mardi 31 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2206824 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP COUDERC-ZOUINE |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête enregistrée le 17 octobre 2022 sous le n° 2206824, M. A F, représenté par Me Zouine, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 juillet 2022 par lequel le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère, de lui délivrer une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la décision à intervenir, et de le munir sous cinq jours d'un récépissé l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté est entaché d'incompétence ;
- le refus de séjour est insuffisamment motivé et est entaché d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- il méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- l'obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité du refus de séjour ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant interdiction de retour est illégale en raison de l'illégalité du refus de séjour, de l'obligation de quitter le territoire français et de la décision fixant le pays de destination ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale en raison de l'illégalité du refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er décembre 2022, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. F ne sont pas fondés.
II. Par une requête enregistrée le 30 octobre 2022 sous le n° 2207310, Mme D B épouse F, représentée par Me Zouine, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 juillet 2022 par lequel le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère, de lui délivrer une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la décision à intervenir, et de la munir sous cinq jours d'un récépissé l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'arrêté est entaché d'incompétence ;
- le refus de séjour est insuffisamment motivé et est entaché d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- il méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- il est entaché d'un vice de procédure, en l'absence de production, par le préfet de l'Isère, de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) permettant d'en vérifier l'existence et d'en apprécier la régularité ;
- il méconnaît l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité du refus de séjour ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant interdiction de retour est illégale en raison de l'illégalité du refus de séjour, de l'obligation de quitter le territoire français et de la décision fixant le pays de destination ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er décembre 2022, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme F ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- la convention internationale des droits de l'enfant signée à New York,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Pfauwadel, président,
- les observations de Me Zouine, avocat de Mme et M. F.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme F, ressortissants arméniens nés en 1972 et 1982, sont entrés en France le 6 juillet 2014, accompagnés de leurs deux enfants nés en 2003 et 2006. Leurs demandes d'asile ont été rejetées en dernier lieu par la Cour nationale du droit d'asile le 22 décembre 2015. Ils ont sollicité le 11 mars 2016 leur admission au séjour en se prévalant de l'état de santé de leur enfant. Le préfet de l'Isère leur a opposé un refus assorti d'une première obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour pendant un an par des arrêtés du 19 décembre 2016 dont la légalité a été confirmée par un jugement du tribunal du 13 juin 2017 et un arrêt de la Cour administrative d'appel de Lyon du 2 janvier 2018. Le 30 décembre 2019, ils ont demandé un titre de séjour en faisant valoir l'état de santé de leur enfant né en 2006. Par des arrêtés du 24 juin 2021, le préfet de l'Isère a refusé de leur délivrer les titres sollicités, leur a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à leur encontre une interdiction de retour d'une durée de deux ans. Par les arrêtés attaqués du 7 juillet 2022, le préfet de l'Isère a de nouveau refusé la délivrance des titres de séjour sollicités et a assorti ces refus d'obligations de quitter le territoire dans un délai de trente jours avec interdiction de retour d'une durée de deux ans.
2. Les requêtes sont présentées par des conjoints et ont fait l'objet d'une instruction commune. Dès lors, il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les arrêtés pris dans leur ensemble :
3. Les arrêtés attaqués ont été signés par Mme E C, sous-préfète et secrétaire générale adjointe de la préfecture de l'Isère, qui bénéficiait à cet effet d'une délégation de signature en date du 2 février 2022, régulièrement publiée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des arrêtés doit être écarté.
Sur les décisions portant refus de titre de séjour :
En ce qui concerne les moyens invoqués uniquement par Mme F :
4. Aux termes des dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions prévues à l'article L. 425-9, ou l'étranger titulaire d'un jugement lui ayant conféré l'exercice de l'autorité parentale sur ce mineur, se voient délivrer, sous réserve qu'ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, une autorisation provisoire de séjour d'une durée maximale de six mois. [] / Elle est délivrée par l'autorité administrative, après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans les conditions prévues à l'article L. 425-9 ". Aux termes des dispositions de l'article L. 425-9 du même code : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. / [] / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat ".
5. La requérante conteste l'existence et la régularité de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) cité dans l'arrêté la concernant. Cet avis en date du 3 juin 2020 a été produit par le préfet et communiqué à la requérante, qui n'a pas précisé de quelles irrégularités il serait entaché. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté, dans sa première branche, comme manquant en fait et, dans sa seconde branche, comme n'étant pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
6. Selon l'avis du collège des médecins de l'OFII du 3 juin 2020, l'état de santé de l'enfant de Mme F né en 2006 nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais cet enfant peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine vers lequel il peut voyager sans risque. Si Mme F conteste cet avis dont s'est approprié le préfet, elle ne produit aucun élément ni même aucune précision à l'appui de cette contestation. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
En ce qui concerne les moyens communs aux deux requêtes :
7. Les arrêtés qui énoncent les considérations de droit et de fait sur lesquelles les décisions sont fondées sont suffisamment motivés. Il ressort de leurs termes que le préfet de l'Isère a examiné la situation personnelle des intéressés telle qu'elle avait été portée à sa connaissance. Les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen de la situation personnelle des intéressés doivent être écartés.
8. Il ne ressort ni des arrêtés attaqués, ni d'aucune autre pièce des dossiers que les requérants auraient sollicité leur admission au séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la violation de ces dispositions doit être écarté comme inopérant.
9. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ". Aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
10. Les requérants font valoir leur durée de présence en France avec leurs enfants, la détention d'une carte de séjour de leur enfant majeure en raison de son entrée en France avant l'âge de treize ans, la scolarisation ainsi que l'état de santé de leur enfant mineur, les liens amicaux qu'ils ont tissés dans des associations et leur apprentissage de la langue française. Toutefois, ils ne pouvaient ignorer la précarité de leur séjour en France dès lors qu'ils s'y sont maintenus après avoir fait l'objet de mesures d'éloignement. Ils n'y ont pas d'attaches personnelles en dehors de leur propre cellule familiale alors qu'ils n'en sont pas dépourvus dans leur pays d'origine. Si leur enfant majeure fait le choix, qui lui appartient, de se maintenir en France plutôt que de les accompagner dans le pays dont elle a la nationalité, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle serait dans l'impossibilité de s'y rendre pour maintenir les liens familiaux. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que des risques pèseraient sur eux en Arménie ne leur permettant pas d'y mener une vie familiale et privée normale. Les décisions attaquées n'ont pas pour effet de les séparer de leur enfant mineur et il ne ressort pas des pièces du dossier que ce dernier ne pourrait pas poursuivre sa scolarité dans leur pays d'origine ni qu'il ne pourrait y bénéficier des soins que son état de santé nécessite. Dans ces circonstances, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les obligations de quitter le territoire français portent à leur droit au respect de la vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elles ont été édictées et méconnaitraient de ce fait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il résulte des mêmes circonstances que les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les refus de délivrance d'un titre de séjour méconnaissent l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et sont entachés d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur les décisions portant obligation de quitter le territoire :
11. Il résulte de ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité des refus de délivrance d'un titre de séjour à l'encontre des décisions portant obligation de quitter le territoire français.
12. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de la méconnaissance des dispositions de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et de l'erreur manifeste d'appréciation, qui reprennent ce qui a été précédemment développé à l'appui des conclusions tendant à l'annulation des décisions de refus de titre de séjour, doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux précédemment énoncés.
Sur les décisions portant interdiction de retour :
13. Il résulte de ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination à l'encontre des décisions portant interdiction de retour sur le territoire français.
14. Les requérants font valoir qu'ils résident en France depuis huit ans, qu'ils ne représentent pas une menace à l'ordre public et que leur fille aînée réside régulièrement sur le territoire national. Toutefois, alors qu'ils n'ont pas déféré aux obligations de quitter le territoire français avec interdiction de retour pendant un an du 19 décembre 2016, il ne résulte pas des circonstances qu'ils invoquent que le préfet aurait entaché ses décisions d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur la décision fixant le pays de destination :
15. Il résulte de ce qui précède que M. et Mme F ne sont pas fondés à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité des décisions précédentes à l'encontre de la décision fixant le pays de destination.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme et M. F doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, leurs conclusions à fin d'injonction. Il en est de même de celles fondées sur les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de Mme et M. F sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B épouse F, à M. A F, à Me Zouine et au préfet de l'Isère.
Délibéré après l'audience du 12 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Pfauwadel, président,
Mme Bailleul, première conseillère,
Mme Coutarel, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 janvier 2023.
Le président rapporteur,
T. Pfauwadel
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
C. Bailleul
La greffière,
C. Billon
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2,2207310
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026