lundi 27 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2206437 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SCHURMANN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 octobre 2022, M. D A G, représenté par Me Schürmann, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 juillet 2022 par lequel le préfet de l'Isère lui a refusé le renouvellement de son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai et a pris à son encontre une interdiction de retour d'une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte d'un montant non précisé par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
-le signataire de l'acte était incompétent ;
- l'arrêté est insuffisamment motivé et révèle un défaut d'examen complet de sa situation ;
- le préfet n'a pas produit l'avis du collège des médecins de l'OFII ;
- il est entaché d'une erreur de droit au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les stipulations des articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'interdiction de retour sur le territoire est disproportionnée et méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Le préfet de l'Isère a produit des pièces le 12 décembre 2022.
M. A G a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 15 décembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B ;
- et les observations de Me Schürmann.
Considérant ce qui suit :
1. M. F, ressortissant de la République Démocratique du Congo né le 18 octobre 1975, est entré en France le 18 juillet 2012. Sa demande d'asile a été rejetée en dernier lieu par la Cour nationale du droit d'asile le 28 février 2014. Dans le cadre de l'exécution d'un jugement du tribunal administratif de Grenoble du 23 juin 2015 ayant annulé l'arrêté en date du 12 février 2014 lui faisant notamment obligation de quitter le territoire français, il a bénéficié d'un titre de séjour au regard de son état de santé, du 25 juin 2015 au 25 juin 2016. A la suite de l'annulation du jugement du 12 février 2014 par un arrêt de la Cour administrative d'appel de Lyon du 12 avril 2016, M. A G a déposé une nouvelle demande de titre de séjour en qualité d'étranger malade au mois de juin 2016, puis une demande d'admission exceptionnelle au séjour au mois de décembre 2016. Par un arrêté du 16 mai 2017, le préfet de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à M. F, a assorti ce refus d'une obligation de quitter sans délai le territoire français, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire pendant une durée d'un an et a fixé son pays de renvoi. Par arrêté du 16 juin 2017, le préfet de l'Isère a assigné M. F à résidence. Par un jugement du 28 août 2017, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Grenoble a annulé la mesure d'éloignement opposée à M. F et les décisions subséquentes. Par jugement du 3 octobre 2017 le tribunal administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté ses conclusions dirigées contre le refus de titre de séjour du 16 mai 2017. Par un arrêt du 12 juin 2018, la cour administrative d'appel de Lyon, saisis d'appels formés contre ces deux jugements, a, d'une part, annulé le premier avant d'écarter au fond les moyens soulevés par M. F, et d'autre part, rejeté le recours formé contre le second. Par un arrêté du 7 août 2018, le préfet de l'Isère lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux années. La légalité de cet arrêté a été confirmée par un jugement du tribunal administratif de Grenoble du 5 novembre 2018 et par une ordonnance du 8 avril 2019 de la cour administrative de Lyon. Le 23 novembre 2020, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour au regard de son état de santé. Par un arrêté du 7 juillet 2022 le préfet de l'Isère lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux années.
Sur la légalité de l'arrêté attaqué :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme Nathalie Cencic, secrétaire générale adjointe de la préfecture de l'Isère, qui disposait à cet effet d'une délégation de signature consentie par arrêté du 2 février 2022, régulièrement publié. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cette décision manque en fait.
3. En deuxième lieu, la décision énonce les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Celle-ci satisfait à l'obligation de motivation résultant des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, quelque soit le bien fondé des motifs retenus. Il ressort des termes de cet arrêté que le préfet a examiné la situation personnelle du requérant. Les moyens tirés du défaut de motivation et du défaut d'examen réel de la situation du requérant doivent par suite être écartés.
4. En troisième lieu, le préfet a produit l'avis du collège de l'OFII du 2 mars 2021. Dès lors, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'État (). Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée () ".
6. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dont il peut effectivement bénéficier dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires et des éventuelles mesures d'instruction qu'il peut toujours ordonner.
7. En l'espèce, l'avis du collège de médecins de l'OFII du 2 mars 2021 indique que, si l'état de santé de M. F nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé, et son état de santé peut lui permettre de voyager sans risque vers ce pays.
8. D'une part, il ressort des termes mêmes de l'arrêté que pour refuser au requérant la délivrance d'un titre de séjour au regard de son état de santé, le préfet de l'Isère ne s'est pas borné à constater l'existence d'un traitement approprié dans son pays d'origine, mais a relevé qu'il pouvait y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Le moyen tiré de l'erreur de droit commise par le préfet doit donc être écarté.
9. D'autre part, en se bornant à verser deux certificats médicaux établis par le Dr E, médecin psychiatre, le 4 octobre 2022, et celui établi par le Dr C, médecin généraliste, le 4 octobre 2022 où il est indiqué qu'il est suivi pour trouble dépressif et que le traitement suivi paroxetine, alprazolam et tercian n'est pas disponible en RDC, M. F n'apporte pas d'éléments suffisants permettant de considérer, contrairement à l'avis émis par le collège de médecin de l'OFII le 2 mars 2021, qu'il ne pourrait effectivement bénéficier d'un traitement dans son pays d'origine. Par ailleurs, le fait d'être atteint par un diabète de type II ne peut être regardé, en l'état du dossier, comme un état de santé nécessitant une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Enfin, le lien entre les troubles dont M. A G souffre et les évènements traumatisants qu'il allègue avoir vécus dans son pays d'origine ne sont pas établis, et alors au demeurant que sa demande d'asile a été rejetée tant par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides que par la Cour nationale du droit d'asile.
10. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'ordonner la communication du rapport médical qu'il appartenait au requérant de solliciter lui-même auprès des services de l'OFII en temps utile, que le moyen tiré de l'erreur de droit dans l'application des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
11. En cinquième lieu, M. F fait valoir qu'il réside depuis dix ans en France et qu'il s'est parfaitement intégré. Cependant, il n'est arrivé en France qu'à l'âge de 37 ans et est dépourvu d'attaches familiales sur le territoire français. Ses trois frères et ses deux sœurs se trouvent toujours dans son pays d'origine et sa femme et ses cinq enfants, dont un qui est toujours mineur, résident au Bénin. La durée de son séjour en France s'explique pas les soins qu'ils lui ont été prodigués et par son maintien sur le territoire malgré deux mesures d'éloignement dont la légalité a été confirmée par les juridictions administratives. Dans ces conditions, et même s'il justifie de deux promesses d'embauche et fait valoir son implication dans une église, ces circonstances ne suffisent pas à établir que le refus de titre de séjour en litige a porté une atteinte disproportionnée au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale en violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. En sixième lieu, aux termes de l'article 2 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi () ". Aux termes de l'article 3 de la même convention : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
13. M. F, dont la demande d'asile a été rejetée, n'apporte aucun élément de nature à établir la réalité et l'actualité des risques de persécution auxquels il prétend être exposé en cas de retour en République Démocratique du Congo. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations des articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
14. En septième lieu, pour les motifs exposés aux points qui précèdent, la décision ne saurait être regardée comme étant entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur la situation personnelle de M. A G.
15. En huitième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire au-delà du délai de départ volontaire, l'autorité administrative édicte une interdiction de retour. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / (). L'article L. 612-10 du même code dispose que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
16. Il ressort de l'arrêté attaqué que pour prononcer une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, le préfet de l'Isère a, après avoir visé les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment indiqué qu'il s'était soustrait à plusieurs mesures d'éloignement, qu'il ne justifiait pas de circonstances particulières, qu'il n'était pas porté une atteinte disproportionnée au droit de M. A au regard de sa vie privée et familiale dès lors que des frères et sœurs vivaient en RDC et que sa femme et ses enfants vivaient quant à eux au Bénin et qu'il ne justifiait d'aucune ressource. Par suite, et en dépit du fait que son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public, qu'il n'a pas fait l'objet de condamnation et qu'il justifie d'une durée de présence sur le territoire de plusieurs années, c'est sans erreur d'appréciation que le préfet a prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée de deux ans. Cette durée n'est pas disproportionnée. Pour les mêmes motifs, M. A G n'est pas fondé à soutenir que le préfet de l'Isère aurait méconnu les dispositions de l'article 8 de la cour européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
17. Il résulte de tout ce qui précède que la requête doit être rejetée y compris les conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A G est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A G, au préfet de l'Isère, ainsi qu'à Me Schürmann.
Délibéré après l'audience du 23 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Jourdan, présidente,
Mme Barriol, première conseillère,
Mme Beauverger, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 février 2023.
La rapporteure,
E. B
La présidente,
D. JOURDAN
La greffière,
C. JASSERAND
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2206437
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026