vendredi 10 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2206850 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | MARCEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 octobre 2022, M. A C, représenté par Me Marcel, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 août 2022 par lequel le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer le titre de séjour sollicité assortie d'une astreinte de 200 euros par jour de retard à compter du prononcé du jugement, à défaut d'examiner à nouveau sa situation dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travailler, sous astreinte définitive de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros, à verser à son conseil, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet se fonde uniquement sur sa situation pénale alors qu'il remplissait les conditions pour se voir renouveler son titre de séjour " travailleur temporaire " ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision l'obligeant à quitter le territoire français :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision lui interdisant de revenir sur le territoire français pendant trois ans :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que le préfet a voulu le sanctionner.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 janvier 2023, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales signée le 4 novembre 1950 ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- et les observations de Me Marcel en présence de M. C et de Mme D, représentant le préfet de l'Isère.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant algérien né le 21 août 1999, est entré régulièrement en France le 17 février 2015 à l'âge de 15 ans. Il a résidé en France sous couvert de plusieurs titres de séjour portant la mention " certificat de résident algérien " entre le 9 mai 2019 et le 21 juin 2021. Le 19 avril 2021, il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour sur le fondement des stipulations du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 4 août 2022, dont le requérant demande l'annulation, le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision attaquée, après avoir visé le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 423-23 et L. 411-2 et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et spécialement le 5) de l'article 6, rappelle la situation personnelle de M. C et les infractions commises par l'intéressé et mentionne qu'au regard de ces faits, le requérant représente une menace pour l'ordre public. Elle comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est, par suite, suffisamment motivée.
3. En deuxième lieu, il ressort du casier judiciaire de M. C qu'il a été condamné le 20 février 2019 par le tribunal correctionnel de Vienne à six mois d'emprisonnement avec sursis pour vol par effraction, usage illicite de stupéfiants et vol en réunion. Il a été également condamné le 24 juin 2019 par le tribunal correctionnel de Lyon à deux mois d'emprisonnement avec sursis pour vol avec destruction ou dégradation et vol puis le 7 novembre 2019 par le président du tribunal de grande instance de Vienne à quatre mois d'emprisonnement avec sursis pour recel de bien provenant d'un vol, usage illicite de stupéfiants et vol avec destruction ou dégradation. Le 14 janvier 2020, le tribunal correctionnel de Vienne l'a condamné à trois mois d'emprisonnement avec sursis pour vol avec effraction. Le 7 juin 2021, le président du tribunal judiciaire de Vienne l'a condamné à 400 euros d'amende pour inexécution d'une décision ordonnant une injonction thérapeutique. Il ressort également du jugement du tribunal judiciaire de Vienne octroyant un aménagement de peines du 22 juillet 2022 qu'il a été condamné par la cour d'appel de Grenoble, par un arrêt du 5 juillet 2022, à 4 mois d'emprisonnement et qu'une procédure d'appel est en cours du jugement prononcé par le tribunal correctionnel de Vienne du 10 septembre 2021 le condamnant à 6 mois d'emprisonnement. Enfin, il a été condamné par le tribunal correctionnel de Bourgoin-Jallieu le 9 décembre 2021 à la peine de 12 mois d'emprisonnement dont 4 mois assortis d'un sursis probatoire. Ce jugement relève que le bulletin n° 1 de son casier judicaire fait état de 6 mentions entre 2018 et 2021, dont une prononcée par le juge des enfants, venant principalement réprimander des vols aggravés et des infractions à la législation sur les stupéfiants et qu'il a déjà été incarcéré. Ainsi, eu égard à la nature et au caractère récent des agissements commis par M. C, ayant justifié des condamnations pénales, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait commis une erreur de droit en considérant que sa présence en France constituait une menace pour l'ordre public et en refusant de lui renouveler son titre de séjour " travailleur temporaire ".
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : / () / 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
5. M. C fait valoir qu'il est arrivé mineur en France en 2015, qu'il a suivi une formation professionnelle et a débuté sa vie professionnelle en France, qu'il est totalement intégré, que ses parents sont en France et qu'il s'est marié avec une ressortissante française. Toutefois, M. C a vécu la majorité de sa vie en Algérie où il a nécessairement conservé des attaches et notamment ses cinq frères et sœurs et à destination duquel il fait, ainsi que cela ressort de son passeport, des voyages. Le requérant n'établit pas l'ancienneté de sa relation avec sa concubine avec qui il s'est marié récemment et postérieurement à la décision contestée. Si le requérant se prévaut de son activité professionnelle, ce seul élément ne suffit pas à établir qu'il a fixé en France le centre de ses intérêts privés et familiaux. Enfin, ses nombreuses condamnations pénales ne témoignent pas d'une bonne insertion sur le territoire. Par suite, le préfet de l'Isère n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale par rapport aux buts en vue desquels la décision a été prise et n'a dès lors pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le préfet de l'Isère n'a pas méconnu l'article 6-5 de l'accord franco-algérien ni entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation de l'intéressé.
6. En dernier lieu, M. C ne peut utilement soutenir que les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été méconnues par le préfet de l'Isère dès lors que la situation des ressortissants algériens est entièrement régie par les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Ce moyen ne peut par suite qu'être écarté comme inopérant.
En ce qui concerne la décision obligeant M. C à quitter le territoire français :
7. En premier lieu, au vu de ce qui précède, M. C n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
8. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés précédemment, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision de refus de délai de départ volontaire :
9. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public () ".
10. En premier lieu, la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire est motivée par la circonstance, que l'intéressé constitue une menace pour l'ordre public. Elle est ainsi suffisamment motivée.
11. En second lieu, si M. C fait valoir qu'il n'y a aucun risque qu'il se soustrait à l'exécution de la décision attaquée, il résulte de ce qui a été dit précédemment, qu'il constitue, au regard des infractions pour lesquelles il a été récemment condamné, une menace pour l'ordre public. Contrairement à ce que fait valoir M. C, ce motif était suffisant pour que le préfet de l'Isère refuse légalement de lui accorder un délai de départ volontaire. Par suite, le préfet de l'Isère était fondé, en application du 1° de l'article L. 612-2 précité, à ne pas accorder à l'intéressé de délai de départ volontaire et le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit, dès lors, être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
12. En premier lieu, au vu de ce qui précède, M. C n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour à l'encontre de la décision fixant le pays de destination de son éloignement.
13. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés précédemment, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant l'Algérie comme pays de destination est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français pendant trois ans :
14. En premier lieu, pour fixer le principe et la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à l'encontre de M. C, le préfet de l'Isère a tenu compte de l'entrée et des conditions de séjour de l'intéressé sur le territoire français, de circonstances tenant à sa vie privée et familiale et de ce qu'il constitue une menace à l'ordre public. Il a ainsi suffisamment motivé la décision attaquée.
15. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
16. Il résulte de ces dispositions que lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, il lui appartient d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés dans cet article, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.
17. Aux termes de l'arrêté du 4 août 2022, et contrairement à ce que soutient le requérant, si le préfet de l'Isère mentionne les condamnations pénales dont M. C a fait l'objet, il a également pris en compte sa durée de présence en France et la nature de ses liens sur le territoire, avant de prononcer une mesure d'interdiction du territoire d'une durée de trois ans. Il n'a, dans ces conditions, pas commis d'erreur de droit dans l'application des dispositions citées précédemment en prononçant ladite décision d'interdiction de retour, ni commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'édiction de celle-ci.
18. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction.
Sur les frais de justice :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme que M. C demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Me Marcel et au préfet de l'Isère.
Délibéré après l'audience du 27 février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bedelet, première conseillère, faisant fonction de présidente,
Mme Barriol, première conseillère,
Mme Beauverger, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 mars 2023.
La rapporteure,
E. B
La première conseillère, faisant fonction de présidente,
A. BEDELET
La greffière,
C. JASSERAND
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026