mardi 11 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2207793 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL CAMILLE DI-CINTIO AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés le 24 novembre 2022, le 21 novembre 2023 et le 2 février 2024, M. A B, représenté par Me Camille Di-Cintio, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du 22 janvier 2022 par laquelle le conseil d'administration de l'association communale de chasse agréée (ACCA) d'Attignat Oncin en tant qu'elle l'a sanctionné d'une amende de 150 euros ;
2°) d'annuler la décision du 25 mai 2022 par laquelle le président de la fédération départementale des chasseurs (FDC) de Savoie l'a sanctionné d'une exclusion temporaire de l'ACCA du 15 août 2022 au 15 novembre 2022 ;
3°) de condamner in solidum l'ACCA d'Attignat Oncin et la fédération départementale des chasseurs de Savoie à lui payer la somme de 6 393,85 euros, assortie des intérêts au taux légal avec capitalisation, en réparation des préjudices causés par ces décisions illégales ;
4°) de mettre à la charge de la fédération départementale des chasseurs de Savoie une somme de 3 600 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
La sanction infligée par la délibération du conseil d'administration de l'ACCA du 22 janvier 2022 :
- est entachée de vices de procédure dès lors que la présidente a pu voter trois fois en méconnaissance de l'article 10.4 des statuts D et qu'il n'a pas été dûment convoqué ;
- méconnaît l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration faute pour le procès-verbal d'être signé ;
- est entachée, s'agissant de l'amende, d'un défaut de base légale puisqu'aucune disposition réglementaire ou législative n'impose la restitution des bracelets de marquage non utilisés et que le règlement intérieur sanctionne un tel manquement d'une retenue de bracelet ;
La sanction infligée le 25 mai 2022 par le président de la fédération départementale des chasseurs (FDC) de Savoie
- est infondée et dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la sanction pécuniaire du 27 janvier 2022 ;
- a été prise à l'issue d'une procédure viciée dès lors que la saisine de la FDC par l'ACCA le 12 mars 2022 a été réalisée en méconnaissance des statuts de cette dernière en l'absence de procès-verbal de réunion du conseil d'administration et de la proposition de sanction votée ;
- est entachée d'un défaut de motivation ;
- est illégale en l'absence de faute grave ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation et disproportionnée dans son quantum ;
Ces deux illégalités lui ont causé un préjudice matériel de 1 393,85 euros et un préjudice moral de 5 000 euros.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 15 mai 2023 et le 18 décembre 2023, la fédération départementale des chasseurs de Savoie, représentée par Me Lagier, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de M. C la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est tardive à l'encontre de la décision du 25 mai 2022 ;
- les moyens sont irrecevables à l'encontre de la décision du 25 mai 2022 ;
- la demande indemnitaire n'a pas liée le contentieux puisque le conseil du requérant n'avait pas de mandat pour agir ;
- la juridiction administrative est incompétente ;
- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 16 janvier 2024, l'association communale de chasse agréée d'Attignat Oncin, représentée par Me Assier, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de M. C la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la juridiction administrative est incompétente ;
- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 3 janvier 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 5 février 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Triolet,
- les conclusions de M. Callot, rapporteur public,
- et les observations de Me Bonzy, représentant la FDC de Savoie.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, membre de l'association communale de chasse agréé (ACCA) d'Attignat Oncin a été sanctionné le 22 janvier 2022, pour non-restitution de trois bracelets de marquage, d'une amende d'un montant de 150 euros et du retrait d'un bracelet pour la campagne 2022-2023. A l'issue d'un second conseil d'administration, faisant suite au refus de M. B de régler l'amende, l'ACCA d'Attignat Oncin a décidé d'engager une procédure disciplinaire à son encontre et a saisi la fédération départementale des chasseurs de Savoie qui a décidé, le 25 mai 2022, d'exclure M. B D pour une durée de trois mois, soit du 15 août 2022 au 15 novembre 2022. Le 29 juillet 2022, il exerçait à l'encontre de cette dernière décision un recours gracieux. M. B conclut à l'annulation des sanctions du 22 janvier 2022 et 25 mai 2022 et à la condamnation solidaire D et de la fédération départementale des chasseurs de Savoie à l'indemniser de son préjudice.
Sur l'exception d'incompétence :
2. Aux termes de l'article L. 422-2 du code de l'environnement : " Les associations communales et intercommunales de chasse agréées ont pour but d'assurer une bonne organisation technique de la chasse. Elles favorisent sur leur territoire le développement du gibier et de la faune sauvage dans le respect d'un véritable équilibre agro-sylvo-cynégétique, l'éducation cynégétique de leurs membres, la régulation des animaux susceptibles d'occasionner des dégâts et veillent au respect des plans de chasse en y affectant les ressources appropriées en délivrant notamment des cartes de chasse temporaire. Elles ont également pour objet d'apporter la contribution des chasseurs à la conservation des habitats naturels, de la faune et de la flore sauvages. ". Aux termes de l'article L. 422-3 du même code : " Les associations sont constituées conformément à la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association. "
3. Aux termes de l'article R. 422-63 du code de l'environnement : " Les statuts de l'association communale de chasse agréée doivent comprendre () : 16° La possibilité pour le conseil d'administration d'infliger des sanctions pécuniaires aux membres de l'association titulaires du permis de chasser en cas d'infraction aux statuts, par un règlement intérieur et de chasse, dans la limite du montant des amendes prévues pour les contraventions de la deuxième classe ; / 17° La possibilité pour le conseil d'administration de demander au président de la fédération départementale des chasseurs de prononcer : () b) Pour les membres énumérés aux 1°, 2° et 3° du I de l'article L. 422-21 autres que ceux mentionnés au a) ci-dessus, la suspension du droit de chasser sur le territoire de l'association ou l'exclusion temporaire en cas de non-paiement de la cotisation après mise en demeure ou de fautes graves ou répétées ;c) Pour les membres énumérés au II de l'article L. 422-21, la suspension du droit de chasser sur le territoire de l'association, l'exclusion temporaire ou définitive en cas de fautes graves ou répétées ".
4. Enfin, aux termes de l'article R. 422-64 de ce code : " Le règlement intérieur de l'association détermine les droits et obligations des sociétaires, l'organisation interne de l'association. Le règlement de chasse doit assurer, en outre, par l'éducation cynégétique des membres de l'association un exercice rationnel du droit de chasse dans le respect des propriétés et des récoltes. A ce titre, il doit prévoir : / () 3°) Dans l'intérêt de la chasse et de l'association en général : d) L'obligation pour l'association de prendre les mesures nécessaires à la mise en oeuvre du plan de chasse du grand gibier institué dans le département. Il appartiendra à l'association de répartir entre ses membres le nombre de têtes de grand gibier qui sera attribué chaque année par son plan de chasse ; () / f) La liste des sanctions statutaires telles que réprimandes et amendes encourues par les chasseurs qui commettraient des violations du règlement ou des fautes et imprudences. " ;
5. Si les associations de chasse agréées sont investies de prérogatives de puissance publique, elles n'en demeurent pas moins des organismes de droit privé. Dans les cas où, faisant usage des prérogatives de puissance publique qui leur sont conférées, elles prennent des décisions qui s'imposent aux intéressés, ces décisions ont le caractère d'actes administratifs susceptibles d'être déférés à la juridiction administrative. En revanche, les décisions qu'elles prennent en dehors des dites prérogatives sont des actes de droit privé qui ne relèvent pas de la compétence de ladite juridiction.
6. En l'espèce, M. B a été initialement sanctionné pour avoir refusé de restituer des bracelets de marquage destinés à être apposés sur chaque animal abattu au titre du plan de chasse. Cette sanction s'inscrit dès lors dans le cadre du pouvoir règlementaire octroyé à l'ACCA pour maintenir l'équilibre agro-sylvo-cynégétique en veillant notamment au respect des plans de chasse par la répartition entre ses membres de quotas de chasse, matérialisés par ces bracelets. Le requérant a été ensuite sanctionné par une exclusion qui l'a temporairement privé de son accès au service public géré par la fédération. La double sanction prononcée se rattache ainsi à la mise en œuvre de prérogatives de puissance publique et relève de la compétence de la juridiction administrative. Par suite, l'exception d'incompétence soulevée par l'association communale de chasse agréée d'Attignat Oncin doit être écartée.
Sur les conclusions en annulation de la sanction d'amende prononcée le 22 janvier 2022 :
7. Contrairement à ce que mentionnent tant la délibération adoptant la sanction que le courrier de notification de celle-ci, aucune disposition législative ou règlementaire ne sanctionne d'une amende la non restitution des bracelets de marquage. Seule l'absence de dispositif de marquage est sanctionnée d'une contravention par les dispositions du 4° de R. 428-13 du code de l'environnement. Néanmoins, la décision querellée se fonde également sur le règlement de l'ACCA et en particulier sa page 22.
8. Cette page correspond au " VII - Discipline : liste des infractions et montant des amendes " qui punit de 150 euros d'amende une liste non exhaustive " d'infractions aux dispositions législatives ou au règlement intérieur ". Figure notamment dans cette liste " () le dépassement du plan de chasse ou du tableau journalier ou du respect du bracelet ".
9. Néanmoins, l'annexe " III - Modalités de gestion " en page 16 de ce règlement prévoit : " Retour des bracelets : les bracelets non utilisés devront être retournés au plus tard le dernier dimanche de novembre au soir. Sanction : Les bracelets non rendus à cette date donneront lieu à la retenue d'un bracelet pour l'équipe l'année suivante ".
10. Ainsi, les dispositions de l'annexe III, spécifiques à la non-restitution de bracelet, sanctionnent ce manquement de la seule retenue d'un bracelet pour l'année suivante. La FDC n'est pas fondée à soutenir que la sanction pécuniaire pourrait se fonder sur la liste très générale des infractions annexée au règlement intérieur, qui ne mentionne d'ailleurs pas la non restitution des bracelets de marquage. Par ailleurs, ainsi que le soutient M. B, son refus de restitution n'a pas entraîné un dépassement du plan de chasse, infraction visée et sanctionnée par ladite liste. Dès lors, la sanction pécuniaire du 27 janvier 2022 est entachée d'un défaut de base légale. Par suite et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens tournés contre cette décision, elle doit être annulée.
Sur les conclusions en annulation de la sanction d'exclusion du 25 mai 2022 :
En ce qui concerne la tardiveté
11. M. C a exercé à l'encontre de la sanction d'exclusion du 25 mai 2022, notifiée le 2 juin 2022, un recours gracieux du 29 juillet 2022, réceptionné le 1er août 2022. Introduit dans le délai de recours contentieux, ce recours gracieux en a valablement interrompu le cours. L'intéressé a été informé de son rejet par une décision adressée par courriel à son conseil le 22 septembre 2022 mais dépourvue, comme la décision initiale, des voies et délais de recours. M. C disposait dès lors d'un délai raisonnable d'un an pour exercer son recours et sa requête introduite le 24 novembre 2022 n'est pas tardive.
En ce qui concerne l'irrecevabilité des moyens
12. L'exercice du recours gracieux n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d'un recours gracieux doit nécessairement être regardé comme étant dirigé, non pas tant contre le rejet du recours gracieux dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés, que contre la décision initialement prise par l'autorité administrative.
13. La FDC n'est pas fondée à soutenir que les moyens dirigés à l'encontre de la décision du 25 mai 2022 ne seraient pas recevables à défaut d'être tournées contre la décision du 22 septembre 2022 rejetant le recours gracieux de M. B.
En ce qui concerne l'annulation par voie de conséquence
14. La sanction d'exclusion temporaire D prise le 25 mai 2022 par le président de la FDC se fonde sur le non-paiement de l'amende prononcée par le conseil d'administration de l'ACCA le 22 janvier 2022.
15. Or, ainsi qu'il a été dit, cette sanction pécuniaire est dépourvue de base légale et ne pouvait, dès lors, fonder la " faute grave " au sens du 17° de l'article R. 422-63 du code de l'environnement cité au point 3. Par suite et sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens tournés contre cette décision, elle doit être annulée.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne l'absence de liaison de contentieux :
16. Les avocats ont qualité pour représenter leurs clients devant les administrations sans avoir à justifier du mandat qu'ils sont réputés avoir reçu de ces derniers dès lors qu'ils déclarent agir pour leur compte. Le contentieux a ainsi été valablement lié par les demandes indemnitaires adressées le 23 novembre 2022.
En ce qui concerne la responsabilité de l'ACCA et de la fédération de chasse
17. Les illégalités retenues aux points 10 et 15 sont de nature à engager la responsabilité de l'ACCA et de la FDC pour autant qu'il en ait résulté un préjudice direct, certain et exclusif.
En ce qui concerne les préjudices matériels invoqués par M. C
18. M. B fait valoir qu'en raison de sa suspension illégale, il a été contraint d'adhérer à une ACCA située à Sisteron pour un montant de 100 euros, d'exposer des frais d'hébergement de 280 euros pour deux séjours ainsi que des frais de déplacement d'un montant de 943, 85 euros. En réponse à une demande du tribunal tendant à justifier du montant de cette adhésion, M. B a produit une attestation du président de cette ACCA dont il ressort que s'il était adhérent en 2022-2023, il l'était également durant trois saisons de 2018 à 2021. Le lien causal entre la suspension annulée et ce poste de préjudice n'est pas établi.
19. M. C demande également le remboursement, pour un montant de 70 euros, des frais liés aux cartes journalières auprès de sociétés de chasse situées à Sourribes, à Saint Thibaud de Couz et à Magnieu en raison de la " nécessité de profiter d'un périmètre plus large de chasse ". Le lien causal entre la suspension annulée et ce poste de préjudice n'est pas établi.
En ce qui concerne le préjudice moral
20. M. B a été illégalement exclu par la fédération départementale des chasseurs de Savoie D dont il membre actif depuis 36 ans. Il est ainsi fondé à demander l'indemnisation de son préjudice moral. Il en sera fait une juste appréciation en l'évaluant à la somme de 300 euros.
21. Il résulte de ce qui précède que la FDC doit être condamnée à verser à M. C la somme de 300 euros au titre du préjudice moral.
Sur les intérêts et la capitalisation :
20. M. B peut prétendre, ainsi qu'il le demande, aux intérêts au taux légal à compter du 24 novembre 2022, date d'enregistrement de sa requête au greffe du tribunal. Il y a lieu de faire droit à la demande de capitalisation des intérêts à compter du 24 novembre 2023, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.
Sur les frais liés au litige :
21. Parties perdantes, l'ACCA et la FDC ne peuvent prétendre à l'allocation d'une quelconque somme au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, il y a lieu de condamner la FDC à verser une somme de 1 200 euros à M. C au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La sanction pécuniaire du 22 janvier 2022 et la sanction d'exclusion temporaire du 25 mai 2022 sont annulées.
Article 2 : La fédération départementale des chasseurs de Haute-Savoie est condamnée à verser à M. C la somme de 300 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 24 novembre 2022 et de leur capitalisation chaque année à compter du 24 novembre 2023.
Article 3 : La fédération départementale des chasseurs de Savoie versera à M. C la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la fédération départementale des chasseurs de Savoie et à l'association communale de chasse agréée d'Attignat Oncin.
Délibéré après l'audience du 12 décembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Triolet, présidente-rapporteure,
M. Ban, premier conseiller,
Mme Rogniaux, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 février 2025.
La présidente-rapporteure,
A. Triolet
L'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau,
J.-L. Ban
La greffière,
J. Bonino
La République mande et ordonne au ministre de l'écologie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026