jeudi 27 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2300213 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | HUARD |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête enregistrée le 12 janvier 2023 sous le n° 2300213, M. A B, représenté par Me Huard, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 15 décembre 2022 par lequel le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Isère, d'une part, de procéder à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen et, d'autre part, de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de réexaminer sa situation et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé et est entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- faute de produire l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), le préfet ne justifie pas de la saisine de ce collège et ne démontre pas que l'avis émis comporte l'ensemble des mentions requises ;
- l'avis a été rendu à l'issue d'une procédure irrégulière ;
- le préfet s'est cru à tort tenu de suivre l'avis du collège des médecins de l'OFII ;
- le refus de séjour méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;
- l'obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité du refus de séjour ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire est disproportionné et entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;
- l'interdiction de retour sur le territoire est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire et du refus d'octroi d'un délai de départ volontaire ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est disproportionnée et entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
II. Par une requête enregistrée le 12 janvier 2023 sous le n° 2300218, Mme C D, représentée par Me Huard, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 15 décembre 2022 par lequel le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Isère, d'une part, de procéder à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen et, d'autre part, de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de réexaminer sa situation et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé et est entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- faute de produire l'avis du collège de médecins de l'OFII, le préfet ne justifie pas de sa saisine et ne démontre pas que l'avis émis comporte l'ensemble des mentions requises ;
- l'avis a été rendu à l'issue d'une procédure irrégulière ;
- le préfet s'est cru à tort tenu de suivre l'avis du collège des médecins de l'OFII ;
- le refus de séjour méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;
- l'obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité du refus de séjour ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire est disproportionné et entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;
- l'interdiction de retour sur le territoire est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire et du refus d'octroi d'un délai de départ volontaire ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est disproportionnée et entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Pfauwadel, président,
- les observations Me Huard, avocat de Mme D et M. B.
Considérant ce qui suit :
1. En raison de l'urgence à statuer sur les requêtes, il y a lieu d'admettre les requérants à l'aide juridictionnelle provisoire en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
2. M. B et Mme D, ressortissants macédoniens nés en 1980 et 1984, sont entrés en France respectivement le 23 juillet 2017 et le 20 mars 2018. Leurs demandes d'asile ayant été rejetées en dernier lieu par la Cour nationale du droit d'asile le 10 juin 2020, ils ont fait l'objet le 24 juillet 2020 d'une première mesure d'éloignement dont la légalité a été confirmée par le tribunal et à laquelle ils n'ont pas déféré. M. B a formé une demande de réexamen de sa demande d'asile qui a été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 11 février 2021 et a fait l'objet d'une deuxième mesure d'éloignement du 26 juillet 2021. Le 15 juin 2022, M. B et Mme D ont demandé un titre de séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par les arrêtés attaqués du 15 décembre 2022, le préfet de l'Isère a refusé de leur délivrer les titres sollicités, leur a fait obligation de quitter le territoire sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à leur encontre une interdiction de retour d'une durée d'un an.
3. Les requêtes n° 2300213 et n° 2300218 présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Dès lors, il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les refus de délivrance d'un titre de séjour :
4. Les arrêtés attaqués, qui énoncent les considérations de droit et de fait sur lesquelles ils sont fondés, sont suffisamment motivés au regard des exigences posées par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le préfet de l'Isère n'était pas en effet tenu de mentionner l'ensemble des éléments relatifs à la situation des requérants, mais seulement ceux sur lesquels il s'est fondé. Par ailleurs, pour apprécier le droit au séjour de Mme D et M. B sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il a pu se borner à reprendre à son compte les termes des avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 18 septembre et du 14 octobre 2022 dès lors que le secret médical faisant obstacle à ce qu'il dispose d'autres informations sur l'état de santé des intéressés, cette circonstance ne révèle pas un défaut d'examen de la situation de ces derniers. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen de la situation personnelle des intéressés doivent être écartés.
5. Aux termes des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. / [] / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat ".
6. Si les requérants soutiennent qu'à défaut de production à l'instance des avis du collège de médecins de l'OFII, les refus de séjour doivent être annulés en raison de l'irrégularité de leur procédure d'édiction, ils n'invoquent aucune irrégularité concernant ces avis après leur versement au dossier par le préfet. Le moyen doit dès lors être écarté.
7. Pour refuser la délivrance du titre de séjour sollicité en application des dispositions précitées au point 5, le préfet de l'Isère s'est fondé sur les avis du collège de médecins du 18 septembre 2022 et du 14 octobre 2022 indiquant que, si l'état de santé des intéressés nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont ils sont originaires, ils peuvent y bénéficier effectivement d'un traitement approprié et leur état peut leur permettre de voyager sans risque vers ce pays. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des certificats médicaux produits par les requérants, que Mme D souffre d'un syndrome anxio-dépressif et que M. B présente une obésité morbide ainsi qu'une d'hypertension artérielle nécessitant d'une trithérapie. Toutefois, d'une part, en ce qui concerne M. B le seul certificat médical produit n'est pas de nature à remettre en cause l'avis émis par le collège des médecins de l'OFII. D'autre part, en ce qui concerne Mme D, les pièces produites, notamment l'attestation médicale datée du 9 mars 2023 et le rapport de l'association OSAR sur l'état des soins en Macédoine, ne sont pas suffisantes pour corroborer ses allégations selon lesquelles elle ne pourrait bénéficier effectivement d'un suivi et d'un traitement approprié à sa pathologie dans son pays d'origine. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les dispositions précitées auraient été méconnues.
8. Il ne ressort ni des arrêtés attaqués ni des autres pièces des dossiers que le préfet se serait cru à tort lié par les avis émis par le collège des médecins de l'OFII pour refuser de délivrer un titre de séjour aux requérants. Ainsi, contrairement à ce que soutiennent les requérants, le préfet n'a pas méconnu l'étendue de sa compétence.
9. Si les requérants se prévalent de leur durée de présence en France de cinq ans, celle-ci résulte de ce qu'ils s'y sont maintenus malgré de précédentes obligations de quitter le territoire français alors que les risques qu'ils soutiennent courir dans leur pays d'origine ne peuvent être regardés comme établis. Il ne ressort pas des pièces du dossier que leur vie privée et familiale serait ancrée en France. Dans ces circonstances, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les décisions de refus de titre de séjour portent à leur droit au respect de la vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elles ont été édictées et méconnaîtraient de ce fait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
10. Il résulte des mêmes circonstances que les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les refus de délivrance d'un titre de séjour violent les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sont entachés d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur les décisions portant obligation de quitter le territoire :
11. Il résulte de ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité des refus de délivrance de titres de séjour à l'encontre des décisions portant obligation de quitter le territoire français.
12. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation, qui reprennent les éléments développés à l'appui des conclusions tendant à l'annulation des décisions de refus de titre de séjour, doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux précédemment énoncés.
Sur les décisions portant refus de délai de départ volontaire :
13. Il ne ressort pas des pièces du dossier que l'absence de délai de départ volontaire serait incompatible avec le suivi médical des requérants. Par ailleurs, les caractéristiques des attaches en France des requérants ne sont pas non plus de nature à révéler une disproportion des mesures au regard de leur situation personnelle. Par suite, le moyen tiré de ce que les décisions refusant un délai de départ volontaire seraient disproportionnées et entachées d'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
Sur les décisions portant interdiction de retour sur le territoire français :
14. Il résulte de ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité des obligations de quitter le territoire et des refus d'octroi d'un délai de départ volontaire à l'encontre des décisions portant interdictions de retour sur le territoire français.
15. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 613-2 du même code : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. ". Aux termes de l'article L. 612-10 : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
16. Il ressort des arrêtés attaqués que les interdictions de retour sur le territoire français d'une durée d'un an mentionnent l'ensemble des critères mentionnés par les dispositions précitées. Par suite, le moyen tiré d'une insuffisance de motivation de ces décisions doit être écarté.
17. Il résulte des circonstances exposées au point 9 que les interdictions de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ne sont pas disproportionnées. Les requérants ne sont pas davantage fondés à soutenir que ces décisions sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme D et M. B doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, leurs conclusions à fin d'injonction. Il en est de même de celles fondées sur les dispositions l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : Mme D et M. B sont admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Les requêtes de Mme D et M. B sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D, à M. A B, à Me Huard et au préfet de l'Isère.
Délibéré après l'audience du 30 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Pfauwadel, président,
Mme Permingeat, première conseillère,
Mme Coutarel, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 avril 2023.
Le président rapporteur,
T. Pfauwadel
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
F. Permingeat
La greffière,
L. Rouyer
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2,2300218
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026