LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2206810

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2206810

jeudi 3 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2206810
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantTHOUY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 octobre 2022, les associations France Nature Environnement Auvergne-Rhône-Alpes (FNE AuRA), France Nature Environnement Haute-Savoie, Agir pour le vivant et les espèces sauvages, Animal Cross, Association pour la protection des Animaux Sauvages et du patrimoine naturel, la Ligue pour la protection des oiseaux, One Voice, Association Justice Animaux Savoie, représentées par Me Thouy, demandent au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'arrêté du 14 octobre 2022 du préfet de la Haute-Savoie autorisant sur l'ensemble du massif du Bargy le prélèvement de bouquetins en vue d'éteindre l'enzootie de brucellose et de prévenir les dommages à l'élevage et aux filières agricoles, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Les associations soutiennent que :

- l'urgence est caractérisée dès lors que l'arrêté litigieux autorise la destruction de 75 bouquetins des Alpes, espèce protégée, sans vérification préalable d'une infection à la brucellose, que ces prélèvements doivent se dérouler jusqu'au 15 novembre 2022 sans que cela ne soit justifié par une reprise de l'infection et que le risque sur la santé publique n'est pas établi ;

Les moyens de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté sont :

- l'insuffisance de la procédure de consultation du public en méconnaissance de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement ;

- la méconnaissance du caractère exécutoire de l'ordonnance rendue le 17 mai 2022 par le juge des référés qui a suspendu l'arrêté du 17 mars 2022 pris aux mêmes fins et alors que le préfet ne justifie pas de la mise en œuvre de solutions alternatives au prélèvement d'une espèce protégée ;

- l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 411-2 du code de l'environnement en l'absence de démonstration d'une recherche sérieuse de solutions alternatives et de l'absence de raison impérative d'intérêt public justifiant l'abattage de bouquetins sans contrôle sanitaire préalable ;

- la violation de l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 20 mai 2022 dès lors que la phase de capture ne pouvait pas être considérée comme achevée car le nombre d'individus total n'avait pas été capturé et le délai pour ce faire n'était pas expiré.

Le préfet de la Haute-Savoie a produit, le 27 octobre 2022, un arrêté en date du 26 octobre 2022 abrogeant l'arrêté du 14 octobre 2022.

Par un mémoire enregistré le 31 octobre 2022, l'association France Nature Environnement Auvergne-Rhône-Alpes (FNE AuRA) conclut au non-lieu à statuer et au maintien de ses conclusions sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 19 octobre 2022 sous le numéro 2206807 par laquelle France Nature Environnement Auvergne-Rhône-Alpes demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Bonino, greffière d'audience, Mme B a lu son rapport et entendu les observations de Mme A représentant le préfet de la Haute-Savoie.

Considérant ce qui suit :

1. Par l'article 1er de l'arrêté du 17 mars 2022, le préfet de la Haute-Savoie a autorisé, pour l'année 2022, la capture de bouquetins parmi les individus non marqués sur le massif du Bargy et l'abattage des individus non marqués, dans la limite de 170. L'exécution de l'article 1er de cet arrêté a été suspendue par une ordonnance du 17 mai 2022 du juge des référés de ce tribunal qui a retenu qu'était de nature à faire naître un doute sérieux le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 411-2 4° du code de l'environnement, qui imposent l'absence de solution alternative satisfaisante pour déroger à l'interdiction de capture et de destruction de cette espèce. Par un arrêté du 20 mai 2022, le préfet de la Haute-Savoie a autorisé, d'ici la fin de l'année 2022, la capture par télé-anesthésie de bouquetins parmi les individus non marqués sur le massif du Bargy, dans la limite de 100 individus. Par l'arrêté en litige du 14 octobre 2022, le préfet de la Haute-Savoie a autorisé, jusqu'au 15 novembre 2022, l'abattage des bouquetins non marqués faute de pouvoir être capturés, dans la limite de 75 individus, afin de limiter le risque de contamination des individus du noyau sain.

2. Le 26 octobre 2022, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de la Haute-Savoie a procédé à l'abrogation de son arrêté du 14 octobre 2022 dès lors que l'article 1er " a été mis en œuvre les 17 et 18 octobre 2022 avec le prélèvement de 61 bouquetins ". Par suite, les conclusions présentées par les requérants sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative sont devenues sans objet.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, le versement aux associations requérantes de la somme globale de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension présentées à l'encontre de l'arrêté du 14 octobre 2022.

Article 2 : L'Etat versera aux associations requérantes la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée aux associations France Nature Environnement Auvergne-Rhône-Alpes (FNE AuRA), France Nature Environnement Haute-Savoie, Agir pour le vivant et les espèces sauvages, Animal Cross, Association pour la protection des Animaux Sauvages et du patrimoine naturel, la Ligue pour la protection des oiseaux, One Voice, Association Justice Animaux Savoie et au ministre de la transition écologique.

Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Savoie.

Fait à Grenoble, le 3 novembre 2022.

La juge des référés,La greffière,

A. BJ. Bonino

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions