LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2208488

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2208488

vendredi 13 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2208488
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantBORIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 23 décembre 2022 et 10 janvier 2023, M. A B, représenté par Me Bory, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L.521-1 du code de justice administrative :

- 1°) de suspendre l'exécution de la décision de refus de séjour prise par le préfet de la Savoie le 13 octobre 2022 ;

- 2°) d'enjoindre aux services préfectoraux de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail et ce dans le délai de sept jours à compter de la décision à intervenir dans l'attente que le Tribunal se prononce sur la légalité de la décision en date 13 octobre 2022 ;

- 3°) - d'enjoindre au préfet de la Savoie ou toute autorité administrative compétente de réexaminer sa situation administrative dans le mois suivant la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

- 4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1500 euros au titre de L.761-1 du code de justice administrative.

M. A B soutient que :

- la condition d'urgence est remplie ; elle est présumée ; il est salarié en contrat à durée indéterminée et ne pouvant plus justifier de son autorisation de travailler sur le territoire français, son contrat de travail a été suspendu dans l'attente de la décision du tribunal ; il va se retrouver sans aucune ressource alors même qu'il est marié à une ressortissante française et père de petites filles âgées respectivement d'un et deux ans ;

- il existe un doute sérieux concernant la légalité de la décision : la décision n'est pas motivée ; elle est entachée d'un vice de procédure, faute pour la préfecture de lui avoir notifié une decision écrite et motivée et d'avoir saisi la commission du titre de séjour pour avis en violation des

dispositions de l'article L 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle est entachée d'une erreur de droit, d'une violation des stipulations des articles 8 de la convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ; elle méconnaît les dispositions des articles L. 432-1, L.432-3, et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des articles 7 quater et 10 1) a) c) de l'accord franco-tunisien ; elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Par des mémoires en défense enregistrés les 4 et 10 janvier 2023, le préfet de la Savoie conclut au rejet de la requête.

Il soutient que la requête est irrecevable ; à titre subsidiaire, que l'urgence n'est pas caractérisée et qu'il n'y a pas de doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée.

Vu la requête enregistrée sous le n° 2208305, le 19 décembre 2022, par laquelle M. A B, représenté par Me Bory, demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié ;

- le code de justice administrative.

Le président du Tribunal a désigné M. Vial-Pailler, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 11 janvier 2023 à 11H30 :

- le rapport de M. Vial-Pailler, vice-président.

- les observations de Me Bories représentant M. A B.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Une note en délibéré présentée pour le Préfet de la Savoie a été enregistrée le 11 janvier 2023.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions aux fins de suspension de la décision contestée :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".

Sur la fin de non-recevoir :

2. Le préfet de la Savoie soutient que le recours en référé a été enregistré au tribunal administratif le 23 décembre 2022, soit au-delà du délai de deux mois imparti pour le dépôt d'un tel recours. Toutefois, aucun délai n'est imparti pour le dépôt d'une requête en référé. Par ailleurs, il n'est pas contesté que la requête au fond a été introduite dans le délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification de la décision attaquée. Dès lors, la fin de non-recevoir doit être écartée.

Sur l'urgence :

3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande de suspension d'une décision refusant la délivrance d'un titre de séjour, d'apprécier et de motiver l'urgence compte tenu de l'incidence immédiate du refus de titre de séjour sur la situation concrète de l'intéressé. Cette condition d'urgence sera en principe constatée dans le cas d'un refus de renouvellement du titre de séjour, comme d'ailleurs d'un retrait de celui-ci.

4. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le requérant s'est marié à une ressortissante française le 9 février 2019, qu'il est entré régulièrement en France le 19 janvier 2020, qu'il s'est vu délivrer une carte de séjour temporaire mention " vie privée et familiale ", valable jusqu'au 26 mars 2022. Par ailleurs, il est salarié en contrat à durée indéterminée et son contrat de travail a été suspendu à la suite de l'intervention de la décision attaquée du 13 octobre 2022 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour. La décision attaquée le prive ainsi de la possibilité de pouvoir poursuivre une activité professionnelle, lui permettant de contribuer à l'entretien de ses enfants. La condition d'urgence doit donc en l'espèce être réputée satisfaite.

Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige

5. Aux termes de l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié : " Sans préjudice des dispositions du b et du d de l'article 7 ter, les ressortissants tunisiens bénéficient, dans les conditions prévues par la législation française, de la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" " et aux termes de son article 10 : " 1. Un titre de séjour d'une durée de dix ans, ouvrant droit à l'exercice d'une activité professionnelle, est délivré de plein droit, sous réserve de la régularité du séjour sur le territoire français : / () c) Au ressortissant tunisien qui est père ou mère d'un enfant français résidant en France, à la condition qu'il exerce, même partiellement, l'autorité parentale à l'égard de cet enfant ou qu'il subvienne effectivement à ses besoins ". L'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 renvoie, sur tous les points qu'il ne traite pas, à la législation nationale, en particulier aux dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour autant qu'elles ne sont pas incompatibles avec les stipulations de l'accord et nécessaires à sa mise en œuvre. Les stipulations de l'article 10 de l'accord franco-tunisien ne privent pas l'autorité compétente du pouvoir qui lui appartient de refuser à un ressortissant tunisien la délivrance du titre de séjour de dix ans lorsque sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public.

6. Aux termes de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire () peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ".

7. Aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". Aux termes de l'article L. 412-5 du même code : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire, de la carte de séjour pluriannuelle et de l'autorisation provisoire de séjour prévue aux articles L. 425-4 ou L. 425-10 ainsi qu'à la délivrance de la carte de résident et de la carte de résident portant la mention "résident de longue durée - UE. ".

8. Les infractions pénales commises par un étranger ne sauraient à elles seules justifier un refus de titre de séjour et ne dispensent pas l'autorité compétente d'examiner si la délivrance d'un titre de séjour est de nature à constituer une menace pour l'ordre public. Ainsi, pour apprécier si le comportement d'un étranger est de nature à révéler une menace d'atteinte à l'ordre public et peut justifier un refus de délivrance ou de renouvellement de sa carte de séjour temporaire, le préfet ne saurait s'en tenir à la qualification et à la sanction pénales susceptibles d'être appliquées à ce comportement.

9. Pour refuser de renouveler le titre de séjour de M. A B le préfet a considéré que son comportement constituait une menace pour l'ordre public. Il a notamment relevé : " que l'intéressé était interdit du territoire Schengen, qu'il avait fait l'objet d'un signalement émis par les autorités Italiennes le 6 novembre 2019, qu'il a des antécédents judiciaires en Italie, qu'il y est connu pour des faits de vol qualifié, usurpation d'identité, refus d'obtempérer, trafic de drogue, immigration illégale et violation de l'ordre de quitter le pays, port d'armes, violation de domicile () qu'au surplus, il est connu défavorablement des services de police en France pour des faits d'usage illicite de stupéfiants, faits commis le 5 mars 2021, de violence sans incapacité, en présence d'un mineur, par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, faits commis le 22 décembre 2021 et pour lesquels il a été condamné par ordonnance de validatlon de composition pénale par le Tribunal judiciaire de Chambéry le 30 mars 2022 à l'interdiction de paraître pour une durée de six mois, dans le ou les lieux dans lesquels l'infraction a été commise ét qui sont désignés par le procureur de la République, à l'exception des lieux dans lesquels la personne réside habituellement, au domicile de la victime, et à l'obligation d'accomplir à ses frais, un stage de responsabilisation pour la prévention et la lutte contre les violences au sein du couple et sexistes dans un délai de six mois () ".

10. M. B est père de deux enfants français. Il justifie en outre, par les pièces du dossier, qui ne sont pas sérieusement contredites, contribuer à l'éducation et à l'entretien de ses deux filles, même si sa contribution est partielle. Par ailleurs, les faits les plus graves sont anciens. S'il est connu en Italie pour trafic de drogue, il n'est connu en France que pour usage illicite de stupéfiants le 5 mars 2021, et n'a pas fait l'objet de poursuites. S'il a été poursuivi pour des faits de violence sans incapacité sur son conjoint, ce second fait a donné lieu à une ordonnance de composition pénale par le Tribunal judiciaire de Chambéry le 30 mars 2022. En outre, en dehors de la période couverte par la composition pénale durant laquelle l'intéressé devait résider séparé de son épouse, la communauté de vie avec son épouse n'a pas cessé. Par ailleurs, ainsi que le fait valoir le requérant, son intégration professionnelle en France n'est aucunement mentionnée et ne semble pas avoir été prise en compte par le préfet dans l'appréciation de son comportement eu égard à une éventuelle atteinte actuelle à l'ordre public. Le requérant remplit ainsi les conditions prévues à l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour se voir délivrer un titre de séjour. Par suite, le préfet de la Savoie était tenu de saisir de son cas la commission du titre de séjour. Dès lors, les moyens tirés de ce que la décision en litige est intervenue au terme d'une procédure irrégulière, l'absence de consultation de cette commission ayant privé l'intéressé d'une garantie, et de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont de nature à faire naître un doute sérieux sur sa légalité.

11. Il résulte de ce qui précède que les deux conditions auxquelles l'article L. 521-1 du code de justice administrative subordonne la suspension d'une décision administrative étant réunies, il y a lieu, par suite, de suspendre l'exécution de la décision par laquelle le préfet de la Savoie a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

12. La présente ordonnance, qui suspend les effets de la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour à M. B implique seulement qu'il soit enjoint au préfet de la Savoie de réexaminer la situation de l'intéressé, dans un délai qu'il y a lieu de fixer à deux mois à compter de la notification de la présente ordonnance, et de lui délivrer, dans un délai de quinze jours à compter de cette même notification, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans l'attente de ce réexamen. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

13. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce de faire droit aux conclusions présentées par M. B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E

Article 1 : L'exécution de la décision du 13 octobre 2022 par laquelle le préfet de la Savoie a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B est suspendue.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Savoie de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente ordonnance, et de lui délivrer, dans un délai de quinze jours à compter de cette notification, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans l'attente de ce réexamen.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B et au préfet de la Savoie.

Fait à Grenoble, le 13 janvier 2023.

Le juge des référés,

C. Vial-Pailler

Le greffier,

G. Morand

La République mande et ordonne au préfet de la savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions