vendredi 7 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2300087 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | BORGES DE DEUS CORREIA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 5 janvier 2023, 9 janvier 2023, 10 janvier 2023 et 13 mars 2023, M. F C, représenté par Me Borges de Deus Correia, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 1er décembre 2022 par lequel le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'annuler l'arrêté du 8 décembre 2022 par lequel le préfet de l'Isère l'a assigné à résidence pour une durée de six mois renouvelable ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Isère, sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir, de lui délivrer un certificat de résidence algérien d'une durée de dix ans ou, à défaut, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de travail et de lui notifier une nouvelle décision écrite et motivée statuant sur son droit au séjour, ainsi que de supprimer toute mention le concernant du fichier Schengen ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions attaquées ont été signées par une autorité incompétente ;
- elles sont entachées d'un vice de procédure, faute pour le préfet d'avoir saisi au préalable la commission du titre de séjour pour avis ;
- les décisions attaquées ont été prises sans procédure contradictoire préalable ;
- elles sont entachées d'erreurs de fait et de droit dès lors qu'il est entré régulièrement en France ;
- le préfet a commis une erreur de droit sur la date à partir de laquelle s'apprécie la condition de résidence depuis plus de dix ans ;
- le préfet a commis une erreur de fait et une erreur de droit dans l'appréciation de la condition de la communauté de vie ;
- en estimant que la cellule familiale pourrait se reconstituer en Algérie, les décisions attaquées méconnaissent l'article 20 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mars 2023, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ;
- la charte européenne des droits fondamentaux ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. L'Hôte, vice-président,
- et les observations de Me Borges de Deus Correia, représentant M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant algérien né en 1971, a déclaré être entré en France le 5 janvier 2001 sous couvert de son passeport revêtu d'un visa de court séjour. A la suite d'une première demande d'admission au séjour du 5 février 2001, il a fait l'objet d'un arrêté de reconduite à la frontière le 13 mai 2002. Le 4 juillet 2013, il a sollicité la délivrance d'un certificat de résidence en se prévalant de dix ans de présence sur le territoire français. Par un arrêté du 15 juin 2015, le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours et a prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée de deux ans. Le recours formé contre cet arrêté a été rejeté par un jugement du tribunal administratif de Grenoble du 19 novembre 2015, confirmé par un arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon du 26 février 2016. Le 17 décembre 2021, M. C a sollicité la délivrance d'un certificat de résidence algérien en se prévalant de son union avec une ressortissante française. Par un arrêté du 1er décembre 2022, le préfet de l'Isère lui a opposé un refus, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée d'un an. Puis, par un arrêté du 8 décembre 2022, il l'a assigné à résidence pour une durée de six mois renouvelable. M. C demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur la légalité de l'arrêté du 1er décembre 2022 :
2. En premier lieu, l'arrêté du 1er décembre 2022 a été signé par Mme B D, cheffe du service de l'immigration et de l'intégration à la préfecture de l'Isère, qui disposait à cet effet d'une délégation consentie par un arrêté du 26 juillet 2022, régulièrement publié. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'acte en cause doit être écarté.
3. En deuxième lieu, le droit d'être entendu implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Toutefois, dans le cas où la décision faisant obligation de quitter le territoire français est prise concomitamment au refus de délivrance d'un titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français découle nécessairement du refus de titre de séjour. Le droit d'être entendu n'implique alors pas que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision l'obligeant à quitter le territoire français, dès lors qu'il a pu être entendu avant que n'intervienne la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour.
4. Lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. A l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le droit de l'intéressé d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'impose pas à l'autorité administrative de mettre l'intéressé à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, sur l'obligation de quitter le territoire français qui est prise concomitamment.
5. Au cas d'espèce, M. C a eu la possibilité de faire valoir, durant la période d'instruction de sa demande de délivrance d'un certificat de résidence, les arguments susceptibles de faire échec à une éventuelle mesure d'éloignement. Ainsi, en obligeant le requérant à quitter le territoire français sans l'avoir préalablement et expressément invité à formuler de nouvelles observations, le préfet de l'Isère ne l'a pas privé de son droit d'être entendu.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : / () / 2) au ressortissant algérien, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que son entrée sur le territoire français ait été régulière (). / Le premier renouvellement du certificat de résidence délivré au titre du 2) ci-dessus est subordonné à une communauté de vie effective entre les époux. ". Aux termes de l'article 7 bis du même accord : " () / Le certificat de résidence valable dix ans est délivré de plein droit sous réserve de la régularité du séjour pour ce qui concerne les catégories visées au a), au b), au c) et au g) : / a) Au ressortissant algérien, marié depuis au moins un an avec un ressortissant de nationalité française, dans les mêmes conditions que celles prévues à l'article 6 nouveau 2) et au dernier alinéa de ce même article () ".
7. Pour refuser de délivrer à M. C un certificat de résidence sur le fondement de ces stipulations, le préfet de l'Isère s'est fondé, d'une part, sur le motif tiré de ce que l'intéressé ne justifiait pas d'une entrée régulière sur le territoire français, d'autre part, de ce qu'il ne démontrait pas la réalité de la communauté de vie avec son épouse.
8. M. C, qui s'est marié le 23 janvier 2021 avec une ressortissante française, fait valoir, d'abord, qu'il est entré régulièrement en France le 5 janvier 2001 sous couvert d'un visa de court séjour, ensuite, que la condition de la communauté de vie entre les époux n'est pas exigée pour la délivrance d'un premier certificat de résidence.
