lundi 20 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2206067 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SCHNEIDER |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête enregistrée le 21 septembre 2022 sous le n°2206067 et des mémoires enregistrés le 2 mars et le 30 mars 2023, M. E A, représenté par Me Schneider, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 août 2022 par lequel le maire de Montriond a accordé à la société Charm in France un permis de construire un chalet de trois logements sur les parcelles cadastrées section 0D n° 1307, 1536, 1539 et 1540 ;
2°) d'annuler l'arrêté du 9 février 2023 par lequel le maire de Montriond a accordé à la société Charm in France un permis de construire modificatif ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Montriond une somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le projet autorisé méconnait l'article UA11-0 relatif à l'aspect extérieur et l'article UA11-4 relatif à l'aspect des toitures du règlement du plan local d'urbanisme de Montriond ;
- le dossier de permis de construire est insuffisant au regard de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme en ce qu'il ne fait pas mention des plantations maintenues, supprimées ou créées ;
- le projet autorisé méconnait l'article UA6 du règlement du plan local d'urbanisme de Montriond mais également les dispositions du règlement du plan local de l'urbanisme intercommunal relatives à l'implantation des constructions ;
- le projet autorisé méconnait l'article UA13 du règlement du plan local d'urbanisme de Montriond mais également les dispositions du règlement du plan local de l'urbanisme intercommunal relatives à la végétalisation du terrain d'assiette
- les arrêtés contestés méconnaissent les dispositions de l'article L.332-15 du code de l'urbanisme.
Par des mémoires en défense enregistrés le 15 décembre 2022, le 17 mars 2023 et le 11 avril 2023, la commune de Montriond, représentée par Me Gautier, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge du requérant une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense enregistrés le 19 décembre 2022, le 16 février 2023, le 16 mars 2023 et le 7 avril 2023, la société à responsabilité limitée Charm in France, représentée par Me Petit, conclut au rejet de la requête, à faire application, en tout état de cause des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et à ce qu'il soit mis à la charge du requérant une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Un courrier a été adressé le 30 janvier 2023 aux parties en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, les informant de la date ou de la période à laquelle il est envisagé d'appeler l'affaire à l'audience et précisant la date à partir de laquelle l'instruction pourra être close dans les conditions prévues par le dernier alinéa de l'article R. 613-1 et le dernier alinéa de l'article R. 613-2.
Par une ordonnance du 2 mai 2023, a été prononcée, en application des articles R. 613-1 et R. 611-11-1 du code de justice administrative, la clôture immédiate de l'instruction.
II. Par une requête enregistrée le 4 octobre 2022 sous le n°2206423 et des mémoires enregistrés le 6 mars et le 30 mars 2023, la société Passion Ardente et Mme D C dit B, représentés par Me Schneider, concluent aux mêmes fins et avec les mêmes moyens que ceux soulevés dans la requête n°2206067.
Par des mémoires en défense enregistrés le 15 décembre 2022, le 20 mars 2023 et le 17 avril 2023, la commune de Montriond, représentée par Me Gautier, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge des requérantes une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense enregistrés le 19 décembre 2022, le 16 février 2023, le 16 mars 2023, le 22 mars 2023 et le 14 avril 2023, la société à responsabilité limitée Charm in France, représentée par Me Petit, conclut au rejet de la requête, à faire application, en tout état de cause des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et à ce qu'il soit mis à la charge des requérantes une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Un courrier a été adressé le 30 janvier 2023 aux parties en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, les informant de la date ou de la période à laquelle il est envisagé d'appeler l'affaire à l'audience et précisant la date à partir de laquelle l'instruction pourra être close dans les conditions prévues par le dernier alinéa de l'article R. 613-1 et le dernier alinéa de l'article R. 613-2.
Par une ordonnance du 2 mai 2023, a été prononcée, en application des articles R. 613-1 et R. 611-11-1 du code de justice administrative, la clôture immédiate de l'instruction.
Vu :
- les décisions contestées ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Aubert,
- les conclusions de Mme Akoun, rapporteure publique,
- les observations de Me Schneider, représentant les requérants, de Me Rourret, représentant la commune de Montriond et de Me Saint-Lager, représentant la société Charm in France.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n°2206067 et n°2206423 sont dirigées contre les mêmes décisions. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. Par un arrêté du 4 août 2020, le maire de Montriond a accordé la SARL Charm in France un permis de construire un chalet de trois logements sur un terrain situé route d'Ardent à Montriond et cadastré section 0D n°1307, 1536, 1539 et 1540. Un permis de construire modificatif a été délivré par le maire de Montriond le 9 février 2023, postérieurement à l'approbation du plan local d'urbanisme intercommunal le 13 septembre 2022, concernant les plantations, la végétation et le raccordement électrique.
Sur les conclusions d'annulation des arrêtés des 20 avril 2020 et 14 juin 2021 :
3. Lorsqu'un permis de construire a été délivré en méconnaissance des dispositions législatives ou réglementaires relatives à l'utilisation du sol ou sans que soient respectées des formes ou formalités préalables à la délivrance des permis de construire, l'illégalité qui en résulte peut être régularisée par la délivrance d'un permis modificatif dès lors que celui-ci assure le respect des règles de fond applicables au projet en cause, répond aux exigences de forme ou a été précédé de l'exécution régulière de la ou des formalités qui avaient été omises. Les irrégularités ainsi régularisées ne peuvent plus être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir dirigé contre le permis initial.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre l'arrêté du 20 avril 2020 :
4. Le document d'urbanisme applicable au permis de construire initial est le plan local d'urbanisme approuvé en septembre 2006, qui classe le terrain d'assiette du projet en zone UAh.
5. En premier lieu, aux termes de l'article UA11-0 du règlement du plan local d'urbanisme alors applicable : " Les divers modes d'occupation et utilisation du sol ne doivent pas, par leur implantation ou leur aspect extérieur, porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants ainsi qu'aux perspectives urbaines ou monumentales. "
6. L'environnement immédiat du projet est constitué de constructions non homogènes par la diversité de leurs gabarits et aspects extérieurs, s'agissant de chalets plus ou moins récents, recouverts de matériaux divers et notamment la pierre, le bardage en bois ou l'enduit, et présentant jusqu'à deux étages. Le site est, au-delà de ces constructions diffuses mais concentrées à proximité de la route d'Ardent, marqué par des paysages naturels de montagne et de forêt qui présentent un certain intérêt esthétique. Cependant, la construction projetée d'un chalet en R+2 d'une hauteur de 9 mètres, dans un style architectural imitant les chalets traditionnels, et implantée en bordure de la voie publique entre des chalets d'au moins un étage, ne porte pas atteinte à l'intérêt paysager du site. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UA11-0 du règlement doit par suite être écarté.
7. En second lieu, aux termes de l'article UA11-4 du règlement du plan local d'urbanisme alors applicable : " () Les toitures seront à deux pans minimum. La pente de la toiture principale doit être celle de la majorité des pentes environnantes. Elle devra être comprise entre 30 et 50%. / Les toits doivent être simples et sobres. Les ouvertures en toiture seront limitées au maximum. Les chiens assis sont interdits. () "
8. Il ressort des plans du permis de construire que la toiture présente au moins deux pans sur chacune des façades de la construction et un décroché plat sur les façades Nord et Sud qui permet de rejoindre le bas de la toiture côtés Est et Ouest. La toiture projetée ne méconnait pas les prescriptions du document d'urbanisme qui impose des toitures au minimum à deux pans. Les requérants n'expliquent pas en quoi la toiture ne serait pas simple et sobre alors au demeurant que les jeux de doubles pans sur la toiture ne sont pas prohibés et qu'aucune ouverture n'est réalisée en toiture. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UA11-4 du règlement doit être écarté.
9. En troisième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du nouveau règlement du plan local d'urbanisme concernant les toitures, non applicable à la date du permis de construire initial qui n'a pas fait l'objet d'une modification s'agissant de la toiture, est inopérant.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre l'arrêté du 14 juin 2021 :
10. Le document d'urbanisme applicable au permis de construire modificatif est le plan local d'urbanisme intercommunal approuvé par la communauté de communes du Haut-Chablais le 13 septembre 2022, qui classe le terrain d'assiette du projet en zone UH.
11. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme :" Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître () les plantations maintenues, supprimées ou créées () " La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
12. En l'espèce, le plan de masse joint à la demande de permis de construire modificatif mentionne la végétation maintenue, créée et supprimée. De surcroît, le formulaire Cerfa précise que l'objet de la modification porte notamment sur l'indication de l'élément végétal existant supprimé à l'angle Nord-Ouest du terrain et de la plantation de spécimens en remplacement à l'angle Sud-Est du terrain. Par suite, le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de demande de permis de construire, qui manque en fait, doit être écarté.
13. En second lieu, l'article 1 du chapitre 2 du règlement du plan local d'urbanisme applicable à la zone UH, relatif à l'implantation des constructions, prévoit dans son préambule : " Les règles d'implantation mentionnées s'appliquent à l'ensemble des emprises et voies publiques ainsi qu'aux voies privées ouvertes à la circulation automobile, existantes ou futures à modifier ou à créer (le cas échéant par emplacement réservé)./ Les règles d'implantation s'appliquent au nu extérieur du mur hors éléments techniques (poteau de soutènement de la toiture, escaliers, encorbellement)./ Néanmoins Les débords de toitures, escaliers et balcons, seront neutralisés jusqu'à 1.50 m des façades, exceptés lorsqu'ils sont susceptibles de porter atteinte à la sécurité notamment de la circulation publique. " Il dispose, s'agissant de l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives, aux voies privées et aux chemins ruraux, que :" les constructions doivent s'implanter en retrait minimum de 1.90 m par rapport à la limite séparative. "
14. Les requérants soulèvent, par voie d'exception, l'illégalité de ces dispositions en ce qu'elles sont insuffisamment précises sur le régime applicable aux chemins ruraux et en ce que la distinction des règles applicables aux voies privées ouvertes à la circulation publique d'une part et aux chemins ruraux d'autre part n'est pas justifiée par des situations différentes. Toutefois, la règle est claire et sans ambiguïté sur le régime applicable aux chemins ruraux qui relèvent expressément de la sous-partie de l'article 1 relative à l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives, aux voies privées et aux chemins ruraux, étant observé que la sous-partie précédente relative à l'implantation des constructions par rapport aux voies ouvertes à la circulation générale, aux emprises publiques et aux voies privées ouvertes à la circulation publique précise que " les chemins ruraux sont considérés comme des limites séparatives " relevant des dispositions suivantes. Par ailleurs, les chemins ruraux constituent une sous-catégorie des voies privées ouvertes à la circulation publique dont la spécificité d'appartenir à la commune suffit à justifier l'application d'un régime distinct de celui des autres voies privées ouvertes à la circulation publique pour l'implantation des constructions. Le moyen tiré de l'illégalité des dispositions réglementaires du PLUi citées au point 10 doit, par suite, être écarté.
15. En troisième lieu, il ressort du plan de masse du permis de construire modificatif que la distance de 1.90 mètre entre le bâtiment et le chemin rural est calculée à partir du nu de la façade sans tenir compte du débord de toiture qui ne dépasse pas 1.5 mètre, conformément aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des règles d'implantation de la construction doit être écarté.
16. En quatrième lieu, aux termes de l'article 5 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal applicable à la zone UH, relatif au traitement environnemental des espaces non bâtis et abords des constructions : " Le tènement de l'opération devra réserver des espaces de pleine terre enherbés et plantés. () / Les délaissés ou espaces résiduels extérieurs non fonctionnels devront être engazonnés et/ou plantés. Les arbres existants doivent être préservés et maintenus sauf impossibilité technique ou si leur suppression est rendue nécessaire pour la sécurité des personnes et des biens. () / La qualité et l'importance des aménagements paysagers devront être en rapport avec la nature de l'opération, et tenir compte du caractère des lieux environnants. "
17. Les requérants soutiennent que le projet ne prévoit pratiquement aucun espace en pleine terre en méconnaissance des dispositions du PLUi relatives à la végétalisation des parcelles, que l'absence de production du plan de masse du permis modificatif ne permet pas de vérifier l'existence d'une plantation au sud-est de la parcelle et que les aménagements paysagers, quasi inexistants, ne sont pas en rapport avec la nature de l'opération et ne tiennent pas compte du caractère des lieux environnants. Toutefois, il ressort du plan de masse et de la notice du permis modificatif qu'une partie du terrain d'assiette est enherbée et plantée, conformément aux prescriptions du document d'urbanisme. Il ne ressort pas des pièces du dossier que ces aménagements paysagers seraient sans rapport avec la nature de l'opération et ne tiendraient pas compte du caractère des lieux environnants. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante végétalisation du projet doit être écarté.
18. En dernier lieu, aux termes de l'alinéa 4 de l'article L.332-15 du code de l'urbanisme : " L'autorisation peut également, avec l'accord du demandeur et dans les conditions définies par l'autorité organisatrice du service public de l'eau ou de l'électricité, prévoir un raccordement aux réseaux d'eau ou d'électricité empruntant, en tout ou partie, des voies ou emprises publiques, sous réserve que ce raccordement n'excède pas cent mètres et que les réseaux correspondants, dimensionnés pour correspondre exclusivement aux besoins du projet, ne soient pas destinés à desservir d'autres constructions existantes ou futures. "
19. Il ressort des pièces du dossier que la société ENEDIS a estimé, dans son avis du 28 juillet 2022, qu'une extension de 60 mètres du réseau électrique était nécessaire sur le domaine public. Par ailleurs, la bénéficiaire a donné expressément son accord, dans la demande de permis modificatif, pour prendre en charge financièrement les prescriptions d'ENEDIS. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'extension du réseau public d'électricité réalisée serait destinée à desservir d'autres constructions existantes ou futures. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L.332-15 du code de l'urbanisme doit être écarté.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre les dispositions du permis de construire initial modifiées par le permis modificatif :
20. Les moyens dirigés contre les vices du permis initial régularisés par le permis modificatif dont la légalité a été confirmée aux points 12, 14, 15, 17 et 19, sont inopérants et ne peuvent qu'être écartés.
21. Il résulte de ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation des décisions attaquées. Par voie de conséquence, il n'y a pas lieu de faire application des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme ou de celles de l'article L. 600-5-1 du même code.
Sur les frais liés à l'instance :
22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Montriond, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que les requérants demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Montriond et de la société Charm in France présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er :La requête de M. A et la requête de la société Passion Ardente et de Mme D C dit B sont rejetées.
Article 2 :Les conclusions de la commune de Montriond et de la société Charm in France présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 :Le présent jugement sera notifié à M. A, à Mme D C dit B en application des dispositions de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, à la commune de Montriond et à la société Charm in France.
Délibéré après l'audience du 6 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Sauveplane, président,
Mme Barriol, première conseillère,
Mme Aubert, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 novembre 2023.
La rapporteure,
E. Aubert
Le président,
M. Sauveplane
La greffière,
C. Jasserand
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2- 2206423
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026