La décision de refus de titre de séjour :
- est insuffisamment motivée ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile compte tenu de l'absence d'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), ne permettant pas de vérifier l'absence d'identité avec le médecin rapporteur ainsi que la signature des médecins, étant relevé l'absence de publication en ligne de la bibliothèque d'information sur le système de soins des pays d'origine (BISPO) malgré la recommandation de la commission d'accès aux documents administratifs (CADA) ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'erreur de droit en ce que le préfet s'est estimé à tort lié par l'avis du collège de médecins de l'OFII ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
* La décision portant obligation de quitter le territoire français :
- doit être annulée compte tenu de l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
* La décision fixant le pays de destination :
- doit être annulée compte tenu de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par une ordonnance du 23 septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 6 janvier 2023.
Le préfet de l'Isère a présenté un mémoire enregistré le 17 janvier 2023, postérieurement à la clôture de l'instruction, qui n'a pas été communiqué.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 5 juillet 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme d'Elbreil, conseillère,
- les observations de Me Marcel, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante russe née en 1987, est entrée en France en 2017 sous couvert de son passeport revêtu d'un visa de court séjour valable du 7 février 2017 au 5 août 2017. Elle a résidé en France sous couvert de plusieurs attestations de demandeur d'asile puis en qualité d'étranger malade du 23 avril 2020 au 21 janvier 2021. Le 22 novembre 2021, elle a sollicité le maintien de son droit au séjour en qualité d'étranger malade. Par l'arrêté attaqué du 28 avril 2022, le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Mme B demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision attaquée mentionne, avec une précision suffisante, les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, qui manque en fait, doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux titres de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / () / Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée. / () ".
4. Le préfet de l'Isère a produit l'avis émis le 19 janvier 2022 par le collège de médecins de l'OFII sur l'état de santé de Mme B. L'avis est signé par trois médecins de l'OFII à la suite d'un rapport médical établi le 16 décembre 2021 par un médecin qui n'a pas siégé au sein du collège. La circonstance que le préfet n'ait pas communiqué à la requérante les éléments tirés de la BISPO dont le collège de médecins de l'OFII s'est notamment servi pour apprécier la condition d'accès aux soins dans le pays d'origine et formuler l'avis contesté ne peut entacher d'illégalité sa décision, dès lors qu'aucune disposition ni aucun principe n'impose une telle communication préalablement à l'intervention d'une décision de refus de titre de séjour. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'avis aurait été rendu plus de trois mois après la transmission du certificat médical. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure doit être écarté.
5. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet se serait cru à tort lié par l'avis émis par le collège des médecins de l'OFII pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. B, de sorte que le préfet n'a pas méconnu l'étendue de sa compétence.
6. En quatrième lieu, il appartient à l'autorité administrative, lorsqu'elle envisage de refuser la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de vérifier, au vu de l'avis émis par le collège de médecins de l'OFII, que cette décision ne peut avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur l'état de santé de l'intéressé et, en particulier, d'apprécier, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, la nature et la gravité des risques qu'entraînerait un défaut de prise en charge médicale dans le pays dont l'étranger est originaire. Lorsque le défaut de prise en charge risque d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la santé de l'intéressé, l'autorité administrative ne peut légalement refuser le titre de séjour sollicité que s'il existe des possibilités de traitement approprié de l'affection en cause dans son pays d'origine. Si de telles possibilités existent mais que l'intéressé fait valoir qu'il ne peut en bénéficier, soit parce qu'elles ne sont pas accessibles à la généralité de la population, eu égard notamment aux coûts du traitement ou en l'absence de modes de prises en charge adaptés, soit parce qu'en dépit de leur accessibilité, des circonstances exceptionnelles tirées des particularités de sa situation personnelle l'empêcheraient d'y accéder effectivement, il appartient à cette même autorité, au vu de l'ensemble des informations dont elle dispose, d'apprécier si l'intéressé peut ou non bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine.
7. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
8. Il ressort des pièces du dossier que la requérante est suivie pour une myasthénie généralisée, maladie auto-immune perturbant la communication entre les nerfs et les muscles, pour laquelle le collège de médecins de l'OFII a considéré que son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont l'absence peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Le collège de médecins a toutefois estimé qu'elle peut effectivement bénéficier d'un traitement dans son pays d'origine et que son état de santé lui permet de voyager sans risques vers ce pays. La requérante produit des certificats du 6 octobre 2021 et du 6 mai 2022 d'un médecin du service de rééducation neurologique du centre hospitalier universitaire de Grenoble, qui attestent que " les traitements sont difficiles d'accès en dehors de la communauté européenne ", sans toutefois conclure à leur indisponibilité totale. En outre, le même médecin a également attesté dans un certificat du 24 août 2021 que " le traitement n'existe pas actuellement en Ukraine, en Russie et nécessite de rester sur le territoire français " et le 7 décembre 2022 que " les traitements, nécessaires pour un maintien de l'état de santé, ne sont pas disponibles en Russie après confirmation auprès de nos neurologues ". Ces certificats médicaux, qui émanent d'un seul praticien, quand bien même l'un d'eux a été établi postérieurement à l'avis du collège de médecins de l'OFII, ne suffisent pas à démontrer que l'intéressée ne pourrait pas avoir accès à un traitement approprié dans son pays d'origine, dès lors notamment qu'ils n'indiquent pas sur quelle source d'information leur auteur s'est fondé pour affirmer l'absence de disponibilité du traitement dans le pays d'origine. Si la requérante produit également deux certificats d'une neurologue d'une clinique russe du 8 mai 2022 et du 19 août 2022 qui attestent de l'indisponibilité en Russie de la solution clinique recommandée, aucun élément ne conclut à l'absence de tout traitement de substitution. Dans ces circonstances, Mme B n'établit pas que le traitement qu'elle reçoit serait indisponible dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
9. En cinquième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier et n'est pas soutenu par la requérante qu'elle aurait sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de leur méconnaissance doit être écarté comme inopérant.
10. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
11. Si Mme C est présente sur le territoire français depuis cinq ans à la date de la décision attaquée, elle ne conteste pas que son concubin compatriote et père de ses deux enfants se trouve également en situation irrégulière. Ainsi, rien ne s'oppose à ce que la cellule familiale se reconstitue dans le pays d'origine de la requérante. En outre, elle est entrée sur le territoire français à l'âge de trente ans, de sorte qu'elle s'est nécessairement créé des attaches personnelles dans son pays d'origine. Si elle produit quelques attestations, notamment de parents d'élèves fréquentant la même école que ses enfants, aucun élément ne permet de conclure à l'existence de liens d'une intensité et d'une stabilité particulières sur le territoire français. Enfin, elle ne se prévaut d'aucun élément d'intégration au-delà de sa cellule familiale. Dans ces circonstances, la décision attaquée n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, Mme C n'est pas fondée à soutenir que le préfet de l'Isère aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. En septième lieu, le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 8 et 11 du présent jugement.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
13. En premier lieu, la décision portant refus de titre de séjour n'ayant pas été déclarée illégale, Mme B n'est pas fondée à exciper de son illégalité au soutien de ses conclusions aux fins d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
14. En second lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 11 du présent jugement.
Sur la décision fixant le pays de destination :
15. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'ayant pas été déclarée illégale, Mme B n'est pas fondée à exciper de son illégalité au soutien de ses conclusions aux fins d'annulation de la décision fixant le pays de destination.
16. En second lieu, d'une part, les éléments relatifs à l'état de santé de la requérante et invoqués au soutien de ses conclusions aux fins d'annulation de la décision fixant le pays de destination doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 8 du présent jugement. D'autre part, la requérante ne produit aucun élément quant à des menaces actuelles et personnelles qu'elle pourrait craindre en cas de retour dans ce pays. Par suite, le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B, à Me Marcel et au préfet de l'Isère.
Délibéré après l'audience du 19 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. L'Hôte, président,
M. Heintz, premier conseiller,
Mme d'Elbreil, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 février 2023.
La rapporteure,
M. D'ELBREIL
Le président,
V. L'HÔTELa greffière,
L. ROUYER
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026