jeudi 4 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2207055 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL PLUNIAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 27 octobre 2022 et 24 avril 2023, l'association Lagardienne pour la protection de l'environnement, M. F I, la SC Bief-Cambossi, M. G H, Mme J O, Mme B D, M. L E, M. C A, et M. et Mme K représentés par Me Hequet, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 juin 2022 du maire de la commune de La Garde-Adhémar a délivré un permis de construire un bâtiment agricole à usage de stockage, ainsi que la décision de rejet de leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de La Garde-Adhémar et de M. M la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense enregistrés les 16 février 2023 et 21 février 2023, la commune de la Garde Adhémar, représentée par Me Plunian conclut :
- à titre principal, au rejet de la requête ;
- à titre subsidiaire, à ce qu'il soit sursis à statuer en application de l'article L.600-5-1 du code de l'urbanisme et fixer un délai de 10 mois aux défendeurs pour régulariser ou de prononcer une annulation partielle sur le fondement de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme et fixer un délai de 10 mois aux défendeurs pour régulariser ;
- de mettre à la charge solidaire des requérants la somme de 2 500 euros à leur verser en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 février 2023, M. M, représenté par Me Rau, conclut :
- à titre principal, au rejet de la requête ;
- à titre subsidiaire, au sursis à statuer sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme à ce qu'il soit fait application de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme ;
- à la condamnation solidaire des requérants à lui verser la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 24 février 2023, M. M demande de condamner les requérants à lui verser la somme de 20 000 euros sur le fondement de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire enregistré le 28 mars 2024, la commune de la Garde Adhémar conclut au non-lieu à statuer et au rejet de toute demande indemnitaire ou au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que l'arrêté contesté a été retiré le 13 mars 2024.
Par un mémoire enregistré le 5 avril 2024, les requérants doivent être regardés comme maintenant leurs conclusions à fin d'annulation ainsi que leur demande au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative dès lors que l'arrêté de retrait n'est pas devenu définitif.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Vu la décision en date du 15 septembre 2022 par laquelle le président du tribunal administratif de Grenoble a désigné Mme Holzem, première conseillère, pour statuer par ordonnance sur les dossiers relevant des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
Sur la requête de l'association lagardienne pour la protection de l'environnement :
2. Par arrêté du 13 mars 2024, postérieur à l'introduction de la requête, la commune de la Garde Adhémar a retiré le permis de construire contesté. Ce retrait est devenu définitif. Par suite, la requête en annulation présentée par l'association lagardienne pour la protection de l'environnement et autres devenue sans objet.
Sur les conclusions présentées par M. M au titre de l'article L.600-7 du code de l'urbanisme :
3. Aux termes de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme : " Lorsque le droit de former un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager est mis en œuvre dans des conditions qui traduisent un comportement abusif de la part du requérant et qui causent un préjudice au bénéficiaire du permis, celui-ci peut demander, par un mémoire distinct, au juge administratif saisi du recours de condamner l'auteur de celui-ci à lui allouer des dommages et intérêts. () ".
4. La requête de l'association requérante ne traduit aucun comportement abusif. Par suite, les conclusions reconventionnelles présentées par M. M sur le fondement de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme doivent être écartées.
Sur les frais d'instance :
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a lieu de faire droit aux conclusions présentées par les parties sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er :Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de l'association lagardienne pour la protection de l'environnement et autres.
Article 2 :
Article 3 :Les conclusions de M. M tendant à l'application de l'article L. 600-7 du code de justice administrative sont rejetées.
Les conclusions présentées par les parties au titre de l'article L. 761-1 sont rejetées.
Article 4 :La présente ordonnance sera notifiée à l'association lagardienne pour la protection de l'environnement, à la commune de la Garde-Adhemar et à M. N M.
Fait à Grenoble le 4 juillet 2024.
La magistrate déisgnée,
J. Holzem
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2207055
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026