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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2208063

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2208063

lundi 20 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2208063
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantSELARL BALLALOUD-ALADEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistré le 9 décembre 2022 et le 13 juin 2023, l'association Lac d'Annecy Environnement demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 11 août 2022 par lequel le maire de la commune de Talloires-Montmin a accordé un permis de construire à la société FC Debuquoy ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Talloires-Montmin et de la société FC Debuquoy la somme de 1 500 euros chacune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

S'agissant du plan local d'urbanisme de Talloires-Montmin :

- il méconnait les dispositions des article R. 151-27 et R. 151-28 du code de l'urbanisme ;

- les parcelles cadastrées section AH 186, 377, 380 et 604 sur lesquelles s'implante le projet font l'objet d'un classement en méconnaissance des dispositions des article L. 121-23 à L. 121-26 et R. 121-4 à R. 121-6 du code de l'urbanisme ;

S'agissant de l'arrêté du 11 août 2022 :

- l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme a été méconnu ;

- l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme a été méconnu ;

- l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme a été méconnu ;

- les articles 6 et 7 UT du règlement du plan local d'urbanisme de Talloires-Montmin ont été méconnus ;

- l'article 12 UT du règlement du plan local d'urbanisme de Talloires-Montmin a été méconnu.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 mai 2023, la société FC Debuquoy, représentée par Me Planchet, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de l'association requérante la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par l'association ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 mai 2023, la commune de Talloires-Montmin, représentée par Me Duraz, conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce qu'il soit fait application des dispositions des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et en tout état de cause que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de l'association requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable car l'association ne prouve pas avoir régulièrement mandaté son président pour la représenter ;

- les moyens soulevés par l'association ne sont pas fondés.

La clôture d'instruction a été fixée le 26 juin 2023 par une ordonnance du même jour.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le règlement du plan local d'urbanisme de Talloires-Montmin ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Sauveplane,

- les conclusions de Mme Akoun, rapporteure publique,

- les observations de M. A, représentant l'association Lac d'Annecy Environnement, de Me Duraz, représentant la commune de Talloires-Montmin et de Me Planchet, représentant la société FC Debuquoy.

Une note en délibéré, enregistrée le 10 novembre 2023, a été présentée par la requérante.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 11 août 2022 le maire de la commune de Talloires-Montmin a accordé un permis de construire à la société FC Debuquoy pour la construction d'un immeuble destiné à l'hébergement du personnel saisonnier de l'hôtel Beau Site dont elle est propriétaire. Ce projet vise en la construction d'un bâtiment comprenant vingt et un logements et une zone de stockage destinée à l'hôtel Beau Site pour surface de plancher de 706,56 mètres carrés. L'association Lac d'Annecy Environnement a demandé le retrait de cette décision par un recours gracieux du 4 octobre 2022, rejeté par le maire de Talloires-Montmin le 12 octobre 2022.

Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :

2. Une association est régulièrement engagée par l'organe tenant de ses statuts le pouvoir de la représenter en justice, sauf stipulation de ces statuts réservant expressément à un autre organe la capacité de décider de former une action devant le juge administratif. Il appartient à la juridiction administrative saisie, qui en a toujours la faculté, de s'assurer, le cas échéant et notamment lorsque cette qualité est contestée sérieusement par l'autre partie ou qu'au premier examen, l'absence de qualité du représentant de la personne morale semble ressortir des pièces du dossier, que le représentant de cette personne morale justifie de sa qualité pour agir au nom de cette partie. A ce titre, si le juge doit s'assurer de la réalité de l'habilitation du représentant de l'association qui l'a saisi, lorsque celle-ci est requise par les statuts, il ne lui appartient pas, en revanche, de vérifier la régularité des conditions dans lesquelles une telle habilitation a été adoptée.

3. Par une délibération du 7 octobre 2022, le conseil d'administration de l'association Lac d'Annecy Environnement a confié un mandat à son président, M. C B afin d'engager une action contentieuse devant le tribunal administratif en contestation de la légalité de l'arrêté du 11 août 2022 accordant le permis de construire litigieux à la société FC Debuquoy, conformément aux articles 5.4 et 5.11 de ses statuts. Par conséquent, l'association témoigne avoir régulièrement délivré un mandat à son président pour lui permettre d'agir en son nom. La fin de non-recevoir opposée par la commune de Talloires-Montmin doit donc être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la bande littorale d'inconstructibilité :

4. Aux termes de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme : " En dehors des espaces urbanisés, les constructions ou installations sont interdites sur une bande littorale de cent mètres à compter de la limite haute du rivage ou des plus hautes eaux pour les plans d'eau intérieurs désignés au 1° de l'article L. 321-2 du code de l'environnement ".

5. Il résulte de ces dispositions, sous réserve des exceptions qu'elles prévoient, que, dans les communes littorales, les constructions peuvent être autorisées soit en hameaux nouveaux, soit en continuité avec les secteurs déjà urbanisés caractérisés par un nombre et une densité significatifs de constructions, aucune construction ne pouvant en revanche être autorisée, même en continuité avec d'autres constructions, dans les espaces d'urbanisation diffuse éloignés de ces agglomérations et villages et, s'agissant des espaces proches du rivage, à la condition qu'elles n'entraînent qu'une extension limitée de l'urbanisation spécialement justifiée et motivée et qu'elles soient situées en dehors de la bande littorale des cent mètres à compter de la limite haute du rivage. Ne peuvent déroger à l'interdiction de toute construction sur la bande littorale des cent mètres que les projets réalisés dans des espaces urbanisés, caractérisés par un nombre et une densité significatifs de constructions, à la condition qu'ils n'entraînent pas une densification significative de ces espaces.

6. En l'espèce, il ressort du plan de masse que le projet prévoit la construction d'un espace de stationnement de 21 places dont 15 seront implantées sur la bande d'inconstructibilité de cent mètres. D'une part, contrairement à ce que soutient la société FC Debuquoy l'installation des places de stationnement revêtues d'un matériau de type " evergreen ", nécessitant un terrassement et l'apposition de fondations, est une installation au sens des dispositions précitées de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme.

7. D'autre part, il ressort ensuite des prises de vue aériennes et des plans cadastraux que le terrain d'assiette du projet se situe dans une zone délimitée à une extrémité par le lac et à l'autre par le chemin de la Ruaz qui marque une limite d'urbanisation. Ces photographies et plans mettent en évidence que cette partie de la bande littorale comprend un ensemble disparate d'hôtel et de bâtisses aux dimensions moyennes lesquelles sont largement séparées par de grands espaces verts. Enfin, le terrain d'assiette sur projet s'ouvre, au Sud, vers une zone vierge de toute construction de sorte qu'eu égard à cette faible densité d'urbanisme, la partie de la bande littorale de cent mètres sur laquelle s'implante le projet litigieux ne peut être regardée comme un espace urbanisé. Il s'ensuit que le projet ne pouvait donc prévoir l'installation de places de stationnement, même partiellement, sur cette bande d'inconstructibilité, sauf à ce que ces places de stationnement ne puissent être regardées comme des constructions ou installations au sens de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme.

8. Par conséquent, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme doit être accueilli.

En ce qui concerne l'espace proche du rivage :

9. Aux termes de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme : " L'extension limitée de l'urbanisation des espaces proches du rivage ou des rives des plans d'eau intérieurs désignés au 1° de l'article L. 321-2 du code de l'environnement est justifiée et motivée dans le plan local d'urbanisme, selon des critères liés à la configuration des lieux ou à l'accueil d'activités économiques exigeant la proximité immédiate de l'eau. Toutefois, ces critères ne sont pas applicables lorsque l'urbanisation est conforme aux dispositions d'un schéma de cohérence territoriale ou d'un schéma d'aménagement régional ou compatible avec celles d'un schéma de mise en valeur de la mer () ". Une opération qu'il est projeté de réaliser en agglomération ou, de manière générale, dans des espaces déjà urbanisés ne peut être regardée comme une extension de l'urbanisation, au sens de cet article, que si elle conduit à étendre ou à renforcer de manière significative l'urbanisation de quartiers périphériques ou si elle modifie de manière importante les caractéristiques d'un quartier, notamment en augmentant sensiblement la densité des constructions en son sein. En revanche, la seule réalisation dans un quartier urbain d'un ou plusieurs bâtiments qui est une simple opération de construction ne peut être regardée comme constituant une extension au sens de la loi.

10. S'il résulte de ce qui a été dit au point 7 que la bande littorale de 100 mètres ne peut être regardée comme un espace urbanisé au sens des dispositions de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme, il ressort des pièces du dossier qu'il existe une coupure nette d'urbanisation au niveau de la limite entre la bande de cent mètres et l'espace proche du rivage. L'immeuble projeté, qui s'implante à l'emplacement actuel du terrain de tennis borde le chemin de la Ruaz et est à proximité immédiate de plusieurs hôtels et villas présentant des dimensions plus importantes que la construction autorisée. Par conséquent, le projet se situe en limite de ce quartier dont la densité et le nombre de construction sont suffisants pour être regardés comme un espace urbanisé. Par conséquent, le projet ne peut être regardé comme une extension de l'urbanisation, ni comme une modification importante des caractéristiques du quartier. Le moyen doit donc être écarté.

S'agissant de l'implantation par rapport au chemin de la Ruaz :

11. Aux termes de l'article 6 UT du règlement du plan local d'urbanisme : " Les voies entrant dans le champ d'application du présent article sont les voies publiques, les chemins ruraux, et les voies privées ouvertes à la circulation publique lorsqu'elles ne sont pas des impasses, ainsi que les voies piétonnes/cycles publiques, l'ensemble de ces voies étant dénommé les emprises publiques. Pour l'application des règles ci-après, le calcul se fera au nu de la façade, sans tenir compte de ses éléments de débords éventuels, tels débords de toitures et tout ouvrage en saillie à condition que leur profondeur par rapport à la façade concernée ne dépasse pas 1,50 m et en cas d'implantation en limite, que la hauteur de leur implantation soit égale ou supérieure à 4,50 m du sol fini 7. Ne sont pas concernées par cet article, les constructions autorisées sur le domaine public. Les constructions et installations peuvent être implantées jusqu'en limite du domaine public ". Aux termes de l'article 7 UT du même texte : " La distance comptée horizontalement de tout point de la façade d'une construction ou installation, telle que définie ci-dessus, au point de la limite parcellaire de la propriété voisine qui en est le plus rapproché doit être au moins égale à 3 m. ".

12. Il est constant que le chemin de la Ruaz est une voie privée débouchant sur trois liaisons avec la voie publique dont toutes sont fermées par des barrières réservant ainsi l'accès et l'usage aux seuls riverains. Celle-ci doit donc être regardée comme une voie privée fermée à la circulation publique. Par conséquent, les dispositions de l'article 6 UT du règlement du plan local d'urbanisme, qui entendent seulement s'appliquer aux voies publiques ou privées ouvertes à la circulation du public sont inapplicables. Si les requérants soutiennent qu'à défaut, l'article 7 UT imposant un recul minimum de trois mètres par rapport aux limites séparatives, serait applicable, celui-ci n'a toutefois pas vocation à s'appliquer à la voirie qui répond à des considérations et à des objectifs de recul et d'alignement différents des règles d'implantation par rapport aux autres propriétés. Par conséquent, le moyen tiré de la méconnaissance des articles 6 UT et 7 UT du règlement du plan local d'urbanisme est inopérant.

