mercredi 15 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2206878 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | BORGES DE DEUS CORREIA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 20 octobre 2022 et le 31 janvier 2023, M. A B, représenté par Me Borges de Deus Correia, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° 2022-LS 46 du 25 mai 2022 par lequel le préfet de l'Isère lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " dans le mois suivant la notification du jugement sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1500 euros, à verser à son conseil, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté a été signé par une autorité incompétente ;
- le refus de titre de séjour est entaché d'un vice de procédure au regard de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté méconnaît le droit d'être entendu ;
- le refus de titre de séjour est entaché d'un vice de procédure quant à l'avis émis par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- il méconnaît le paragraphe 7 de l'article 6 de l'accord franco-algérien ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il est entaché d'une erreur de droit en ce que le préfet de l'Isère s'est cru à tort en situation de compétence liée ;
- l'arrêté est entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il est entaché d'une erreur de droit dès lors qu'il mentionne qu'il ne justifie pas de circonstances humanitaires exceptionnelles ;
- il est entaché d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il mentionne qu'il ne justifie pas de circonstances humanitaires exceptionnelles.
Par une décision du 24 août 2022, le bureau d'aide juridictionnelle a accordé à M. A B le bénéfice de l'aide juridique totale.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- et les observations de Me Huard, substituant Me Borges de Deus Correia, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant algérien né en 1991, a déclaré être entré sur le territoire français en juillet 2018. Le 22 novembre 2021, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement du paragraphe 7 de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Par l'arrêté attaqué du 25 mai 2022, le préfet de l'Isère lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Dans la présente instance, M. B en demande l'annulation.
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme Eléonore Lacroix, secrétaire générale de la préfecture de l'Isère, qui disposait d'une délégation de signature à cette fin, consentie par arrêté du 24 septembre 2021, régulièrement publié. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cet acte, qui manque en fait, doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué mentionne les éléments constitutifs de la situation personnelle de M. B et en particulier la circonstance qu'une autorisation provisoire de séjour lui a été délivrée en vertu de son droit d'assister à un procès dans lequel il intervenait en qualité de victime et qu'un avis médical a été rendu le 24 janvier 2022 par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration considérant que si l'état de santé de l'intéressé nécessite une prise en charge médicale, son défaut ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité et que son état de santé lui permet de voyager sans risque. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet de l'Isère n'aurait pas procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle.
4. En troisième lieu, M. B soutient que l'arrêté attaqué méconnaît le droit d'être entendu dès lors qu'il n'a pas été en mesure de présenter des observations orales sur sa demande de titre de séjour. Toutefois, en se bornant à produire des courriels adressés à la préfecture de l'Isère le 5 juin 2020 et le 16 juin 2020, il ne justifie pas avoir sollicité en vain un rendez-vous auprès de la préfecture de l'Isère après le dépôt de sa demande de titre de séjour, le 22 novembre 2021. Dès lors, le moyen ne peut qu'être écarté.
5. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier que les médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration composant le collège qui a rendu l'avis du 24 janvier 2022 concernant M. B ont été régulièrement désignés à cet effet et ont signé l'avis et qu'un rapport médical a été préalablement établi par un médecin ne faisant pas partie du collège. Le requérant n'est donc pas fondé à invoquer l'irrégularité de la procédure ayant précédé le refus de titre de séjour.
6. En cinquième lieu, il ne ressort pas des termes de l'arrêté attaqué que préfet de l'Isère se soit cru en situation de compétence liée par l'avis rendu par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le 24 janvier 2022.
7. En sixième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien susvisé : " [] Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : [] 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays. [] ".
8. La partie qui justifie d'un avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour, ainsi que l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays d'origine. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays d'origine.
9. Il ressort des pièces du dossier que depuis le 21 février 2019, M. B bénéficie d'un suivi psychologique après avoir été victime d'une tentative d'homicide le 7 janvier 2019 et qu'il présente les signes cliniques caractéristiques d'un syndrome psycho traumatique, marqué par des reviviscences anxieuses, des troubles du sommeil, de l'évitement cognitif ainsi qu'une hypervigilance. Le 8 novembre 2019, M. B a sollicité la délivrance d'un premier titre de séjour " étranger malade " et par un avis du 27 février 2020, le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a considéré que si son état de santé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pouvait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il pouvait effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine.
10. Par un nouvel avis le 24 janvier 2022, rendu suite à la seconde demande de titre de séjour " étranger malade " déposée par M. B le 22 novembre 2021, le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a cette fois considéré que le défaut de prise en charge médicale de son état de santé ne pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité. M. B produit devant le tribunal trois certificats médicaux d'une même psychiatre du centre hospitalier Alpes-Isère. Deux des certificats médicaux sont postérieurs à l'arrêté attaqué et ne sont pas circonstanciés. Le certificat médical du 6 octobre 2021 précise que l'état clinique du patient s'est amélioré depuis le mois de mars 2020 bien qu'il persiste une symptomatologie post traumatique et que son état de santé nécessite la poursuite d'une prise en charge spécialisée en psychiatrie, en psychothérapie, en médecine générale ainsi qu'un suivi en centre spécialisé en médecine de la douleur. Toutefois, ce seul certificat médical ne suffit pas à infirmer l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration rendu le 24 janvier 2022. Dans ces conditions, le préfet de l'Isère n'a pas méconnu le paragraphe 7 de l'article 6 de l'accord franco-algérien en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour au motif que le défaut de prise en charge médicale ne pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Pour les mêmes motifs, le préfet de l'Isère n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
11. En septième lieu, il résulte des dispositions de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le préfet n'est tenu de saisir la commission du titre de séjour que de la situation des étrangers qui remplissent effectivement les conditions posées pour l'obtention des cartes de séjours qui y sont visées et non de la situation de tous les étrangers qui se prévalent des dispositions de ce texte. Au regard de ce qui précède, le préfet de l'Isère pouvait donc statuer sur la demande de M. B sans saisir préalablement pour avis la commission du titre de séjour. En conséquence, le moyen tiré de l'existence d'un vice de procédure du fait de l'absence de saisine de cette commission doit être écarté.
12. En huitième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale []. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
13. M. B soutient qu'il a conservé des séquelles et traumatismes de la tentative de meurtre dont il a été victime et que l'arrêté attaqué aurait pour effet d'interrompre les soins dont il bénéficie régulièrement en France et de le renvoyer en Algérie où il ne pourra pas bénéficier de manière effective d'une prise en charge médicale de son état de santé. Il ressort des pièces du dossier que le 7 janvier 2019, M. B a subi des coups de couteau à la tête et au thorax, que par un arrêt du 27 novembre 2020, la cour d'assises de l'Isère a prononcé une condamnation à une peine d'emprisonnement de douze ans de réclusion criminelle à l'encontre de la personne ayant tenté volontairement de lui donner la mort, que par un arrêt du 15 novembre 2021, la cour d'assises de la Drôme statuant en appel a prononcé une peine de dix ans de réclusion criminelle et que par une décision du 17 mars 2022, la commission d'indemnisation des victimes d'infractions a fixé l'indemnisation du préjudice de M. B en lien avec les faits dont il a été victime à la somme de 96 487.50 euros. En outre, aucune pièce au dossier ne permet de retenir qu'il ne peut effectivement recevoir un traitement adapté à son état de santé en Algérie. Par ailleurs, célibataire et sans charge de famille, il ne justifie pas avoir noué des liens intenses et stables sur le territoire français ni être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 27 ans et où résident ses frères et sœurs. La circonstance que M. B se serait déclaré le 9 décembre 2022 en qualité d'autoentrepreneur pour la livraison de courses et de repas à domicile et qu'il justifie d'une promesse d'embauche datée du 2 janvier 2023 en contrat à durée indéterminée à temps plein en qualité de coiffeur est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée du 25 mai 2022 qui doit s'apprécier à la date à laquelle elle a été prise. Dans ces conditions et eu égard à la durée de séjour du requérant en France, le préfet de l'Isère n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et n'a dès lors pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et en lui faisant obligation de quitter le territoire français. Pour ces mêmes motifs et dès lors que M. B a pu être entendu comme principal témoin et victime dans le cadre d'un procès pour tentative de meurtre sous couvert d'une autorisation provisoire de séjour valable du 22 novembre 2021 au 21 février 2022, le préfet de l'Isère n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et en lui faisant obligation de quitter le territoire français.
14. En dernier lieu, la situation de M. B, ressortissant algérien, est entièrement régie par les stipulations de l'accord franco-algérien et le requérant ne peut utilement soutenir que l'arrêté attaqué méconnaitrait l'article L. 435-1 en mentionnant qu'il ne justifie pas de circonstances humanitaires exceptionnelles. Toutefois, les stipulations de l'accord franco-algérien n'interdisent pas au préfet, dans l'exercice du pouvoir d'appréciation dont il dispose, de décider en fonction de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, de l'opportunité d'une mesure de régularisation. Toutefois et pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 13, le préfet de l'Isère n'a pas entaché l'arrêté attaqué d'une erreur manifeste d'appréciation en refusant une telle mesure.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées.
16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'appelle pas de mesures d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées.
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce qu'il en soit fait application à l'encontre de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Borges de Deus Correia et au préfet de l'Isère.
Délibéré après l'audience du 2 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Pfauwadel, président,
Mme Letellier, première conseillère,
M. Ban, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 mars 2023.
La rapporteure,
C. C
Le président,
T. Pfauwadel
La greffière,
A. Zanon
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2206878
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026