lundi 30 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2207461 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | HUARD |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2108567 du 23 décembre 2021, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de désigner un lieu d'hébergement d'urgence susceptible d'accueillir Mme B A dans un délai de huit jours à compter de la notification de son ordonnance.
Par une demande du 3 mai 2022, Mme A, représentée par Me Huard, a demandé au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) de faire procéder à l'exécution de l'ordonnance n°2108567 du 23 décembre 2021 ;
3°) de fixer une astreinte à 100 euros par jour de retard à compter de l'ordonnance à venir en cas d'inexécution de l'ordonnance ;
4°) le versement à Me Huard d'une somme de 1500 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient qu'aucune proposition d'hébergement ne lui a été faite.
Par une ordonnance du 10 novembre 2022, le président du tribunal administratif de Grenoble a prescrit l'ouverture d'une procédure juridictionnelle pour l'exécution de l'ordonnance n° 2108567 du 23 décembre 2021.
La requête a été communiquée au préfet de l'Isère qui n'a pas produit de mémoire.
Mme A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 novembre 2022.
Vu l'arrêté par lequel le président du tribunal a désigné M. Thierry pour statuer sur les demandes de référé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'ordonnance n° 2108567 du 23 décembre 2021 du juge des référés du tribunal administratif de Grenoble ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience du 23 octobre 2023 à 10 heures.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Thierry, président-rapporteur.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par une ordonnance n° 2108567 du 23 décembre 2021, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a enjoint au préfet de l'Isère d'orienter Mme A vers une structure d'hébergement d'urgence dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision. Par une demande du 22 mai 2022, Mme A a demandé au tribunal administratif de Grenoble d'enjoindre, sous astreinte, au préfet de l'Isère d'exécuter cette ordonnance. Par une ordonnance du 10 novembre 2022, le président du tribunal administratif de Grenoble a prescrit l'ouverture d'une procédure juridictionnelle pour l'exécution de l'ordonnance n° 2108567 du 23 décembre 2021. A la suite de cette ordonnance aucune des deux parties n'a produit d'écriture. Convoquées à l'audience du 23 octobre 2023 aucune des deux parties ne s'est présentée ni n'a fait parvenir au tribunal administratif de Grenoble des observations.
2. Dans ces circonstances, alors que Mme A faisait valoir, dans sa demande du 22 mai 2022 qu'elle était dans une situation d'extrême urgence, le silence gardé par l'intéressée, plus un an et demi après sa demande doit être regardé comme la manifestation à la fois que sa situation a perdu son caractère d'urgence et que sa demande d'exécution de l'ordonnance 23 décembre 2021 a perdu son objet. Il y a lieu, dès lors, considérer qu'il n'y a plus lieu de statuer sur sa demande d'exécution.
3. Par ailleurs, par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 21 novembre 2022 Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Il n'y a ainsi plus lieu de statuer sur ses conclusions relatives à l'octroi de l'aide juridictionnelle provisoire.
4. Enfin, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par Mme A au titre des frais non compris dans les dépens qu'elle a exposés.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction, d'astreinte de Mme A et d'attribution de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 :Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à Mme A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera délivrée au préfet de l'Isère
Fait à Grenoble, le 30 octobre 2023.
Le juge des référés,
P. Thierry
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 22074612
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026