En ce qui concerne les places de stationnement :

13. Aux termes de l'article 12 UT du règlement du plan local d'urbanisme de Talloires-Montmin : Le stationnement des véhicules automobiles ou des deux roues doit correspondre aux besoins des constructions et installations autorisées, et doit être assuré en dehors des voies publiques ou de desserte collective. ".

14. Si l'association soutient qu'il existe déjà des places de stationnement existant sur le terrain d'assiette du projet et qu'elles ont été illégalement plantées, les pièces du permis de construire mettent en lumière que deux espaces de stationnement seront créés pour un total de 21 places soit une place par logement. Par conséquent, et quand bien-même il existerait des places de stationnement déjà existantes sur la parcelle, l'association requérante n'avance aucun élément démontrant une méconnaissance des dispositions précitées de l'article 12 UT du règlement du plan local d'urbanisme. Le moyen doit par suite être écarté.

En ce qui concerne l'insertion du projet :

15. Aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. ".

16. Pour rechercher l'existence d'une atteinte de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site. Les dispositions de cet article excluent qu'il soit procédé, dans le second temps du raisonnement, à une balance d'intérêts divers en présence, autres que ceux mentionnés par cet article et, le cas échéant, par le plan local d'urbanisme de la commune.

17. Contrairement à ce que soutient l'association, il ressort des pièces du dossier et de ce qui a été au point 10 que le terrain d'assiette du projet se situe dans un espace d'urbanisation diffuse, l'immeuble projeté sera implanté en bordure du chemin de la Ruaz lequel est bordé, à proximité immédiate de la construction autorisée, par de nombreux hôtels et villas de dimensions importantes et présentant les mêmes caractéristiques volumétriques et architecturales, notamment s'agissant des façades et de la toiture, que le projet de la société FC Debuquoy. Par conséquent, le moyen doit être écarté.

Sur les conséquences de l'annulation :

18. Aux termes de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable, estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation () ". Il résulte de ces dispositions que le juge peut procéder à l'annulation partielle d'une autorisation d'urbanisme dans le cas où une illégalité affecte une partie identifiable du projet et où cette illégalité est susceptible d'être régularisée, sans qu'il soit nécessaire que la partie illégale du projet soit divisible du reste de ce projet.

19. L'unique vice relevé ci-dessus, tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme et relatif à l'implantation de la construction pour partie sur la bande de cent mètres, n'affecte que cette partie identifiable du projet et peut faire l'objet d'une mesure de régularisation n'impliquant pas d'y apporter un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même. Par suite, il y a lieu, en application des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme, de limiter à ce vice la portée de l'annulation prononcée et de fixer à trois mois le délai dans lequel la société pétitionnaire pourra en demander la régularisation.

20. Il résulte de tout ce qui précède que la requérante est seulement fondée à demander l'annulation de l'arrêté du maire de Talloires du 11 août 2022 en tant qu'il autorise l'installation de quinze places de stationnement revêtues d'un matériau de type " evergreen " sur la bande littorale de cent mètres en méconnaissance de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme.

Sur les frais liés au litige :

21. Il n'y a pas lieu, eu égard aux circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions des parties présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er :L'arrêté du maire de Talloires du 11 août 2022 est annulé dans la mesure précisée au point 19 du présent jugement.

Article 2 :Le délai imparti à la société FC Debuquoy pour solliciter la régularisation de son projet est fixé à trois mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 :Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 :Le présent jugement sera notifié à l'association lac d'Annecy environnement, à la commune de Talloires-Montmin et à la société FC Debuquoy.

Copie en sera adressée au procureur de la république près le tribunal judiciaire d'Annecy.

Délibéré après l'audience du 6 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

- M. Sauveplane, président,

- Mme Letellier, première conseillère,

- Mme Barriol, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 novembre 2023.

Le président,

M. Sauveplane

L'assesseure la plus ancienne,

C. Letellier

La greffière,

C. Jasserand

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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