mercredi 23 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2206900 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARL BALLALOUD-ALADEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 octobre 2022 et des pièces complémentaires enregistrées le 3 novembre 2022, M. B E représenté par Me Planchet demande au juge des référés
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 29 octobre 2021, portant
délivrance du permis de construire n°07418821B0025 à Mme C A et M. G D pour l'édification d'une maison individuelle Chemin des Grandes Cotes, au lieu-dit Sous les Buissons, à Montriond ;
2°) de mettre à la charge de Mme C A et M. G D une somme de 3000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que sont de nature à un créer un doute sérieux sur la légalité des permis de construire les moyens tirés de :
- L'insuffisance du dossier, notamment quant à l'emprise du projet sur un chemin privé qui ne sera plus identique au projet initial ;
- Les contradictions affectant le projet dont le respect des règles de desserte prévues par l'article UB3 du plan local d'urbanisme n'a pas pu être vérifié, les places de stationnement, le respect des dispositions de l'article Ub 12 du plan local d'urbanisme, la hauteur du la Sablières Sud-Est par rapport au terrain naturel, le nombre d'étages ;
- La méconnaissance de l'article UB 3 du plan local d'urbanisme et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme,
- La méconnaissance de l'article UB 7 du plan local d'urbanisme,
- La méconnaissance des articles Ub 12 du plan local d'urbanisme,
- La méconnaissance des articles Ub 11 du plan local d'urbanisme,
- L'absence de prononcé à tort d'un sursis à statuer.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 novembre 2022, la commune de Montriond, représentée par Me Gautier, conclut au rejet de la requête et à la condamnation du requérant à lui verser la somme de 3000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Elle soutient que les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 novembre 2022, Mme C A et M. G D représentés par Me Moine-Picard, conclut au rejet de la requête et à la condamnation du requérant à leur verser la somme de 3000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Ils soutiennent que les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.
Vu :
- la requête n° 2202210 enregistrée le 11 avril 2022 par laquelle M. E demande l'annulation de la décision susvisée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme F pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Jasserand, greffière d'audience, Mme F a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Planchet pour M. E, qui a notamment fait valoir l'absence de respect des règles relatives au respect de l'implantation d'une construction au regard des limites séparatives,
- les observations de Me Gautier pour la commune de Montriond,
- et les observations de Me Moine-Picard pour M. D et Mme A.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () " et qu'aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. () ".
2. En l'état de l'instruction aucun des moyens invoqués, et mentionnés ci-dessus n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par suite, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de la décision attaquée doivent être rejetées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
3. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce de faire droit aux conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par chacune des parties.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Montriond et de M. D et Mme A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. E, à Mme A et M. D et à la commune de Montriond.
Fait à Grenoble, le 23 novembre 2022.
Le juge des référés,
D. F
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026