lundi 29 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2207932 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique 8 |
| Avocat requérant | WECKERLIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er décembre 2022 M. D, représenté par Me Weckerlin, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision référencée 48SI du 27 septembre 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur constate l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, et les six décisions de retrait de points suite aux infractions relevées les 29 mars 2022, 22 novembre 2021, 20 octobre 2021, 20 mars 2021, 21 septembre 2019 et 24 juin 2015.
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui reconstituer son capital de points et de lui restituer son titre de conduite dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative ;
3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions de retrait de points ne lui ont pas été notifiées ;
- la réalité des infractions contestées n'est pas établie - article L. 223-1 al 4 du code de la route ;
- qu'il n'a pas bénéficié des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 février 2023, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que celle-ci est infondée.
Vu les autres pièces du dossier ;
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Vu :
- le code de la route
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Séna en application des articles L. 222-2-1 et R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Séna a été présenté au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1 . M. D demande au tribunal l'annulation de la décision référencée 48SI du 27 septembre 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur constate l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, en mentionnant dix infractions totalisant 21 points retirés. Il demande en outre l'annulation des décisions de retrait de points consécutives aux infractions relevées les 29 mars 2022 (-3 points), 22 novembre 2021 (-1 point), 20 octobre 2021 (3 points), 20 mars 2021 (-3points), 21 septembre 2019 (- 2 points) et 24 juin 2015 (-6 points) soit un total de 18 points retirés.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la notification des décisions de retrait de points :
2. Les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire, prévues par les dispositions de l'article L. 223-3 du code de la route, ne conditionnent pas la régularité de la procédure suivie et partant, la légalité de ces retraits. Cette notification a pour seul objet de rendre ceux-ci opposables à l'intéressé et de faire courir le délai dont il dispose pour en contester la légalité devant la juridiction administrative. La circonstance que l'administration ne soit pas en mesure d'apporter la preuve que la notification des retraits successifs, effectuée par lettre simple, a bien été reçue par son destinataire, ne saurait lui interdire de constater que le permis a perdu sa validité, dès lors que la décision procédant au retrait des derniers points récapitule les retraits antérieurs et les rend ainsi opposables au conducteur. En conséquence M. D ne peut utilement se prévaloir de ce que les retraits de points en litige ne lui auraient pas été notifiés avant l'intervention de la décision constatant la perte de validité de son permis de conduire.
En ce qui concerne la réalité des infractions relevées les 29 mars 2022, 22 novembre 2021, 20 octobre 2021, 20 mars 2021 et 21 septembre 2019 :
3 . Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route, " () La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d' une composition pénale ou par une condamnation définitive ". Il résulte des dispositions combinées des articles L. 223-1 et L. 225-1 du code de la route et des articles 529 et suivants du code de procédure pénale que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée ;
4 . Le ministre de l'intérieur a versé au dossier le relevé d'information intégral relatif à la situation du requérant, extrait du système national du permis de conduire. Eu égard aux mentions de ce document produit à l'instance, et en l'absence de tout élément avancé par l'intéressé de nature à mettre en doute leur exactitude, soit le requérant s'est acquitté de l'amende forfaitaire soit des titres exécutoires ont été émis. Il suit de là que la réalité de ces infractions doit être tenue pour établie conformément aux dispositions susmentionnées de l'article L. 223-1 du code de la route, le requérant n'alléguant pas avoir formé de requête en exonération au titre de l'ensemble de ces amendes.
En ce qui concerne l'absence d'information préalable :
5 . Il résulte des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route que lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé notamment qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1 du même code ; qu'il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. L'information prévue par ces dispositions du code de la route constitue une formalité substantielle dont l'accomplissement, qui est une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre d'en contester la réalité et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis, est une condition de la régularité de la procédure suivie et, par suite, de la légalité du retrait de points. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, qu'elle a satisfait à cette obligation. Toutefois, lorsque la réalité de l'infraction a été établie par une condamnation devenue définitive prononcée par le juge pénal qui a statué sur tous les éléments de fait et de droit portés à sa connaissance et que l'auteur de l'infraction a ainsi pu la contester, l'omission de cette formalité est sans influence sur la régularité du retrait de points résultant de la condamnation.
S'agissant de l'infraction commise le 24 juin 2015 :
6 . Le relevé d'information intégral du requérant concernant cette infraction porte la mention " 72 Suspension du permis de conduire du 23 septembre 2015 par le tribunal d'instance ou de police de Chaumont Définitive le 26 février 2016 ". Ainsi la réalité de l'infraction a été établie par cette condamnation devenue définitive prononcée par le juge pénal qui a statué sur tous les éléments de fait et de droit portés à la connaissance du requérant qui a ainsi pu la contester et l'omission de la formalité d'information préalable est sans influence sur la régularité du retrait de points résultant de la condamnation.
S'agissant de l'infraction du 21 septembre 2019 :
7 . Les dispositions portant application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale, notamment celles des articles A. 37-15 à A. 37-18 de ce code issues de l'arrêté du 13 mai 2011 relatif aux formulaires utilisés pour la constatation et le paiement des contraventions soumises à la procédure de l'amende forfaitaire, prévoient que lorsqu'une contravention soumise à cette procédure est constatée par un procès-verbal dressé avec un appareil électronique sécurisé, sans que l'amende soit payée immédiatement entre les mains de l'agent verbalisateur, il est adressé au contrevenant un avis de contravention, qui comporte une information suffisante au regard des exigences des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, une notice de paiement qui comprend une carte de paiement et un formulaire de requête en exonération. Dès lors, le titulaire d'un permis de conduire à l'encontre duquel une infraction au code de la route est relevée au moyen d'un appareil électronique sécurisé et dont il est établi, notamment par la mention qui en est faite au système national des permis de conduire, qu'il a payé, à une date postérieure à celle de l'infraction, l'amende forfaitaire correspondant à celle-ci, a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis est réputé être revêtu, l'administration doit être regardée comme s'étant acquittée envers le titulaire du permis de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet.
8 . En l'espèce il ressort de relevé d'information intégral que l'infraction du 21 septembre 2019 a été constatée par un procès-verbal électronique et que l'amende forfaitaire a été recouvrée. Ainsi l'administration doit être regardée comme s'étant acquittée envers M. D de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet.
S'agissant de l'infraction du 29 mars 2022 relevée par procès-verbal électronique :
9 . L'administration produit à l'instance le procès-verbal électronique correspondant à cette infraction et comportant les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route sous lesquelles M. D a refusé de signer et l'agent verbalisateur a apposé la mention " refus de signer ", mention qui possède la même valeur probante que la signature du contrevenant.
S'agissant de l'infraction du 22 novembre 2021 relevé par radar automatique :
10. Il ressort du relevé d'information intégral de M. D que cette infraction a donné lieu à une amende forfaitaire majorée. L'administration produit à l'instance le pli contenant l'avis d'amende forfaitaire majorée, daté du 22 avril 2022, présenté à l'adresse du requérant telle que mentionnée dans le relevé d'information intégral. Le requérant n'ayant pas retiré le pli alors qu'il en avait été avisé le 28 avril, le pli recommandé a été retourné à l'administration avec les éléments de traitement postal précités. Ainsi l'avis d'amende forfaitaire comportant les informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ont été régulièrement notifiées au requérant qui ne peut se prévaloir utilement ne pas en avoir eu connaissance.
11. Il résulte de ce qui précède que les infractions commises par le requérant le 24 juin 2015 (- 6 points), le 21 septembre 2019 (- 2 points), le 29 mars 2022 (-3 points) et le 22 novembre 2021 (- 1 point) ont fait l'objet de l'information préalable prévue par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par suite les conclusions tendant à l'annulation des décisions de retraits des douze points correspondant, doivent être rejetées.
En ce qui concerne les infractions des 20 mars 2021 et 20 octobre 2021:
12. Si l'administration produit à l'instance les procès-verbaux électroniques établis suite aux infractions du 20 mars 2021 et du 20 octobre 2021, il est constant que ces documents ne comportent aucune mention des informations requises ni la signature du requérant. D'autre part, l'administration fait valoir que ces informations ont été portées à la connaissance de l'intéressé à l'occasion d'infractions antérieures suffisamment récentes. Toutefois si ce moyen peut prospérer concernant l'information relative au système national informatisé des permis de conduire, ce n'est pas le cas de l'information relative à la possibilité de retrait de points qui dépend de la qualification de l'infraction. En l'espèce, l'infraction commise le 20 mars 2021 a la qualification de " conduite véhicule sans respect inter - distance " (- 3 points) et l'infraction commise le 20 octobre 2021 a la qualification " usage d'un téléphone par conducteur véhicule en circulation " (- 3 points). Il ressort du relevé d'information intégral du requérant produit par l'administration qu'aucune de ces infractions n'y sont portées entre 2021 et 2010. Enfin l'administration n'établit pas, par la preuve du recouvrement des amendes forfaitaires majorées correspondantes que l'information préalable requise par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, auraient été transmises à l'intéressé. Ainsi, pour ces deux retraits de points et en l'état du dossier, doit être accueilli le moyen tiré du défaut d'information préalable car constituant une formalité substantielle dont l'accomplissement est obligatoire et qui est une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre d'en contester la réalité et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis.
13. Par suite, les décisions de retraits de points correspondant aux infractions commises par M. B les 20 mars 2021 et 20 octobre 2021 totalisant six points doivent être annulées.
14 . Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des retraits de douze points correspondant aux infractions commises par le requérant les 29 mars 2022, 22 novembre 2021, 21 septembre 2019 et 24 juin 2015 sont rejetées. En revanche les conclusions à fin d'annulation de la décision 48 SI du 27 septembre 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur constate l'invalidité du permis de conduire de M. D, pour solde de points nul, doit être annulée dès lors que les retraits de six points suite aux infractions des 20 mars 2021 et 20 octobre 2021 sont annulés et sont antérieurs au 27 septembre 2022.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Eu égard aux motifs du présent jugement, l'exécution de celui-ci implique nécessairement, la restitution au capital de points affectés au permis de conduire de M. D des six points retirés à la suite des infractions citées au point 14. Dans ces conditions, il y a lieu d'enjoindre au ministre de l'intérieur qu'il rétablisse ces points dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, sous réserve de la commission de nouvelles infractions justifiant des retraits de points et qu'il réexamine, dans le même délai, la situation de l'intéressé pour en tirer les conséquences sur son capital de points et son droit de conduire.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1000 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les décisions de retraits de points correspondant aux infractions relevées les 20 mars 2021 et 20 octobre 2021 totalisant six points et la décision 48 SI du 27 septembre 2022 sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de rétablir ces points dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, sous réserve de la commission de nouvelles infractions justifiant des retraits de points et de réexaminer, dans le même délai, la situation de l'intéressé pour en tirer les conséquences sur son capital de points et son droit de conduire.
Article 3 : L'Etat versera à M. D une somme de 1000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et au ministre de l'intérieur.
Lu en audience publique le 29 janvier 2024.
La magistrate désignée,
D. SénaLe greffier,
P. Buguellou
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026