mardi 14 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2207969 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SCHURMANN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 décembre 2022, M. D, représenté par Me Schürmann, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 4 août 2022 par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de l'admettre au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire pour une durée d'un an ;
2°) d'ordonner au préfet de l'Isère, sur le fondement de l'article L. 911-3 du code de justice administrative, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le mois suivant la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) à défaut, d'enjoindre au préfet de l'Isère, sur le fondement de l'article L. 911-2 du code de justice administrative, de lui délivrer une carte de séjour " vie privée et familiale " et à défaut de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la décision à intervenir et de le mettre en possession d'une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l'attente de ce réexamen et ce, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) De mettre à la charge du préfet de la Savoie une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
* La décision prise dans son ensemble :
- est entachée d'incompétence du signataire ;
- est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen ;
- méconnaît les dispositions de l'article L.313-14-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
* La décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- méconnaît les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par ordonnance du 8 décembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 16 février 2023 à 12 heures.
Par ordonnance du 16 février 2023, la clôture d'instruction a été reportée au 23 février 2023 à 12 heures.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. E,
- les observations de Me Schürmann, représentant M. D.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, né le 2 décembre 1974 à Sachkhere (Géorgie), ressortissant géorgien, déclare être entré en France le 23 septembre 2013 afin de solliciter l'asile. Par une décision en date du 21 juillet 2015, l'Office Français de Protection des Réfugiés et des Apatrides (OFPRA) a rejeté sa demande, rejet qui a été confirmé par une décision de la Cour Nationale du Droit d'Asile (CNDA) en date du 30 septembre 2016. Le 24 septembre 2020, M. D a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des anciennes dispositions de l'article L. 313-14-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté n°2022-LS141 en date du 4 août 2022, le préfet de l'Isère a refusé de l'admettre au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire pour une durée d'un an.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la décision prise dans son ensemble :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signée par Mme A B, attachée, cheffe du bureau du droit au séjour de la préfecture de l'Isère, qui disposait à cet effet d'une délégation de signature consentie par arrêté du 26 juillet 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du même jour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué comporte les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Il vise, en particulier, les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et précise les éléments se rapportant à la situation personnelle, familiale et administrative de M. D. Par suite, cet arrêté répond suffisamment aux exigences de motivation énoncées par les dispositions des articles L.211-1 et L.211-5 du code des relations entre le public et l'administration et révèle, en outre, que contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet a procédé à un examen particulier de sa situation avant de prendre la décision contestée.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article L.313-14-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa version applicable : " Sauf si sa présence constitue une menace à l'ordre public et à condition qu'il ne vive pas en état de polygamie, la carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L.313-11 ou la carte de séjour mentionnée au 1° et 2° de l'article L.313-10 peut être délivrée, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L.313-2, à l'étranger accueilli par les organismes mentionnés au premier alinéa de l'article L.265-1 du code de l'action sociale et des familles qui justifie de trois années d'activité ininterrompue au sein de ce dernier, du caractère réel et sérieux de cette activité et de ses perspectives d'intégration, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. ". Aux termes de l'article R. 313-25 du même code : " Pour l'application de l'article L. 313-14-1, l'étranger qui sollicite la délivrance de la carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 présente à l'appui de la demande, outre les pièces prévues aux articles R. 313-1 et R. 311-2-2 : / 1° Les pièces justifiant de trois années d'activité ininterrompue au sein de l'organisme, du caractère réel et sérieux de cette activité et de ses perspectives d'intégration ; / 2° Un rapport établi par le responsable de l'organisme d'accueil mentionné au premier alinéa de l'article L. 265-1 du code de l'action sociale et des familles précisant notamment la nature des missions effectuées et leur volume horaire, permettant de justifier de trois années d'activité ininterrompue exercée en son sein, ainsi que du caractère réel et sérieux de cette activité ; ce rapport précise également les perspectives d'intégration de l'intéressé au regard notamment du niveau de langue, des compétences acquises et le cas échéant, de son projet professionnel ainsi que des éléments tirés de la vie privée et familiale () ".
5. Lorsqu'il examine une demande d'admission exceptionnelle au séjour présentée sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-14-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger justifie de trois années d'activité ininterrompue dans un organisme de travail solidaire, qu'un rapport a été établi par le responsable de l'organisme d'accueil, qu'il ne vit pas en état de polygamie et que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Il lui revient ensuite, dans le cadre du large pouvoir dont il dispose, de porter une appréciation globale sur la situation de l'intéressé, au regard notamment du caractère réel et sérieux de cette activité et de ses perspectives d'intégration. Il appartient au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation ainsi portée.
6. Pour refuser de délivrer au requérant un titre de séjour sur le fondement de ces dispositions, le préfet de l'Isère s'est notamment fondé sur la circonstance qu'en cinq ans de présence au sein de l'association Emmaüs, M. D a changé à six reprises d'antenne, qu'il n'a fourni, lors de sa demande d'admission au séjour, aucun élément qui atteste de sa participation continue au sein de l'organisme. Par ailleurs, le préfet de l'Isère a retenu qu'en tout état de cause, le requérant n'apporte aucun élément relatif à ses perspectives d'intégration au sein de la société française. Dans ces conditions, le préfet de l'Isère pouvait, pour ces motifs, lui refuser la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L.313-14-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. Eu égard aux conditions dans lesquelles le préfet peut régulariser la situation d'un étranger sur le fondement de l'article L. 313-14-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. D n'est pas fondé à soutenir que dès lors qu'il justifiait de trois années d'activité ininterrompue au sein des compagnons d'Emmaüs et du caractère réel et sérieux de cette activité, le préfet aurait dû lui délivrer un titre de séjour. En outre, le préfet de l'Isère s'est également fondé, pour refuser de délivrer à l'intéressé un titre de séjour, sur la circonstance qu'il ne justifiait pas de ses perspectives d'intégration sur le territoire national. Sur ce point, aucun des éléments produits au dossier, notamment ceux émanant de la communauté Emmaüs, ou les attestations de réussite aux formations geste et posture avec l'organisme de formation ABC LOG en mars 2022, à la formation permis Caces 3, chariot élévateur, ne permet d'apprécier les perspectives d'intégration de M. D au regard de sa maîtrise de la langue française, des compétences qu'il a acquises, alors que l'intéressé ne fait état d'aucun projet professionnel précis. La circonstance que postérieurement à la décision contestée, son épouse est titulaire d'une promesse d'embauche en date du 20 février 2023 au sein de la société Sobodu afin d'occuper un poste de vendeuse ne permet pas de justifier de la réalité d'un projet professionnel de M. D à la date de l'arrêté en litige. Dans ces conditions, le préfet de l'Isère a pu, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, refuser l'admission exceptionnelle au séjour de M. D au titre de l'article L. 313-14-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre public et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
9. M. D fait valoir qu'il est présent en France depuis 2013, soit depuis près de neuf ans à la date de la décision attaquée et qu'il est très engagé auprès des compagnons d'Emmaüs. Toutefois, M. D ne rapporte pas la preuve de liens intenses, stables et anciens sur le territoire français alors qu'il a vécu la majeure partie de sa vie, soit plus de 39 ans, dans son pays d'origine dans lequel il a nécessairement tissé des liens et dans lequel résident ses parents. Son épouse se trouve dans la même situation administrative que lui. Ainsi, rien ne s'oppose à ce que la cellule familiale se reconstitue en Géorgie. Par suite, eu égard à la durée et aux conditions de son séjour en France, M. D n'est pas fondé à soutenir que le préfet de l'Isère aurait, en lui opposant un refus de titre séjour, entaché sa décision d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
10. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux point 7 et 9 du présent jugement, le préfet de l'Isère n'a pas commis une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire :
11. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L.612-6 et L.612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Aux termes de l'article L.612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L.612-6 et L.612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L.612-8 (). "
12. Il résulte des dispositions qui précèdent que le préfet peut assortir une obligation de quitter le territoire français accordant à l'étranger un délai de départ volontaire, d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée maximale de deux ans. Le prononcé et la durée de cette interdiction doivent être appréciés au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifient sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
13. Il ressort de la décision attaquée que pour prononcer une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, le préfet de l'Isère a, après avoir visé l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, indiqué que le requérant ne présente pas d'atteinte à l'ordre public, que l'intéressé a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 22 mai 2017 et s'est maintenu irrégulièrement en France pendant plus de trois ans à compter du délai de départ volontaire qui lui avait été accordé, qu'il soutient résider en France depuis le 23 septembre 2013, qu'il n'en justifie pas, que ce temps de présence ne serait alors lié qu'à son maintien indu sur le territoire malgré une précédente mesure d'éloignement, ainsi qu'à la durée d'instruction des différentes demandes de titre qu'il a formulées, qu'il ne justifie pas de liens intenses, stables et anciens sur le territoire national, que son épouse ayant fait l'objet des mêmes mesures, la cellule familiale peut être reconstituée hors de France, qu'en outre, il conserve des attaches familiales dans son pays d'origine, où résident ses parents, qu'ayant vécu jusqu'à l'âge de trente-neuf ans dans son pays d'origine, il s'y est nécessairement créé des attaches personnelles et sociales. Dans ces circonstances, il n'est pas établi que le préfet se soit abstenu de procéder à un examen préalable de la situation du requérant au regard des critères susvisés. Dans ces circonstances, le préfet de l'Isère, qui a suffisamment motivé sa décision, n'a pas méconnu les dispositions de l'article L.612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et n'a pas commis d'erreur d'appréciation en prenant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français limitée à un an alors même qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Par suite, ses conclusions en annulation sont nécessairement rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D, à Me Schürmann et à la Préfecture de l'Isère.
Délibéré après l'audience du 28 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Vial-Pailler, président,
Mme Frapolli, premier conseiller,
Mme Fourcade, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mars 2023.
Le président-rapporteur,
C. E
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
I. FRAPOLLI Le greffier,
G. MORAND
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2207969
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026