mercredi 19 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2206397 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | VIGNERON |
Vu la procédure suivante :
A une requête et un mémoire enregistrés les 3 et 13 octobre 2022, Mme B C, représentée A Me Vigneron, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L.521-1 du code de justice administrative :
- 1°) de suspendre l'exécution de la décision orale A laquelle le Département de l'Isère l'a exclue de l'aide sociale à l'enfance à compter du 23 août 2022 et a refusé de lui accorder un accompagnement jeune majeur ;
- 2°) d'enjoindre au département de l'Isère de la reprendre en charge notamment en ce qui concerne son logement et ses besoins alimentaires et sanitaires, sans délai, sous astreinte de 200 euros A jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et de lui accorder un accompagnement jeune majeur dans un délai de 48 heures et sous astreinte de 200 euros A jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervener ;
- 3°) de condamner le département de l'Isère à payer à son conseil une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-l du code de justice administrative, celui-ci s'engageant à exercer l'option prévue à l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et à renoncer à percevoir la somme correspondante à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Mme B C soutient que :
Ils soutiennent que :
- la condition d'urgence est remplie car elle se trouve désormais contrainte de dormir dans la rue, alors qu'elle est âgée d'à peine dix-huit ans, qu'elle est seule et totalement isolée sur le territoire français. Cette situation est d'autant plus grave qu'elle a été identifiée comme victime de la traite des êtres humains ;
- il existe un doute sérieux concernant la légalité de la decision ; les dispositions des articles L.112-3, L.221-1 et L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles ont été méconnues ; la poursuite de la prise en charge à la majorité est de droit ; la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ; elle méconnaît l'obligation de poursuivre sa prise en charge.
A un mémoire en défense enregistré le 6 octobre 2022, le Département de l'Isère, représenté A son président, ayant pour conseil Me Cano, conclut au rejet de la requête.
Le Département de l'Isère soutient que :
- la condition d'urgence n'est pas remplie ;
- aucun des moyens n'est fondé.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés
- le code de l'action sociale et des familles ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné M. Vial-Pailler, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 14 octobre 2022 à 11H :
- le rapport de M. Vial-Pailler, vice-président.
- les observations de Me Cans substituant Me Vigneron, représentant Mme B C qui a soutenu que la requérante a quitté le foyer leu 23 août 2022, qu'il y a une automaticité de la prise en charge ; qu'il y a bien eu une décision (confer pièce n°1) ; que l'existence de la décision orale est confirmée A la réponse au mail.
- les observations de Mme D, représentant le département de l'Isère qui a soutenu qu'aucune demande n'a été formulée A la requérante en qualité de jeune majeur, qu'il n'y a eu qu'un accueil provisoire A le département et qu'ainsi, les dispositions du 5° de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles ne s'appliquent pas, qu'il n'y a plus d'urgence.
Une note en délibéré a été présentée A le département de l'Isère.
Considérant ce qui suit :
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
1. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () A la juridiction compétente () ". Au cas d'espèce, en raison de l'urgence qui s'attache au règlement du présent litige, il y a lieu d'admettre Mme B C, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur la recevabilité de la requête :
2. Le Département de l'Isère soutient que la requérante sollicite la suspension d'une décision verbale dont l'existence n'est pas établie dès lors qu'elle n'avait pas formulé de demande de prise en charge au titre d'un contrat jeune majeur alors que les imprimés sont disponibles à l'ADATE et dans toutes les antennes et associations relais de l'aide sociale à l'enfance. Toutefois, un "contrat jeune majeur", qui a seulement pour objet de formaliser les relations entre le service de l'ASE et le jeune majeur, dans un but de responsabilisation de ce dernier, n'a ni pour objet ni pour effet de placer celui-ci dans une situation contractuelle vis-à-vis du département. A ailleurs, il résulte des dispositions du code de l'action sociale et des familles qu'il incombe aux autorités du département, le cas échéant dans les conditions prévues A la décision du juge des enfants ou A le procureur de la République ayant ordonné en urgence une mesure de placement provisoire, de prendre en charge l'hébergement et de pourvoir aux besoins des mineurs confiés au service de l'aide sociale à l'enfance. Enfin, l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles prévoit désormais, dans sa rédaction issue de la loi n° 2022-140 du 7 février 2022, une obligation de prise en charge A le service de l'aide sociale à l'enfance, des majeurs âgés de moins de vingt et un ans, qui ne bénéficient pas de ressources ou d'un soutien familial suffisants, lorsqu'ils lui ont été confiés avant leur majorité, ce qui est le cas de Mme C. Cette dernière, ressortissante congolaise née le 23 août 2004, est, en effet, entrée en France le 6 août 2022. Elle a été prise en charge A les services du département de l'Isère au titre de l'aide sociale à l'enfance le 22 août 2022 en vertu d'une ordonnance de placement provisoire du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Grenoble saisi le 18 août 2022. Il n'est pas sérieusement contesté que le département de l'Isère a mis fin, le 25 août 2022, à sa prise en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance, à sa majorité et qu'elle a été contrainte de quitter son lieu d'hébergement à cette date aux motifs qu'elle était devenue entre-temps majeure et qu'elle avait entamé des démarches afin d'obtenir la qualité de demandeur d'asile. Il résulte d'un échange de mails entre la référente mineurs non accompagnés du service accueil en protection de l'enfance du département de l'Isère et un travailleur social de l'association Althéa que pour le département de l'Isère, Mme B C ne pouvait bénéficier d'un accompagnement jeune majeur car, selon lui, elle n'en remplissait pas les conditions. Ansi, contrairement à ce qui est soutenu, cette sortie du lieu d'hébergement n'avait rien de spontané de la part de Mme B C. Ainsi, Mme B C justifie de la décision verbale dont la suspension est demandée.
Sur les conclusions aux fins de suspension de la décision contestée :
3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : "Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ()".
4. L'objet même du référé organisé A les dispositions précitées de l'article L. 521-1 du code de justice administrative est de permettre, dans tous les cas où l'urgence le justifie, la suspension dans les meilleurs délais d'une décision administrative contestée A le demandeur. Une telle possibilité est ouverte y compris dans le cas où un texte législatif ou réglementaire impose l'exercice d'un recours administratif préalable avant de saisir le juge de l'excès de pouvoir, sans donner un caractère suspensif à ce recours obligatoire. Dans une telle hypothèse, la suspension peut être demandée au juge des référés sans attendre que l'administration ait statué sur le recours préalable, dès lors que l'intéressé a justifié, en produisant une copie de ce recours, qu'il a engagé les démarches nécessaires auprès de l'administration pour obtenir l'annulation ou la réformation de la décision contestée. Saisi d'une telle demande de suspension, le juge des référés peut y faire droit si l'urgence justifie la suspension avant même que l'administration ait statué sur le recours préalable et s'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. Sauf s'il en décide autrement, la mesure qu'il ordonne en ce sens vaut, au plus tard, jusqu'à l'intervention de la décision administrative prise sur le recours présenté A l'intéressé. Contrairement à ce qui a été soutenu oralement en defense, l'intéressé a justifié, en produisant une copie de ce recours, qu'il a engagé les démarches nécessaires auprès de l'administration pour obtenir l'annulation de la décision contestée.
5. L'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles prévoit désormais, dans sa rédaction issue de la loi n° 2022-140 du 7 février 2022, que sont pris en charge A le service de l'aide sociale à l'enfance sur décision du président du conseil départemental : " () : 5° Les majeurs âgés de moins de vingt et un ans et les mineurs émancipés qui ne bénéficient pas de ressources ou d'un soutien familial suffisants, lorsqu'ils ont été confiés à l'aide sociale à l'enfance avant leur majorité, y compris lorsqu'ils ne bénéficient plus d'aucune prise en charge A l'aide sociale à l'enfance au moment de la décision mentionnée au premier alinéa du présent article. ".
6. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant une prise en charge A le service de l'aide sociale à l'enfance, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner la situation de l'intéressé, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction et, notamment, du dossier qui lui est communiqué en application de l'article R. 772-8 du code de justice administrative. Saisi d'une demande de suspension de l'exécution d'une telle décision, il appartient, ainsi, au juge des référés de rechercher si, à la date à laquelle il se prononce, ces éléments font apparaître un doute sérieux quant à la légalité d'un défaut de prise en charge.
7. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Eu égard aux effets particuliers d'une décision refusant de poursuivre la prise en charge, au titre des deux derniers alinéas de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, d'un jeune jusque-là confié à l'aide sociale à l'enfance, la condition d'urgence doit en principe être constatée lorsqu'il demande la suspension d'une telle décision de refus. Il peut toutefois en aller autrement dans les cas où l'administration justifie de circonstances particulières, qu'il appartient au juge des référés de prendre en considération en procédant à une appréciation globale des circonstances de l'espèce qui lui est soumise.
8. Le département de l'Isère fait uniquement valoir que la qualité de majeure de la requérante n'étant pas contestée, il n'appartient plus au département de l'Isère de prendre en charge son hébergement d'urgence, cette compétence incombant aux services de l'Etat en vertue de l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, qu'en outre, la requérante est devenue demandeur d'asile et qu'elle est à ce titre prise en charge A l'Etat (sous l'égide de l'OFII), que dans ces conditions, le Tribunal ne pourra que constater qu'il n'y a plus d'urgence à statuer sur les conclusions de la requête. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 2, la situation de Mme C relève de l'alinéa 5 de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles alors même que cette dernière n'avait pas déposé une demande formalisée en vue d'obtenir un contrat jeune majeur. Dès lors, et contrairement à ce que soutient le département de l'Isère, ce dernier ne conservait aucune marge d'appréciation pour examiner la demande de prise en charge de l'intéressée en tant que jeune majeur de moins de 21 ans. L'intervention de l'Etat au titre de l'hébergement d'urgence ne revêt qu'un caractère supplétif. Il appartient au département d'accomplir les diligences qui lui reviennent en vertu de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles. En outre, il résulte des articles 375-3 du code civil et L. 221-1 et L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles qu'il incombe au service de l'aide sociale à l'enfance des départements de prendre en charge l'hébergement et de pourvoir aux besoins des mineurs étrangers qui sollicitent l'asile et sont privés de la protection de leur famille. Eu égard aux difficultés d'insertion sociale de Mme C, qui n'a eu 18 ans que le 24 août 2022, peu de temps avant sa sortie du dispositif d'hébergement qu'elle avait intégrée en tant que mineure isolée, aux circonstances qu'elle est dépourvue de toute ressource et de tout soutien familial, que son autonomie est restreinte, le refus du département de l'Isère de lui proposer, à l'issue de sa prise en charge en qualité de mineure, toute forme d'accompagnement, propre à concourir, avec l'ensemble des institutions et organismes compétents, à une réponse globale et adaptée à ses besoins et à assurer la stabilité de sa situation et son accompagnement jusqu'à ce qu'elle puisse bénéficier effectivement des conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile qu'il incombe à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de lui proposer à bref délai en vertu de l'article L. 551-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est en l'espèce constitutif d'une carence caractérisée dans l'accomplissement de ses missions de prise en charge des jeunes majeurs en situation de précarité prévues aux articles L.221-1 et L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles. Il s'ensuit que le département de l'Isère ne conteste pas utilement l'existence d'une situation d'urgence. La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit être regardée comme remplie.
9. Dans ces circonstances, et en l'état de l'instruction, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 5° de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles au regard de la situation de l'intéressé, alors que la loi n° 2022-140 du 7 février 2022 a renforcé les obligations des départements à l'égard des jeunes majeurs lorsqu'ils ont été confiés à l'aide sociale à l'enfance avant leur majorité, est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
10. Il y a lieu en conséquence pour ce motif de suspendre l'exécution de la décision orale A laquelle le département de l'Isère a exclu Mme C de l'aide sociale à l'enfance à compter du 23 août 2022 et a refusé de lui accorder un accompagnement jeune majeur. Il y a lieu d'enjoindre au président du conseil départemental de l'Isère de proposer dans un délai de 48 heures à compter de la notification de la présente ordonnance, à Mme C, à titre provisoire, un accompagnement adapté, en prenant en compte la perception A l'intéressée de l'allocation pour demandeur d'asile, comportant l'accès à une solution de logement et de prise en charge de ses besoins alimentaires et sanitaires ainsi qu'un suivi éducatif. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injunction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
11. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du département de l'Isère le versement à Me Vigneron de la somme de 2 000 euros.
O R D O N N E
Article 1er : Mme C est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : L'exécution de la décision orale A laquelle le département de l'Isère a exclu Mme C de l'aide sociale à l'enfance à compter du 23 août 2022 et a refusé de lui accorder un accompagnement jeune majeur est suspendue jusqu'à l'intervention de la décision administrative prise sur le recours administratif présenté A l'intéressée.
Article 3 : Il est enjoint au président du conseil départemental de l'Isère de proposer, dans un délai de 48 heures à compter de la notification de la présente ordonnance, à Mme C un accompagnement en prenant en compte la perception A l'intéressée de l'allocation pour demandeur d'asile, comportant l'accès à une solution de logement et de prise en charge de ses besoins alimentaires et sanitaires ainsi qu'un suivi éducatif à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C, à Me Vigneron et au département de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 19 octobre 2022.
Le juge des référés,
C. Vial-Pailler
Le greffier,
G. Morand
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026