LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2206078

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2206078

mardi 27 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2206078
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantALBERTIN

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I-Par une requête enregistrée le 22 septembre 2022 sous le numéro 2206079, M. E C, représenté par Me Albertin, demande au Tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté n°22-260-690 du 20 septembre 2022 par lequel le préfet de la Drôme l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de destination, avec interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de six mois ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1 991.

M. C soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence de son signataire ;

-l'obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;

- la décision lui refusant un délai de départ volontaire est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- elle est insuffisamment motivée et méconnaît les articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire enregistré le 26 septembre 2022, le préfet de la Drôme conclut au rejet de la requête, au motif que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

II- Par une requête enregistrée le 22 septembre 2022 sous le numéro 2206078, M. E C, représenté par Me Albertin, demande au Tribunal:

1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté n°22-260691 du 20 septembre 2022 par lequel le préfet de la Drôme l'a assigné à résidence ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1 991.

M. C soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence de son signataire ;

- la procédure ayant été suivie pour son édiction méconnaît l'article R. 732-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il n'a pas pu faire valoir son droit à être entendu, en méconnaissance de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- il méconnaît l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il méconnaît l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.

Par un mémoire enregistré le 23 septembre 2022, le préfet de la Drôme conclut au non-lieu à statuer, l'arrêté n°22-260691 du 20 septembre 2022 ayant été retiré par un arrêté n°22-260692 du 23 septembre 2022.

Vu :

- la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;

- la décision par laquelle le président du Tribunal a délégué à Mme Isabelle Frapolli, premier conseiller, les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article R. 776-15 du code de justice administrative ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le magistrat délégué a, au cours de l'audience publique du 26 septembre 2022, présenté son rapport, les parties n'étant ni présentes ni représentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes susvisées n° 2206078 et 2206079 intéressent la situation d'un même ressortissant étranger ; il y a lieu de les joindre pour qu'elles fassent l'objet d'un seul jugement.

2. M. C, ressortissant algérien né le 28 janvier 1990, déclare être entré en France en 2018. A la suite de son interpellation pour conduite de véhicule sans permis et sous l'emprise de stupéfiants, le préfet de la Drôme a, par les deux arrêtés susvisés du 20 septembre 2022, d'une part prescrit son éloignement du territoire français et, d'autre part, l'a assigné à résidence. Dans la présente instance, M. C en demande l'annulation pour excès de pouvoir.

Sur le non-lieu opposé en défense et l'étendue du litige dans l'instance n° 2206078:

3. Lorsqu'une décision administrative faisant l'objet d'un recours contentieux est retirée en cours d'instance pour être remplacée par une décision ayant la même portée, le recours doit être regardé comme tendant également à l'annulation de la nouvelle décision. Lorsque le retrait a acquis un caractère définitif, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision initiale, qui ont perdu leur objet. Le juge doit, en revanche, statuer sur les conclusions dirigées contre la nouvelle décision.

4. La préfète de la Drôme soutient qu'ayant retiré en cours d'instance l'arrêté n°22-260691 du 20 septembre 2022 portant assignation à résidence dans le département de la Drôme, avec obligation de se présenter deux fois par semaine au commissariat de police de Valence, il n'y aurait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que si l'arrêté n°22-260692 du 23 septembre 2022 a effectivement retiré l'arrêté attaqué dans la présente instance, il procède également à nouveau à l'assignation à résidence du requérant dans le département de la Drôme et doit ainsi être regardé comme ayant la même portée que l'arrêté du 20 septembre.

5. Il résulte de ce qui précède que le retrait de l'arrêté attaqué n'étant pas devenu définitif, le non-lieu opposé en défense doit être écarté. En outre et en application du principe énoncé au point 3, les conclusions dirigées contre l'arrêté du 20 septembre 2022 doivent également être regardées comme tendant à l'annulation de l'arrêté du 23 septembre 2022.

Sur les conclusions aux fins d'annulation dans l'instance n°2206079:

En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :

6. L'arrêté attaqué a été signé par M. D, directeur des collectivités et de la légalité des étrangers, qui disposait à cet effet d'une délégation de signature par arrêté du 19 juillet 2021, régulièrement publié. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cette décision manque en fait.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

7. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1°) Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ". M. C se prévaut d'une présence en France de quatre ans et soutient entretenir une relation avec une ressortissante marocaine. Toutefois, sa rencontre avec Mme A B est très récente et il ne ressort au surplus pas des pièces du dossier que cette dernière ait vocation à se maintenir sur le territoire français. Par ailleurs, ni les attestations dont il se prévaut, ni l'insertion professionnelle alléguée ne suffisent à établir qu'il aurait transféré en France le centre de ses intérêts, alors qu'ayant vécu jusqu'à l'âge de 28 ans en Algérie, il y a nécessairement conservé des attaches. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

8. Par ailleurs, il ressort du procès-verbal d'audition de garde à vue du 20 septembre 2022 que M. C a admis être sous l'influence de stupéfiants au moment de son interpellation. En se bornant à énoncer ces faits dans l'arrêté attaqué, la préfète de la Drôme n'a pas commis d'erreur de fait. Pour ce motif ainsi que ceux mentionnés au point précédent, elle n'a pas non plus entaché l'arrêté attaqué d'erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :

9. En premier lieu, l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, directement invoquée contre le refus de délai de départ volontaire, doit être écartée par les motifs exposés aux points précédents.

