vendredi 30 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2206431 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | LETELLIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 octobre 2022, M. D, représenté par Me Letellier demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 19 juillet 2022 par laquelle le préfet de la Drôme lui a refusé l'octroi d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Drôme d'étudier sa demande de titre de séjour et, dans l'attente, de lui délivrer un récépissé sous dix jours l'autorisant à travailler, suivant la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761 1 du code de justice administrative.
M. Manguila soutient que :
* La décision portant refus d'admission au séjour :
- est entachée d'incompétence ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qu'elle méconnaît l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
* La décision portant obligation de quitter le territoire français :
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
* La décision fixant le pays de destination :
- méconnaît l'article L.721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 octobre 2022, la Préfecture de la Drôme conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 2 novembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 29 novembre 2022.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. F.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, né le 2 septembre 1984 à Ndikinimeki (Cameroun), ressortissant camerounais, déclare être entré en France en juin 2014. M. D a sollicité l'asile. Sa demande a été rejetée, d'abord par l'Office Français de Protection des Réfugiés et des Apatrides (OFPRA) par une décision du 7 avril 2016, puis, par la Cour Nationale du Droit d'Asile (CNDA) par une décision du 20 octobre 2016. Le 4 septembre 2018, M. D a sollicité son admission exceptionnelle au séjour auprès de la préfecture du Rhône. Puis, le 17 mai 2022, en raison de son déménagement dans la Drôme, il a, de nouveau, sollicité un titre de séjour auprès de la préfecture de la Drôme. Par un arrêté n° 22-260511 du 19 juillet 2022, le préfet de la Drôme a refusé de lui délivrer le titre sollicité, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par Madame C E, sous-préfète, directrice de cabinet de la préfète de la Drôme, qui disposait d'une délégation de signature consentie par arrêté n° 26-2021-08-27 du 27 août 2021 régulièrement publié au recueil des actes administratifs du même jour pour signer tous les actes dans la limite de ses attributions, au nombre desquelles figure la police des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire du refus de délivrance d'un titre de séjour manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus d'admission au séjour :
3. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".
4. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à l'autorité administrative, dans un premier temps, de vérifier si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou est justifiée au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels en ce sens, d'envisager la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, où le demandeur justifie d'une promesse d'embauche, il appartient à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de la situation personnelle de l'intéressé, tel que, par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
5. Le requérant soutient qu'en ne prenant pas en considération tous les documents qu'il avait produits pour justifier sa présence en France depuis 2014, le préfet commet une erreur de fait et une erreur manifeste d'appréciation alors, qu'en outre, il détenait des récépissés de demande de carte de séjour depuis le 4 septembre 2018. Il fait, également, valoir qu'il vit depuis 8 années en France, qu'il a d'abord su créer des liens professionnels et de dévouement pour un club de football qui entraîne des enfants à la pratique de ce sport, que de 2017 à 2021 il a été éducateur fédéral, qu'il s'est lié d'amitié avec M. B et est devenu comme un membre de sa famille, que sa compagne avec qui il s'est pacsé le 27 décembre 2021, le connaît depuis le 17 septembre 2020 et témoigne de ses qualités d'honnêteté et de la sincérité de leur engagement pour fonder une famille.
6. Toutefois, les pièces produites au titre de l'année 2014 (un document
émanant de l'assurance maladie et un document médical) ne permettent pas d'établir la présence habituelle de l'intéressé sur le territoire français au cours de cette année. Il en est de même pour l'année 2015, alors qu'il ne présente qu'un document de l'assurance maladie et un de la Poste. Il n'est, dès lors, pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'une erreur de fait. Au surplus, à supposer avérée sa présence en France depuis 2014, cette circonstance ne permet pas d'établir qu'il a fixé le centre de ses intérêts en France. Cet élément ne caractérise pas davantage, l'existence d'un motif exceptionnel ou humanitaire au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, s'il est pacsé avec Mme A, sa compagne, depuis le 27 décembre 2021, cette relation est récente. M. D ne rapporte pas, par ailleurs, la preuve de liens intenses, stables et anciens sur le territoire français alors qu'il a vécu la majeure partie de sa vie, soit plus de 30 ans, dans son pays d'origine dans lequel il a nécessairement tissé des liens et dans lequel résident sa mère, deux frères, trois sœurs, ainsi qu'un enfant mineur issu d'une précédente union. Par suite, eu égard à la durée et aux conditions de son séjour en France, M. D n'est pas fondé à soutenir que la préfète de la Drôme aurait, en lui opposant un refus de titre séjour portant la mention " vie privée et familiale ", entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. Si la préfète de la Drôme mentionne, à tort, dans sa décision, qu'il ne peut se prévaloir d'une promesse d'embauche, cet élément, en tout état de cause, ne peut suffire à caractériser un motif exceptionnel de nature à permettre la délivrance d'un titre de séjour " salarié " sur le fondement des dispositions précitées. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions précitées de l'article L. 435-1 doit être écarté alors même que les services de la préfecture du Rhône puis de la Drôme ont mis plus de quatre ans pour instruire sa demande de titre de séjour sans lui accorder le droit de travailler.
8. Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".
9. M. D fait valoir qu'il vit sur le territoire français depuis 2014, soit depuis près de huit ans. Toutefois, il est entré sur le territoire à l'âge de trente ans, après avoir vécu l'essentiel de sa vie dans son pays d'origine. Il n'allègue pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine dans lequel demeure, outre sa mère, deux frères, trois sœurs, un enfant mineur issu d'une précédente relation. Si le requérant se prévaut d'un pacte civil de solidarité conclu le 27 décembre 2021 avec sa compagne, Mme A, cette relation est récente. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile auraient été méconnues doit être écarté.
10. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
11. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 9 du présent jugement, le préfet n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. Aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance () ". Aux termes de l'article L. 435-1 du même code : " Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 ". En vertu de ces dispositions, le préfet n'est tenu de saisir la commission du titre de séjour que du cas des seuls étrangers qui remplissent les conditions prévues aux articles précités, auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité, et non de celui de tous les étrangers qui sollicitent un tel titre.
13. M. D ne remplit pas la condition de résidence en France depuis plus de dix ans imposant aux termes des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile la consultation la commission du titre de séjour. Par ailleurs, dès lors, comme en l'espèce, ainsi qu'il a été exposé aux points précédents, que le préfet a estimé, à bon droit, que le demandeur ne remplissait pas les conditions de fond auxquelles est subordonnée la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il n'était pas tenu de consulter la commission du titre de séjour avant d'opposer un refus. Dès lors, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut de procédure en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
14. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qui reprend ce qui a été précédemment développé à l'appui des conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus de titre de séjour, doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux précédemment énoncés.
En ce qui concerne la fixation du pays de renvoi :
15. Il résulte de l'article L.721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. "
16. Le requérant soutient être exposé, en cas de renvoi dans son pays d'origine, au risque d'être persécuté par des membres de la secte islamique Boko Haram du fait de sa religion protestante. Toutefois, le requérant, dont la demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 7 avril 2016 et la Cour Nationale du Droit d'Asile (CNDA) le 20 octobre 2016, n'apporte aucun élément de nature à étayer ses allégations. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L.721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile par le préfet doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. D aux fins d'annulation de l'arrêté attaqué doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et aux fins d'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D, Me Letellier et à la Préfecture de la Drôme.
Délibéré après l'audience du 13 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Vial-Pailler, président,
Mme Frapolli, premier conseiller,
M. D'Argenson , premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 décembre 2022.
Le président-rapporteur,
C. F
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
P-H. D'ARGENSON Le greffier,
G. MORAND
La République mande et ordonne à la préfète de la Drôme en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026