jeudi 6 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2207063 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL HUBERT VEAUVY AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 octobre 2022 et un mémoire enregistré le 17 juillet 2023, l'association de l'école démocratique " Ma voie ", représentée par Me Veauvy, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 28 septembre 2022 par lequel le préfet de la Savoie a ordonné la fermeture définitive de l'établissement scolaire privé hors contrat " Ma Voie " qu'elle gère ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté en litige méconnaît l'article L. 311-3 du code des relations entre le public et l'administration ;
- l'arrêté en litige édicte une sanction administrative qui ne satisfait pas aux exigences de motivation qui s'imposent à ce type de décisions ;
- l'illégalité de la mise en demeure du 20 décembre 2021 - tenant au fait que, d'une part, les prescriptions qu'elle énonce ne sont ni précises ni circonstanciées, que, d'autre part, ces prescriptions outrepassent les connaissances, compétences et culture dont le code de l'éducation impose l'acquisition en fin de scolarité obligatoire et qu'enfin le contrôle sur lequel elle se fonde et son contenu méconnaissent la liberté de l'enseignement - entache l'arrêté contesté d'illégalité ;
- le préfet de la Savoie a méconnu l'article L. 442-2 du code de l'éducation dans la mesure où, d'une part, elle avait remédié aux manquements relevés par le recteur de l'académie de Grenoble dans la mise en demeure du 20 décembre 2021 et où, d'autre part, le préfet s'est fondé sur des manquements ne figurant pas dans cette mise en demeure ;
- l'arrêté en litige est fondé sur un rapport d'inspection établi en méconnaissance de la liberté de l'enseignement ;
- cet arrêté méconnaît l'intérêt supérieur de l'enfant consacré par l'article 3-1 de la convention de New-York ;
- l'arrêté en litige est entaché d'erreur d'appréciation.
Le préfet de la Savoie a présenté un mémoire, enregistré le 17 juillet 2023, par lequel il conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les conclusions de la requête tendant à la suspension de l'arrêté du 28 septembre 2022 sont irrecevables, le juge de l'excès de pouvoir ne pouvant être saisi que de conclusions à fin d'annulation d'un acte administratif ;
- les moyens invoqués par l'association requérante ne sont pas fondés.
L'association de l'école démocratique " Ma voie " a présenté une question prioritaire de constitutionnalité du IV de l'article L. 442-2 du code de l'éducation par mémoire enregistré le 17 juillet 2023.
Saisi, le Conseil d'Etat a, par décision n°489634 du 16 février 2024, jugé qu'il n'y avait pas lieu de renvoyer cette question au Conseil constitutionnel.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Permingeat, premier conseiller ;
- les conclusions de M. Journé, rapporteur public ;
- et les observations de Mme C et de M. A représentant la rectrice de l'académie de Grenoble.
Considérant ce qui suit :
1. L'association de l'école démocratique " Ma voie " a ouvert une école privée hors contrat en septembre 2021 à Ayn (Savoie). Un mois plus tard, elle a fait l'objet d'un contrôle à la suite duquel elle a été mise en demeure, par courrier du 20 décembre 2021, de se conformer aux règles du code de l'éducation en prenant les dispositions nécessaires pour améliorer la situation au regard du respect du droit à l'éducation et de l'objet de l'instruction obligatoire. Puis, à la suite d'un second contrôle diligenté le 16 mai 2022, le préfet de la Savoie a décidé la fermeture définitive de l'établissement par arrêté du 28 septembre 2022. Dans la présente instance, l'association de l'école démocratique " Ma Voie " demande l'annulation pour excès de pouvoir de cet arrêté.
2. Aux termes de l'article L. 442-2 du code de l'éducation : " III.-L'autorité de l'Etat compétente en matière d'éducation prescrit le contrôle des classes hors contrat afin de s'assurer que l'enseignement qui y est dispensé respecte les normes minimales de connaissances requises par l'article L. 131-1-1 et que les élèves de ces classes ont accès au droit à l'éducation tel que celui-ci est défini par l'article L. 111-1. / Ce contrôle a lieu dans l'établissement d'enseignement privé dont relèvent ces classes hors contrat. / Un contrôle est réalisé au cours de la première année d'exercice d'un établissement privé. / IV.-L'une des autorités de l'Etat mentionnées au I peut adresser au directeur ou au représentant légal d'un établissement une mise en demeure de mettre fin, dans un délai qu'elle détermine et en l'informant des sanctions dont il serait l'objet en cas contraire : / () / 2° Aux insuffisances de l'enseignement, lorsque celui-ci n'est pas conforme à l'objet de l'instruction obligatoire, tel que celui-ci est défini à l'article L. 131-1-1, et ne permet pas aux élèves concernés l'acquisition progressive du socle commun défini à l'article L. 122-1-1 ; / () / S'il n'a pas été remédié à ces manquements, après l'expiration du délai fixé, le représentant de l'Etat dans le département peut prononcer, par arrêté motivé, la fermeture temporaire ou définitive de l'établissement ou des classes concernées. Il agit après avis de l'autorité compétente de l'Etat en matière d'éducation, pour les motifs tirés du 1° du présent IV, et sur sa proposition, pour les motifs tirés des 2° à 5° du présent IV. Il en informe le maire de la commune sur le territoire de laquelle est implanté l'établissement ".
3. En premier lieu et d'une part, aux termes de l'article L. 100-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Le présent code régit les relations entre le public et l'administration en l'absence de dispositions spéciales applicables. () ". Aux termes de l'article L. 100-3 du même code : " Au sens du présent code et sauf disposition contraire de celui-ci, on entend par : () 2° Public : a) Toute personne physique ; b) Toute personne morale de droit privé, à l'exception de celles qui sont chargées d'une mission de service public lorsqu'est en cause l'exercice de cette mission ".
4. D'autre part, aux termes de l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration : " () les administrations mentionnées à l'article L. 300-2 sont tenues de publier en ligne ou de communiquer les documents administratifs qu'elles détiennent aux personnes qui en font la demande, dans les conditions prévues par le présent livre. ". Aux termes de l'article L. 311-3 du même code : " Sous réserve des dispositions de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, concernant les données à caractère personnel figurant dans des fichiers, toute personne a le droit de connaître les informations contenues dans un document administratif dont les conclusions lui sont opposées. / Sur sa demande, ses observations à l'égard desdites conclusions sont obligatoirement consignées en annexe au document concerné. / L'utilisation d'un document administratif au mépris des dispositions ci-dessus est interdite ".
5. Les dispositions citées au point précédent, qui codifient certaines dispositions du chapitre 1er du titre 1er de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 relatif à la liberté d'accès aux documents administratifs, précisent le contenu des documents devant être communiqués, par l'administration, aux personnes qui en font la demande. Elles ne sont donc pas applicables aux relations entre autorités représentant une même personne morale de droit public. Il en résulte que l'association requérante ne peut utilement invoquer la méconnaissance, par l'arrêté en litige, de l'article L. 311-3 du code des relations entre le public et l'administration au motif que le recteur de l'académie de Grenoble n'a pas communiqué au préfet les observations qu'elle a formulées sur la mise en demeure qui lui a été adressée le 20 décembre 2021. Le moyen correspondant doit donc être écarté comme inopérant.
6. En deuxième lieu, l'arrêté en litige prononce la fermeture de l'établissement d'enseignement privé hors contrat géré par la requérante au motif que l'enseignement qui y est dispensé n'est pas conforme à la législation applicable à ce type d'établissement. Elle a ainsi le caractère d'une mesure de police administrative et non celui d'une sanction administrative. Il en résulte que le moyen invoqué par l'association requérante tiré de la méconnaissance, par l'arrêté contesté, de l'exigence de motivation imposée aux sanctions administratives doit être écarté comme inopérant.
7. En troisième lieu, l'arrêté en litige prononçant la fermeture de l'établissement géré par l'association requérante n'a pas pour base légale la mise en demeure prononcée par le recteur de l'académie de Grenoble le 20 décembre 2021 et n'a pas été pris pour l'application de cette mise en demeure. Par suite, l'exception d'illégalité de la mise en demeure du 20 décembre 2021, excipée à l'encontre de cet arrêté, doit être écartée comme irrecevable dans ses différentes branches.
8. En quatrième lieu, à supposer même que le rapport d'inspection du 16 mai 2022 ait relevé des manquements ne se rattachant pas aux prescriptions formulées dans la mise en demeure du 20 décembre 2021, l'arrêté en litige se fonde, quant à lui, uniquement sur l'absence de mise en conformité de l'enseignement dispensé par l'association requérante avec ces prescriptions. Par suite cet arrêté, qui ne repose pas sur des manquements autres que ceux signalés à la requérante dans la mise en demeure de décembre 2021, ne méconnaît pas, pour ce motif, l'article L. 442-2 du code de l'éducation.
9. En cinquième lieu, en ce qui concerne la mise en conformité de la pédagogie de la requérante aux prescriptions formulées dans la mise en demeure du 20 décembre 2021 et s'agissant tout d'abord de l'obligation, pour les adultes référents, d'imposer aux élèves des situations d'apprentissage obligatoires afin de leur permettre de travailler des fondamentaux en français, mathématiques et langues étrangères, cette prescription n'était pas, à la date de l'arrêté en litige, respectée. De fait, si l'association requérante a mis en place des ateliers proposant aux enfants des activités dans les différentes matières précitées, la participation des intéressés à ces séances de travail, parce que facultative, demeure aléatoire. S'agissant de l'obligation pour chaque élève de conserver des traces écrites rédigées de ses apprentissages lui permettant de revenir sur les notions qu'il a travaillées et de consolider ses acquis, les extraits de cahiers produits par la requérante consistent soit en un simple résumé des activités réalisés par les élèves concernés dans la journée, soit en des traces écrites des exercices qu'ils ont effectués mais sans explicitation des connaissances travaillées donc sans possibilité pour les intéressés de les réviser, soit en des travaux écrits en français, mathématiques ou langues mais trop ponctuels et éparses pour vérifier que les éléments fondamentaux de ces disciplines sont réellement travaillés régulièrement par tous les élèves de l'établissement en fonction de leur niveau. Il en résulte que cette prescription n'est pas respectée. S'agissant de l'obligation pour les enseignants d'expliciter les compétences et connaissances à acquérir lors des différentes activités des élèves afin de leur permettre de comprendre les méthodes à mettre en œuvre pour y parvenir, l'association requérante se prévaut d'un tableau qu'elle a mis en place associant les différents éléments du socle commun de connaissances, de compétence et de culture et des " situations d'apprentissage ". Mais il n'est notamment pas établi que le contenu des savoirs travaillés à l'occasion de ces " situations d'apprentissage " soit systématiquement expliqué aux élèves qui ne sont pas ainsi mis à même de développer des méthodes d'apprentissage. Cette prescription n'est donc pas respectée. S'agissant de la demande tendant à ce que l'établissement mette en place une programmation des apprentissages dans les cinq domaines du socle de compétence avec des objectifs adaptés à chaque élève, la requérante ne remet pas sérieusement en cause le constat réalisé par les inspecteurs lors du contrôle du 16 mai 2022 selon lequel, l'établissement laisse les élèves libres de choisir des situations d'apprentissage sans adaptation de ces choix aux besoins qui sont les leurs pour acquérir les différents domaines du socle commun. Par suite, cette prescription n'est pas respectée. S'agissant de l'obligation faite aux enseignants de formaliser des outils de suivi de la progression des élèves en explicitant les critères utilisés pour évaluer leur progression, s'il est procédé à des évaluations des élèves, par le biais notamment d'un outil informatique dénommé " arbustes.net ", la requérante ne justifie nullement de la mise en place de critères précis régissant cette évaluation. Par suite, cette prescription n'est pas satisfaite.
10. Il résulte de ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à soutenir que, dans la mesure où elle avait satisfait aux exigences énoncées dans la mise en demeure du 20 décembre 2021, le préfet de la Savoie a, en adoptant l'arrêté contesté, méconnu les dispositions citées au point 2.
11. En sixième lieu, l'article L. 442-2 du code de l'éducation autorise le recteur à imposer aux établissements d'enseignement privé hors contrat des actions précises afin de remédier aux manquements qu'il constate au regard de l'obligation de dispenser un enseignement conforme à l'objet de l'instruction obligatoire. Le contrôle diligenté par le recteur le 16 mai 2022 a eu pour objet de vérifier que les prescriptions qu'il a ainsi légalement adressées à la requérante par la mise en demeure du 20 décembre 2021 avaient bien été respectées. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de ce contrôle au regard du principe de la liberté d'enseignement ne peut qu'être écarté.
12. En septième lieu, compte tenu de l'effet relatif des conventions internationale, l'intérêt supérieur de l'enfant consacré par l'article 3-1 de la convention de New-York ne s'interprète pas de manière générale mais à la lumière des droits reconnus à l'enfant par cette même convention. Ce texte ne consacrant pas un droit de l'enfant à l'instruction en dehors du système scolaire public, l'association requérante n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté en litige méconnaît ces stipulations.
13. Enfin, eu égard à la gravité et au nombre des manquements relevés au point 9, le préfet de la Savoie n'a pas entaché sa décision d'erreur d'appréciation en ordonnant la fermeture immédiate de l'établissement géré par l'association requérante.
14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation pour excès de pouvoir présentées par l'association de l'école démocratique " Ma voie " doivent être rejetées sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense.
15. Il en va de même, eu égard à sa qualité de partie perdante dans l'instance, des conclusions qu'elle présente au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de l'association de l'école démocratique " Ma Voie " est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à l'association de l'école démocratique " Ma Voie " et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de la Savoie et à la rectrice de l'académie de Grenoble.
Délibéré après l'audience du 23 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Pfauwadel, président,
Mme Permingeat, premier conseiller,
Mme Coutarel, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2025.
Le rapporteur,
F. Permingeat
Le président,
T. Pfauwadel
Le greffier,
M. B
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2207063
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026