10. En deuxième lieu, il est vrai que l'arrêté attaqué oppose à tort à M. C son absence de passeport, ce dernier ayant été saisi dans le cadre de l'interpellation décrite au point 1. Toutefois, en défense, le préfet fait valoir que M. C s'est maintenu sur le territoire français durant plusieurs années sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Ainsi, dans les circonstances de l'espèce, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour :

11. En premier lieu, l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, directement invoquée contre la décision portant interdiction de retour, doit être écartée par les motifs exposés aux points précédents.

12. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour./Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".

13. La préfète de la Drôme a décidé de limiter à six mois l'interdiction de retour assortissant son refus d'accorder un délai de départ volontaire à M. C, qui ne se prévaut d'aucune circonstance humanitaire, seule de nature à y faire obstacle. La durée de six mois se fonde, parmi les critères cités à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sur le caractère récent de son entrée en France et sur la nature des liens qu'il y a tissé. Cette motivation satisfait, dans les circonstances de l'espèce, aux dispositions précitées, puisque la menace à l'ordre public ou l'existence d'une précédente mesure d'éloignement n'ayant pas été retenue au nombre des motifs de sa décision, la préfète de la Drôme n'était pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément. Les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et de la méconnaissance des dispositions citées au point 12 doivent dès lors être écartés.

14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées dans l'instance n°2206079.

Sur les conclusions aux fins d'annulation dans l'instance n°2206078, dirigées contre les arrêtés des 20 et 23 septembre 2022 portant assignation à résidence:

15. En premier lieu, les arrêtés attaqués ont été signés par M. D, directeur des collectivités et de la légalité des étrangers, qui disposait à cet effet d'une délégation de signature par arrêté du 19 juillet 2021, régulièrement publié. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cette décision manque en fait.

16. En deuxième lieu, il ressort du procès-verbal d'audition de M. C réalisée le 20 septembre 2022 par les services de la police de Valence que l'intéressé a été informé de son possible éloignement du territoire national et mis à même de présenter ses observations sur une telle mesure. Par suite, le requérant n'est pas fondé à invoquer la méconnaissance, par l'obligation de quitter le territoire français en litige, du principe général du droit européen de bonne administration, dont le droit d'être entendu préalablement à la prise d'une décision défavorable est une composante. Le moyen correspondant doit donc être écarté.

17. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 732-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une assignation à résidence en application de l'article L. 731-1, est informé de ses droits et obligations par la remise d'un formulaire à l'occasion de la notification de la décision par l'autorité administrative ou, au plus tard, lors de sa première présentation aux services de police ou aux unités de gendarmerie. () ". La formalité définie par cet article étant postérieure à l'édiction de la décision d'assignation à résidence, l'absence de remise du formulaire demeure sans incidence sur la légalité de la décision d'assignation à résidence qui s'apprécie à la date de son édiction. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 732-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et doit être écarté.

18. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants :/ 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ". Ainsi qu'il a été dit au point 10, l'autorité administrative dispose du passeport de M. C, de sorte que ce dernier n'est pas fondé à soutenir que son éloignement du territoire français ne constituerait pas une perspective raisonnable au sens des dispositions précitées. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit dès lors être écarté.

19. En cinquième lieu, M. C ne démontre pas en quoi les obligations prescrites par l'assignation à résidence porteraient atteintes à sa vie privée et familiale en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. Il ne ressort pas non plus des pièces du dossier que la préfète de la Drôme n'aurait pas procédé à un examen particulier de sa situation avant de l'assigner à résidence. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent dès lors être écartés.

20. En sixième lieu, aux termes de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ;/ 2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ;/ 3° Elle peut lui désigner une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer dans les locaux où il réside ".

21. L'arrêté du 23 septembre 2022, après avoir déterminé que le périmètre d'assignation serait le département, impose à M. C de se présenter deux fois par semaine, le lundi et le jeudi, sauf les jours fériés, à 9h30, au commissariat de police sis 21 rue Farnerie à Valence. Ces dispositions satisfont aux dispositions précitées de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

22. En revanche, l'arrêté du 20 septembre 2022 impose à M. C de se présenter deux fois les mardis à une adresse, sans préciser le service concerné. Il méconnaît ainsi le 2° de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et doit être annulé.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 dans les deux instances :

23. Les conclusions de M. C, partie perdante, doivent être rejetées dans l'instance n°2206079 . Dans l'instance n°2206078, l'Etat versera à Me Albertin la somme de 900 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.

D E C I D E :

Article 1: L'arrêté n°22-260691 du 20 septembre 2022 par lequel la préfète de la Drôme a assigné M. C à résidence est annulé.

Article 2: L'Etat versera à Me Albertin la somme de 900 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1 991 sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté dans les deux instances, y compris celles redirigées contre l'arrêté n°22-260692 du 23 septembre 2022.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. E C, à la préfète de la Drôme et à Me Albertin.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 septembre 2022.

Le rapporteur,

I. FRAPOLLI

Le greffier,

J. BONINO

La République mande et ordonne la Préfecture de la Drôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2 - 2206079

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions