mercredi 14 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2207998 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | ROUVIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire et des pièces enregistrés les 7, 12 et 13 décembre 2022, M. H G, représenté par Me Rouvier, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 2 novembre 2022, notifié le 6 décembre 2022 par lequel le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire sans délai, a fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée de trois ans ;
3°) d'annuler l'arrêté du 6 décembre 2022 par lequel le préfet de l'Isère l'a assignée à résidence dans le département de l'Isère pour une durée de 45 jours renouvelable ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
La décision portant refus de titre de séjour :
- a été prise par une autorité incompétente ;
- est insuffisamment motivée ;
- méconnait les stipulations de l'article 6-4 de l'accord franco-algérien et est entachée d'un erreur manifeste d'appréciation ;
- méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
-méconnait les stipulations de l'article 3.1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
La décision portant obligation de quitter le territoire :
- est illégale en raison de l'illégalité du refus de titre de séjour ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par des mémoires et des pièces enregistrées les 9, 12 et 13 décembre 2022, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il soutient à titre principal que la requête est irrecevable et à titre subsidiaire que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- la convention internationale des droits de l'enfant, signée à New York, le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. D en application de l'article R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 12 décembre 2022 :
- le rapport de M. D ;
- les observations de Me Rouvier, représentant de M. G en présence de Mme I interprète en langue arabe ;
- les observations de Mme C représentant le préfet de l'Isère.
Les parties ont été informées du renvoi de l'affaire.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 14 décembre 2022 :
- le rapport de M. D ;
- les observations de Me Rouvier, représentant de M. G en présence de Mme I interprète en langue arabe.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. H G, ressortissant algérien né le 3 avril 1988 est entré en France pour la dernière fois le 12 juillet 2018 selon ses déclarations. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 1er juin 2017, et sa demande de réexamen a été rejetée le 3 novembre 2017, confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 12 mars 2018. M. G a fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire du préfet du Rhône en date du 14 février 2017, puis d'une seconde décision du 21 mai 2017 portant obligation de quitter le territoire assortie d'une interdiction de retour de deux ans. De retour sur le territoire français, le requérant a fait l'objet de nouveaux arrêtés du préfet du Rhône portant obligation de quitter le territoire en date du 20 octobre 2018 et du 30 janvier 2019 assortie d'une d'interdiction de retour d'une durée de 3 ans. M. G a sollicité le 11 janvier 2022 la délivrance d'un certificat de résidence algérien mention " parent d'enfant français " sur le fondement de l'article 6-4 de l'accord franco-algérien. Par arrêté du 2 novembre 2022, le préfet de l'Isère a refusé la délivrance du titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire pour une durée de trois ans. Par un arrêté du 6 décembre 2022, le préfet de l'Isère a assigné M. G à résidence dans le département de l'Isère pour une durée de 45 jours renouvelable.
Sur l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991: " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. G, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur l'étendue du litige :
3. Aux termes de l'article L. 614-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les dispositions des articles L. 614-4 à L. 614-6 sont applicables à l'étranger détenu. Toutefois, lorsqu'il apparaît, en cours d'instance, que l'étranger détenu est susceptible d'être libéré avant que le juge statue, l'autorité administrative en informe le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné. Il est alors statué sur le recours dirigé contre la décision portant obligation de quitter le territoire français selon la procédure prévue aux articles L. 614-9 à L. 614-11 et dans un délai de huit jours à compter de l'information du tribunal par l'autorité administrative. ".
4. Il résulte de ces dispositions qu'il n'appartient pas au magistrat désigné par le président du tribunal administratif de se prononcer sur les conclusions tendant à l'annulation d'un refus de titre de séjour. Dès lors, il n'y a lieu de statuer, dans la présente instance, que sur les conclusions tendant à l'annulation des obligations de quitter le territoire français et des décisions subséquentes. En conséquence, les conclusions dirigées contre le refus de titre de séjour doivent être renvoyées devant une formation collégiale du tribunal administratif de céans. Il en va de même des conclusions présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, dans le cadre de cette instance.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
S'agissant de l'exception d'illégalité du refus de titre de séjour :
5. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme F E, chef du service de l'immigration et de l'intégration de la préfecture de l'Isère, qui disposait à cet effet d'une délégation de signature du 26 juillet 2022, régulièrement publiée au recueil des actes administratifs le même jour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire doit être écarté comme manquant en fait.
6. En deuxième lieu, le préfet de l'Isère mentionne notamment dans l'arrêté les éléments le conduisant à retenir la menace à l'ordre public et examine la situation personnelle et familiale du requérant. La décision énonce ainsi, avec une précision suffisante et dépourvue de caractère stéréotypé, les considérations de droit et de fait sur lesquelles la préfète de la Drôme s'est fondée. Dès lors, la décision attaquée satisfait à l'exigence de motivation définie aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco algérien modifié : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 4) au ressortissant algérien ascendant direct d'un enfant français mineur résidant en France, à la condition qu'il exerce même partiellement l'autorité parentale à l'égard de cet enfant ou qu'il subvienne effectivement à ses besoins () ".
8. M. G fait valoir qu'il est le père de deux enfants de nationalité française, nées le 16 décembre 2019 et le 18 décembre 2020 de sa relation avec une ressortissante française, Mme B, et indique exercer l'autorité parentale, vivre avec ses enfants et participer à leur éducation. Toutefois, s'il produit une attestation de la crèche, des photos de lui et ses enfants et une attestation sommaire de Mme B, il n'établit pas exercer même partiellement l'autorité parentale à l'égard de ses filles ou subvenir effectivement à leurs besoins. Pour ce seul motif, il ne pouvait bénéficier de plein droit d'un titre de séjour sur le fondement de l'article 6 4° de l'accord franco-algérien.
9. Ni les dispositions précitées de l'article 6-4, ni aucune des autres stipulations de l'accord franco-algérien susvisé du 27 décembre 1968 ne prive l'administration du pouvoir qui lui appartient, en application de la règlementation générale relative à l'entrée et au séjour des étrangers en France, de refuser l'admission au séjour d'un ressortissant algérien en se fondant sur la circonstance que sa présence en France constitue une menace à l'ordre public.
10. M. G se prévaut des dispositions du 1° du I de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale que les agents habilités selon les modalités prévues au 1° du I de l'article R. 40-28 peuvent consulter les données à caractère personnel figurant dans le traitement des antécédents judiciaires, qui se rapportent à des procédures judiciaires closes ou en cours, sans autorisation du ministère public, dans le cadre des enquêtes prévues au V de l'article L. 114-1 du code de la sécurité intérieure, applicable en particulier pour l'instruction des demandes de délivrance de titre de séjour.
11. Dès lors que l'article 17-1 de la loi d'orientation et de programmation relative à la sécurité du 21 janvier 1995 prévoit la possibilité que certains traitements automatisés de données à caractère personnel soient consultés au cours de l'enquête conduite par l'administration dans le cadre de ses pouvoirs de police, préalablement à la délivrance d'un titre de séjour, la circonstance que l'agent ayant procédé à cette consultation n'aurait pas été, en application des articles R. 40-23, R. 40-28 et du 1° du I de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale, individuellement désigné et régulièrement habilité à cette fin, n'est pas, par elle-même, de nature à entacher d'irrégularité la décision prise sur la demande de titre de séjour. Par suite, le moyen selon lequel le préfet ne démontrerait pas avoir respecté ses obligations relatives à la consultation du traitement d'antécédents judiciaires en méconnaissance des dispositions de l'article 40-29 du code de procédure pénale est inopérant.
12. M. G soutient également que s'il a fait l'objet de cinq condamnations, il n'a été condamné qu'à de courtes peines pour des délits mineurs et qu'il ne représente pas une menace pour l'ordre public. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. G a été condamné le 6 juillet 2017 à une peine de cinq mois d'emprisonnement assortie d'une interdiction de détenir ou porter une arme soumis à autorisation pour une période de cinq ans pour des faits de vols, puis le 8 septembre 2017 à une peine d'un mois d'emprisonnement pour des faits de vols, puis le 31 janvier 2018 à une peine de quatre mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits de vols et dégradation et le 22 février 2021 à une peine de trois mois d'emprisonnement avec sursis pendant deux ans pour des faits de violence sans incapacité exercés sur Mme B et pour des faits de dégradation et de détérioration de biens appartenant à autrui. Au surplus, il n'est pas contesté par M. G qu'il a été interpellé à quinze reprises entre le 18 février 2016 et le 25 février 2022 et a fait l'objet d'un rappel à la loi le 31 mars 2022 pour usage illicite de stupéfiants et port d'arme blanche. Contrairement à ce que prétend M. G, au regard du caractère répété des faits et de leur gravité, le préfet de l'Isère a pu considérer à bon droit que le comportement personnel du requérant constituait une menace à l'ordre public.
13. Il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué méconnaitrait les stipulations précitées de l'article 6.4° de l'accord franco algérien, ni qu'il serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
14. En quatrième lieu, M. G fait valoir qu'il parle français, dispose d'un logement, a disposé d'un emploi et que ses enfants sont scolarisés, ce qui justifierait de son intégration à la société française. Toutefois, compte tenu de ce qui a été dit aux points précédents, l'intéressé ne justifie pas d'une bonne intégration dans la société française dès lors qu'il a été mis en cause et condamné à de nombreuses reprises notamment dans des faits de violence. S'il soutient vivre avec ses enfants et sa compagne, il n'apporte aucun élément probant à l'appui de ses allégations et ne justifie pas davantage une intégration professionnelle réelle. Par suite, M. G n'établit pas que l'arrêté attaqué porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris, et méconnaitrait de ce fait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
15. En cinquième lieu, pour les mêmes motifs que ceux précédemment développés, M. G n'établit ni exercer effectivement son autorité parentale, ni vivre avec ses enfants, ni subvenir à leurs besoins ou participer à leur éducation. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
16. Il résulte de ce qui précède que l'exception d'illégalité du refus de titre de séjour, soulevée contre la décision faisant obligation à M. A de quitter le territoire français, doit être écartée.
S'agissant du surplus des moyens invoqués à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français :
17. Pour les mêmes motifs que ceux développés au point 13, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à l'annulation pour excès de pouvoir de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français, de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire, de la décision fixant le pays de destination, de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
19. Si le requérant demande dans sa requête introductive l'annulation de la décision du 6 décembre 2022 l'assignant à résidence, il n'a développé aucun moyen à l'appui de ses conclusions, ni dans ses écritures, ni à l'audience. Ces conclusions doivent sur ce point être rejetées comme étant dépourvues des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Au surplus il résulte de ce qui précède que M. G ne serait pas fondé à se prévaloir, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire sans délai à l'appui de sa demande d'annulation de l'assignation à résidence.
20. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées contre la décision portant assignation à résidence doivent être rejetée.
DECIDE :
Article 1er : Il est accordé à M. G, à titre provisoire, le bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Les conclusions dirigées contre le refus de délivrance du titre de séjour et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont réservées jusqu'à ce qu'il y soit statué en formation collégiale.
Article 3 : Les conclusions à fin d'annulation de la décision du 2 novembre 2022 par laquelle le préfet de l'Isère a fait obligation à M. G de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ainsi que la décision du 6 décembre 2022 par laquelle le préfet de l'Isère l'a assigné à résidence sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. H G et au préfet de l'Isère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 décembre 2022.
Le magistrat désigné,
F. D
Le greffier,
G. MORAND
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026