9. S'il est constant que le requérant est entré régulièrement en France le 5 janvier 2001, il ne démontre pas, en revanche, s'être maintenu de manière continue sur le territoire français depuis cette date. La copie du passeport qu'il produit, comportant un tampon d'entrée à Marseille en date du 5 janvier 2001, est incomplète et ne permet pas, ainsi, de vérifier l'absence de tampon de sortie. De plus, ledit passeport a expiré en 2014 sans que M. C ne justifie avoir été dépourvu de tout nouveau passeport par la suite. De plus, le requérant ne produit aucune pièce de nature à établir sa présence effective en France durant vingt-et-un ans, outre que, comme le rappelle le préfet de l'Isère en défense, il s'était prévalu à l'appui de sa précédente demande de titre de séjour de 2013, fondée sur une prétendue présence en France de plus de dix ans, de documents frauduleux. Ainsi, M. C n'établit pas être entré en France pour la dernière fois le 5 janvier 2001, comme il l'allègue. Par suite, c'est sans commettre ni erreur de fait ni erreur de droit que le préfet de l'Isère a pu estimer qu'il ne justifiait pas, à la date de l'arrêté attaqué, de son entrée régulière sur le territoire français. Le préfet n'a pas davantage entaché sa décision d'une contradiction de motifs en relevant, dans le même temps, que le requérant ne justifiait pas non plus avoir mis à exécution les deux mesures d'éloignement dont il avait fait l'objet en 2002 et 2015, dès lors que les pièces du dossier ne permettent pas de déterminer si M. C s'est effectivement maintenu en France depuis 2001 comme il le prétend ou s'il est sorti du territoire français depuis et, dans ce cas, à quelles dates. Il suit de là que le préfet de l'Isère a pu légalement refuser, pour ce motif, de délivrer au requérant un certificat de résidence en qualité de conjoint d'une ressortissante française. Il ressort des pièces du dossier que le préfet aurait pris la même décision s'il s'était fondé sur ce seul motif. Par suite, le moyen tiré de ce que l'autre motif tenant à l'absence de communauté de vie entre les époux serait illégal, est inopérant.
10. En quatrième lieu, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué serait entaché d'erreur de droit concernant la date à partir de laquelle s'apprécie la condition de résidence depuis plus de dix ans, n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant au tribunal d'en apprécier son bien-fondé.
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance () ". En vertu de ces dispositions qui sont applicables aux ressortissants algériens, l'autorité administrative n'est tenue de saisir la commission du titre de séjour que du cas des seuls étrangers qui remplissent les conditions prévues aux articles énumérés, ou aux stipulations équivalentes de l'accord franco-algérien, auxquels elle envisage de refuser le titre de séjour sollicité, et non de celui de tous les étrangers qui sollicitent un tel titre. Or, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le préfet de l'Isère a refusé à bon droit de délivrer à M. C un certificat de résidence en qualité de conjoint d'une ressortissante française. Par suite, le moyen tiré de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour doit être écarté.
12. En sixième lieu, M. C, qui n'est pas citoyen de l'Union européenne, ne peut se prévaloir des stipulations de l'article 20 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. De même, il ne peut invoquer utilement les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, dès lors qu'il n'a pas d'enfant.
13. En dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
14. Si M. C fait valoir sa présence sur le territoire français depuis 2001, il n'en justifie pas, ainsi qu'il a été dit. Il se prévaut également de son insertion professionnelle par l'exercice d'une activité d'agent de service en contrat à durée indéterminée à temps partiel depuis le 22 août 2022, et de son mariage avec une ressortissante française. Toutefois, tant son contrat de travail que son mariage étaient récents à la date de l'arrêté attaqué. Il n'est invoqué aucune circonstance particulière faisant obstacle à ce que le requérant retourne dans son pays d'origine le temps d'obtenir un visa afin de régulariser son entrée sur le territoire français. La séparation temporaire du couple pouvant en résulter ne suffit pas à estimer que l'arrêté attaqué porterait une atteinte disproportionnée au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'ont pas été méconnues.
Sur la légalité de l'arrêté du 8 décembre 2022 :
15. En premier lieu, l'arrêté du 8 décembre 2022 a été signé par la même autorité que celle mentionnée au point 2 du jugement qui, par l'arrêté déjà mentionné du 26 juillet 2022, avait régulièrement reçu délégation de signature à cet effet. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'autorité signataire doit être écarté.
16. M. C ne dirige aucun moyen spécifique à l'égard de l'arrêté du 8 décembre 2022 l'ayant assigné à résidence mais se borne à soulever les moyens déjà examinés de manière indistincte à l'encontre des deux arrêtés contestés. Par suite, l'ensemble des moyens soulevés sont inopérants à l'égard de la décision portant assignation à résidence.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête aux fins d'annulation des arrêtés des 1er et 8 décembre 2022 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte.
Sur les frais liés au litige :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat une somme au titre des frais exposés par M. C et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. F C, à Me Borges de Deus Correia et au préfet de l'Isère.
Délibéré après l'audience du 24 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. L'Hôte, président,
M. Heintz, premier conseiller,
Mme Bardad, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 avril 2023.
Le président rapporteur,
V. L'HÔTE
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
M. A La greffière,
L. ROUYER
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026