LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2207271

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2207271

vendredi 1 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2207271
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème Chambre
Avocat requérantAHDJILA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 7 novembre 2022, 8 août et 5 septembre 2023, M. A B, représenté par Me Ahdjila, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision par laquelle le préfet de l'Isère l'a invité à restituer son passeport ainsi que sa carte nationale d'identité ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer une carte nationale d'identité ou de justifier que celle en sa possession n'a pas été invalidée, dans un délai de trente jours suivant la notification du jugement, sous astreinte journalière définitive de 300 euros ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur de fait ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que :

* il est de nationalité française dans la mesure où il est né d'une mère française ;

* le rejet initial en novembre 2020 de la demande de certificat de nationalité française, présentée par ses parents alors qu'il était mineur, était seulement fondé sur l'existence d'erreurs matérielles entachant les actes d'état civil délivrés par l'administration algérienne et non sur sa filiation et sa nationalité ;

* ce rejet est dépourvu de base légale dans la mesure où il se fonde sur une législation étrangère abrogée ;

* le préfet s'est à tort estimé en situation de compétence liée ;

- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, sa liberté d'aller et venir ainsi que son droit de vote ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;

- si un certificat de nationalité lui a été délivré le 1er juin 2023 sur le fondement de l'article 18 du code civil, ainsi qu'un passeport, en revanche la délivrance d'une carte nationale d'identité lui a été refusée au motif qu'il n'établit pas que celle en sa possession a été invalidée.

M. B a obtenu le bénéfice l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 octobre 2022.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 juin 2023, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 4 septembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 4 octobre 2023.

Les parties ont été informées en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative que le jugement est susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office, tiré de ce que les conclusions à fin d'annulation de la décision de restitution du passeport de M. B au motif qu'il n'aurait pas la nationalité française sont devenues sans objet dès lors qu'un passeport d'une durée de dix ans lui a été délivré le 3 août 2023 par la préfecture de l'Isère, de sorte que la décision contestée doit être regardée comme ayant été rapportée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Hunault, première conseillère,

- et les conclusions de M. Sportelli, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 1er juillet 2022, le préfet de l'Isère a demandé à M. B de lui restituer dans un délai de quinze jours le passeport n° 18EF39294 qui lui avait été délivré le 2 octobre 2018. Par un courrier du 25 octobre 2022, le préfet de l'Isère a rejeté le recours gracieux de l'intéressé, confirmé l'invalidation de ce passeport ainsi que de la carte nationale d'identité n° 1808AAE50003 et réitéré sa demande de restitution du passeport en cause au motif qu'il ne dispose pas de la nationalité française. Par sa requête M. B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler ces deux décisions.

Sur l'objet des décisions attaquées :

2. Contrairement à ce que soutient M. B, le préfet de l'Isère, par les décisions attaquées, lui a seulement demandé de restituer son passeport et non sa carte nationale d'identité, la décision du 25 octobre 2022 se bornant à l'informer de l'invalidation de sa carte nationale d'identité n° 1808AAE50003 valable jusqu'au 31 juillet 2028.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. Si avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai de recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du recours dont il était saisi. Il en va ainsi quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution.

4. Postérieurement à l'introduction de la requête, la directrice des services de greffe judiciaires du tribunal judiciaire de Grenoble a, par une décision du 1er juin 2023, délivré un certificat de nationalité à M. B en application des dispositions de l'article 18 du code civil, ce dernier étant né d'une mère française, ce que ne contredit aucunement le préfet. La préfecture de l'Isère ayant, le 3 août 2023, délivré au requérant un passeport d'une durée de validité de dix ans, le préfet doit être, dans ces conditions, regardé comme ayant entendu rapporter les décisions prescrivant à M. B de restituer son passeport au motif qu'il n'aurait pas la nationalité française. Ce retrait étant définitif, les conclusions à fin d'annulation des décisions des 1er juillet et 25 octobre 2022 demandant à M. B la restitution de son passeport sont devenues sans d'objet.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

5. Il résulte de l'instruction que M. B dispose d'une carte nationale d'identité, délivrée le 10 juin 2022 et valable jusqu'au 9 juin 2032, dont le préfet atteste, sans être contredit, qu'elle n'a pas été invalidée. Par suite les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de de l'Isère de lui délivrer une carte nationale d'identité ou de justifier que celle en sa possession n'a pas été invalidée sont dépourvues d'objet et doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

6. M. B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Ahdjila, avocat de M. B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Ahdjila de la somme de 1 200 euros.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation des décisions des 1er juillet et 25 octobre 2022 prescrivant la restitution du passeport de M. B.

Article 2 : L'Etat versera à Me Ahdjila une somme de 1 200 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à Me Ahdjila et au préfet de l'Isère.

Délibéré après l'audience du 17 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Heintz, premier conseiller, faisant fonction de président,

Mme Bourion, première conseillère,

Mme Hunault, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er décembre 2023.

La rapporteure,

K. HUNAULT

Le premier conseiller, faisant fonction de président,

M. HEINTZLa greffière,

L. ROUYER

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions