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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2206402

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2206402

vendredi 19 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2206402
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème Chambre
Avocat requérantBAZIN & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 30 septembre 2022, le président de la 6ème section du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Grenoble le dossier de la requête présentée par M. A B le 28 septembre 2022.

Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal le 30 septembre 2022, et un mémoire complémentaire, enregistré le 25 octobre 2023, M. B, représenté par la SCP Rocheteau, Uzan-Sarano et Goulet, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 29 juillet 2022 par laquelle le chef du département " autorisations d'exercice-concours-coaching " du Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière (CNG) lui a refusé l'autorisation d'exercer en France la profession de médecin dans la spécialité " psychiatrie ", ensemble la décision de rejet de son recours gracieux formé le 3 septembre 2022 ;

2°) d'enjoindre au CNG et au ministre de la santé et de la prévention de lui délivrer l'autorisation d'exercice sollicitée dans un délai de huit jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) subsidiairement, d'enjoindre au CNG et au ministre de la santé et de la prévention de réexaminer son dossier de demande d'autorisation dans un délai de huit jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- en application des dispositions de l'article R. 312-1 du code de justice administrative, le tribunal de Grenoble est incompétent pour connaître de sa requête ;

- la décision du 29 juillet 2022 est insuffisamment motivée dès lors que le CNG se borne à affirmer l'insuffisance de sa formation pratique, sans appréciation concrète de la réalité de son parcours, alors qu'il a exercé à temps plein pendant plus de huit ans et a été nommé chef de service en 2022 et qu'il fait référence à l'avis de la commission d'autorisation d'exercice sans en préciser la teneur et sans l'annexer à sa décision ;

- le CNG a entaché sa décision d'erreur de droit et ce faisant a méconnu les dispositions de la procédure transitoire du B de l'article IV de l'article 83 de la loi n° 2006-1640 du 21 décembre 2006 de financement de la sécurité sociale pour 2007, en retenant qu'une consolidation de compétences en CHU serait nécessaire, alors d'une part que la formation pratique nécessaire a pu être délivrée en centre hospitalier, et d'autre part que rien n'impose qu'un tel parcours soit réalisé en CHU ;

- le CNG a entaché ses décisions d'erreur manifeste d'appréciation de sa formation pratique tant au regard de son parcours académique que de la réalité des missions qui lui sont confiées quotidiennement lors de son exercice au centre hospitalier Drôme Vivarais.

Par un mémoire enregistré le 23 mars 2023, le Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière, représenté par la SELARL Bazin et associés avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge du requérant la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Par une ordonnance du 14 novembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 14 décembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- la loi n° 2006-1640 du 21 décembre 2006 ;

- le décret n° 2020-1017 du 7 août 2020 ;

- la décision du Conseil constitutionnel n° 2020-890 QPC du 19 mars 2021 ;

- la décision du Conseil d'Etat n° 445041 du 12 mai 2021 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bourion, première conseillère,

- les conclusions de M. Sportelli, rapporteur public,

- et les observations de Me Murat, représentant M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant algérien, est titulaire d'un diplôme de docteur en médecine délivré en décembre 2009 par la faculté de médecine de Sétif. Sur le fondement des dispositions transitoires du IV de l'article 83 de la loi du 21 décembre 2006, il a sollicité auprès du Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière (CNG), une autorisation individuelle d'exercer la profession de psychiatre. Par une décision du 29 juillet 2019, le chef du département " autorisations d'exercice-concours-coaching " du CNG a refusé de lui accorder l'autorisation d'exercer et lui a prescrit l'accomplissement d'un parcours de consolidation de ses compétences d'une durée de vingt-quatre mois au motif que sa formation théorique et pratique en psychiatrie était insuffisante pour l'exercice autonome de la profession en France. Par un courrier du 3 septembre 2022, M. B a formé un recours gracieux contre cette décision, qui a été implicitement rejeté. Il demande l'annulation de ces deux décisions.

Sur la légalité externe :

2. La décision attaquée du 29 juillet 2022 vise les textes dont elle fait application et notamment la loi du 21 décembre 2006 de financement de la sécurité sociale pour 2007 modifiée, et plus spécifiquement l'article 83 § IV B, et indique le motif pour lequel l'autorisation d'exercice a été refusée. Ainsi, elle précise que, au vu de l'avis émis par la commission d'autorisation d'exercice lors de sa séance du 19 avril 2022, la formation théorique et pratique de M. B en psychiatrie a été jugée insuffisante pour l'exercice autonome de la profession en France et devait se poursuivre par l'accomplissement d'un parcours de consolidation des compétences d'une durée de vingt-quatre mois à temps complet sous statut de praticien hospitalier au sein d'un centre hospitalier universitaire (CHU). Si M. B fait valoir que le CNG se fonde sur l'avis de la commission d'autorisation d'exercice sans pour autant joindre cet avis dont il n'a pas eu connaissance, il résulte toutefois de l'instruction que la décision du CNG s'est appropriée le sens de cet avis et mentionne expressément le motif de refus. Par suite, la décision attaquée indiquant de manière suffisamment précise et circonstanciée les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté comme manquant en fait.

Sur la légalité interne :

3. En premier lieu, aux termes du B du IV de l'article 83 de la loi n° 2006-1640 du 21 décembre 2006 de financement de la sécurité sociale pour 2007 : " () les médecins titulaires d'un diplôme, certificat ou autre titre obtenu dans un Etat non membre de l'Union européenne ou non partie à l'accord sur l'Espace économique européen et permettant l'exercice de la profession dans le pays d'obtention de ce diplôme, certificat ou titre, présents dans un établissement entre le 1er octobre 2018 et le 30 juin 2019 et ayant exercé des fonctions rémunérées, en tant que professionnel de santé, pendant au moins deux ans en équivalent temps plein depuis le 1er janvier 2015 se voient délivrer une attestation permettant un exercice temporaire, sous réserve du dépôt d'un dossier de demande d'autorisation d'exercice avant le 30 juin 2021 (). / La commission nationale d'autorisation d'exercice mentionnée au I de l'article L. 4111-2 du même code émet un avis sur la demande d'autorisation d'exercice du médecin. () / La commission régionale mentionnée au deuxième alinéa du présent B peut auditionner tout candidat relevant de la spécialité concernée. Elle formule, après examen du dossier, une proposition à la commission nationale d'autorisation d'exercice compétente. () / La commission régionale de spécialité transmet le dossier de chaque candidat, accompagné de sa proposition, à la commission nationale d'autorisation d'exercice compétente. / La commission nationale émet, après examen de chaque dossier, un avis destiné au ministre chargé de la santé. / Cette commission doit avoir auditionné tout candidat pour lequel elle émet un avis visant à l'obtention directe d'une autorisation d'exercice ou au rejet de sa demande. / () / Le ministre chargé de la santé ou, sur délégation, le directeur général du Centre national de gestion peut, au vu de l'avis de la commission nationale : / a) Soit délivrer une autorisation d'exercice ; / b) Soit rejeter la demande du candidat ; / c) Soit prendre une décision d'affectation du médecin dans un établissement de santé en vue de la réalisation du parcours de consolidation des compétences qui lui est prescrit, d'une durée maximale équivalente à celle du troisième cycle des études de médecine de la spécialité concernée. A l'issue de son parcours de consolidation des compétences, le candidat saisit la commission nationale d'autorisation d'exercice compétente, qui émet un avis destiné au ministre chargé de la santé pour décision de ce dernier () ".

4. Aux termes de l'article 1er du décret n° 2020-1017 du 7 août 2020 pris pour l'application du IV et V de l'article 83 de la loi de 2006, dans sa rédaction applicable : " Peuvent déposer un dossier de demande d'autorisation d'exercice au titre des dispositions du B du IV ou de celles du V de l'article 83 de la loi du 21 décembre 2006 susvisée, les candidats à l'autorisation d'exercer la profession de médecin, () qui remplissent les conditions suivantes : / 1° Être titulaire d'un diplôme, certificat ou autre titre obtenu dans un Etat non membre de l'Union européenne ou non partie à l'accord sur l'Espace économique européen et permettant l'exercice de la profession dans le pays d'obtention de ce diplôme, certificat ou titre ; / 2° Avoir exercé sur le territoire national pendant au moins deux ans en équivalent temps plein entre le 1er janvier 2015 et le 30 juin 2021 des fonctions rémunérées au titre des professions de santé mentionnées à la quatrième partie du code de la santé publique () ".

5. Par sa décision n° 2020-890 QPC du 19 mars 2021, le Conseil constitutionnel a déclaré contraires à la Constitution les mots " de santé mentionné à l'article L. 6111-1 du code de la santé publique " figurant dans ces dispositions au premier alinéa du B du IV et au premier alinéa du V de l'article 83 de la loi du 21 décembre 2006 de financement de la sécurité sociale pour 2007 pour méconnaissance du principe d'égalité devant la loi, au motif que, au regard de la diversité des professions de santé dont l'exercice est requis pour bénéficier du dispositif prévu par la loi, la circonstance que l'une de ces professions soit exercée au sein d'un établissement de santé ou au sein d'un établissement social ou médico-social ne permet pas de rendre compte d'une différence de situation pertinente au regard de l'objet de la loi. Il résulte du point 13 de cette décision du Conseil constitutionnel que la déclaration d'inconstitutionnalité qu'elle prononce a pris effet à la date de sa publication, soit le 19 mars 2021 et qu'elle est applicable à toutes les affaires non jugées définitivement à cette date.

6. Par sa décision n° 445041 du 12 mai 2021, le Conseil d'Etat, statuant au contentieux, a annulé les dispositions initialement introduites au cinquième alinéa de l'article 1er du décret du 7 août 2020, selon lesquelles : " Ces fonctions doivent avoir été exercées dans un établissement de santé public, privé d'intérêt collectif ou privé ", au motif que ces dispositions, qui ne visent que des fonctions exercées dans des établissements de santé, ont été prises pour l'application de dispositions qui ont été déclarées contraires à la Constitution par le Conseil constitutionnel.

7. M. B invoque une erreur de droit tirée de ce que le CNG aurait retenu de manière erronée, pour l'application des dispositions de la procédure transitoire du B du IV de l'article 83 de la loi du 21 décembre 2006, que la consolidation de compétences en centre hospitalier universitaire était nécessaire, alors d'une part que la formation pratique nécessaire a été délivrée en centre hospitalier et d'autre part, que rien n'impose qu'un tel parcours soit réalisé en centre hospitalier universitaire.

8. D'une part, les décisions susmentionnées du Conseil constitutionnel et du Conseil d'Etat ont censuré les dispositions de la loi et de son décret d'application régissant l'éligibilité des praticiens à la procédure de l'article 83 de la loi de 2006. Elles n'ont eu ni pour objet ni pour effet d'interdire à l'autorité administrative, pour apprécier l'aptitude des candidats à exercer la médecine en France, à prendre en compte la nature des établissements dans lesquels ils ont exercés. D'autre part, si, au vu des avis de la commission régionale de spécialité et de la commission nationale d'autorisation d'exercice, le CNG, qui n'a pas contesté en l'espèce que les trois critères d'éligibilité à la procédure de l'article 83 de la loi de 2006 étaient remplis, a estimé que la formation théorique et pratique en psychiatrie de M. B était insuffisante pour l'exercice autonome de la profession en France, il ne ressort pas des pièces du dossier que pour porter une telle appréciation, il se soit fondé exclusivement sur la circonstance que l'intéressé n'avait pas exercé antérieurement en centre hospitalier universitaire. Par ailleurs, il ressort des termes précités du B du IV de l'article 83 de la loi du 21 décembre 2006 qu'il appartient au CNG, lorsqu'il prescrit un parcours de consolidation des compétences, de prendre une décision d'affectation du médecin dans un établissement de santé. Par suite, le CNG a pu légalement, sans commettre d'erreur de droit, décider que M. B ne pouvait se voir immédiatement délivrer l'autorisation d'exercer, mais devait accomplir un parcours de consolidation des compétences d'une durée de vingt-quatre mois au sein d'un établissement hospitalier universitaire. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté dans ses deux branches.

9. En second lieu, il ressort des pièces du dossier que M B, titulaire d'un doctorat en médecine obtenu en 2009 en Algérie, a obtenu un diplôme d'infirmier en France et a tout d'abord exercé en cette qualité de 2010 à 2015. Par la suite, il a été recruté en qualité de praticien associé par le centre hospitalier de la Tour-du-Pin d'avril à août 2015, puis en qualité d'assistant des hôpitaux, associé généraliste au sein d'une unité neuropsychiatrique, du 26 octobre 2015 au 31 décembre 2016, par le centre hospitalier Saint-Jean-de-Dieu, à Lyon. Enfin, depuis février 2017, il a exercé au centre hospitalier Drôme Vivarais, tout d'abord, en qualité de praticien attaché associé à temps plein au sein d'une unité psychiatrique, puis à compter du 6 août 2018, en qualité de responsable de cette structure psychiatrique. Le 27 avril 2022, il a été nommé, dans ce même centre hospitalier, chef de service de la filière géronto-psychiatrique par le directeur du centre hospitalier. Il produit également de nombreuses attestations qui démontrent qu'il donne pleinement satisfaction dans ses fonctions au centre hospitalier Drôme Vivarais et qu'il fait preuve de très bonnes qualités humaines et techniques. Par ailleurs, au titre de sa formation théorique, M. B fait preuve d'un grand investissement et d'une grande volonté de se former, ainsi qu'en attestent notamment l'obtention de plusieurs diplômes, à savoir un diplôme inter-université de psychiatrie générale entre 2016 et 2019, un DIU de psychopathologie infanto-juvénile en 2017-2018, une capacité nationale de gérontologie psychiatrique entre 2013 et 2016 et un examen national PAE de spécialité psychiatrique.

10. M. B se prévaut de ses formations et de ces années d'exercice de la psychiatrie en France pour faire valoir que le CNG aurait entaché d'erreur manifeste d'appréciation sa décision par laquelle il lui a prescrit d'accomplir un parcours de consolidation des compétences d'une durée de vingt-quatre mois au sein d'un établissement hospitalier, réparti en six mois en service pédopsychiatrie et dix-huit mois en services psychiatrie adulte.

11. Si les qualités professionnelles et humaines de M. B, ainsi que son investissement dans les études de sa spécialité - l'intéressé ayant au demeurant été lauréat des épreuves de vérification des compétences en psychiatrie pour la session 2021 -, ont été prises en compte par la commission régionale d'autorisation d'exercice puis par la commission nationale, il ne ressort pas pour autant des pièces du dossier que l'appréciation portée par le CNG quant à l'insuffisance de sa formation théorique et pratique en psychiatrie soit entachée d'erreur manifeste d'appréciation, au regard notamment d'un parcours antérieur jugé trop peu diversifié. Ainsi, le CNG était fondé à lui prescrire, de manière à compléter tant ses formations pratiques que théoriques et afin qu'il puisse prétendre exercer dans tous les domaines de la psychiatrie et dans tout type de structures de manière autonome, un parcours de consolidation de ses compétences en centre hospitalier universitaire tel qu'évoqué précédemment ainsi qu'une inscription en université de médecine, en phase 2 de la formation initiale des étudiants de 3ème cycle. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à invoquer l'erreur manifeste d'appréciation dont le CNG aurait entaché sa décision portant refus d'autorisation d'exercice de la médecine et lui prescrivant un parcours de consolidation de compétences d'une durée de deux ans, ainsi qu'une inscription en université de médecine.

12. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 29 juillet 2022 ensemble le rejet de son recours gracieux du 3 septembre 2022. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles tendant au bénéfice de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y pas lieu de faire droit à la demande du CNG présentée sur le même fondement.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions du Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la ministre du travail, de la santé et des solidarités et au Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction hospitalière.

Délibéré après l'audience du 15 décembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. L'Hôte, président,

M. Heintz, premier conseiller,

Mme Bourion, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 janvier 2024.

La rapporteure,

I. BOURION

Le président,

V. L'HÔTE La greffière,

L. ROUYER

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°220640

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