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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2300334

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2300334

mardi 9 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2300334
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantMARCEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées 19 janvier 2023 et le 13 mars 2023, M. F, représenté par Me Marcel demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 25 mai 2022 par lequel le préfet de l'Isère lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays à destination duquel il serait éloigné en cas de non-respect de ce délai de départ volontaire ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " à compter de la décision à intervenir sous astreinte de 200 euros par jour de retard ; à défaut, de lui enjoindre de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir sous les mêmes conditions d'astreinte, et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.

M. F soutient que :

En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile compte tenu de l'absence d'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), ne permettant pas de vérifier l'absence d'identité avec le médecin rapporteur ainsi que la signature des médecins, étant relevé l'absence de publication en ligne de la bibliothèque d'information sur le système de soins des pays d'origine (BISPO) malgré la recommandation de la commission d'accès aux documents administratifs (CADA) ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'erreur de droit en ce que le préfet s'est estimé à tort lié par l'avis du collège de médecins de l'OFII ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 mars 2023, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête au motif que la requête est irrecevable et que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire enregistré le 24 mars 2023, le préfet de l'Isère invite la juridiction à saisir l'Office français de l'immigration et de l'intégration pour la transmission de l'entier dossier du rapport médical et d'un mémoire en défense.

Par une ordonnance du 13 mars 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 23 mars 2023.

Par une ordonnance du 23 mars 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 27 mars 2023.

M. F a été admis bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 1er septembre 2022.

.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. G,

- les observations de Me Marcel, représentant M. F.

- les observations de Mme D, représentant le préfet de l'Isère.

Considérant ce qui suit :

1. M. F, ressortissant nigérian, né le 1er janvier 1984, déclare être entré en France le 6 juin 2016. Le 30 janvier 2018, la Cour nationale du droit d'asile a confirmé la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides en date du 20 avril 2017 rejetant la demande d'asile de l'intéressé. Ce dernier a alors fait l'objet d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire le 10 avril 2018. Le 8 juillet 2020, l'intéressé a sollicité la délivrance d'un titre de séjour au regard de son état de santé. Il a alors résidé sur le sol français sous couvert d'un titre de séjour valable du 19 novembre 2020 au 18 novembre 2021, suite à un avis favorable rendu par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 30 octobre 2020. M. F a sollicité le renouvellement de son titre de séjour le 4 novembre 2021 au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par l'arrêté du 25 mai 2022, le préfet de l'Isère lui a refusé la délivrance du titre, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays à destination duquel elle serait éloignée en cas de non-respect de ce délai de départ volontaire.

Sur les conclusions en annulation :

Sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir :

En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :

2. L'arrêté attaqué mentionne les éléments de fait propres à la situation de M. F et les considérations de droit sur lesquels il se fonde. La circonstance que le préfet n'a pas mentionné l'ensemble des éléments relatifs à la vie privée du requérant ne constitue pas un défaut de motivation. Ainsi, il satisfait à l'obligation de motivation résultant des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

3. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ". Selon l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". L'article R. 425-12 de ce code dispose que : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article. () " L'article 3 de l'arrêté du 27 décembre 2016 de la ministre des affaires sociales et de la santé et du ministre de l'intérieur relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " Au vu du certificat médical et des pièces qui l'accompagnent ainsi que des éléments qu'il a recueillis au cours de son examen éventuel, le médecin de l'office établit un rapport médical, conformément au modèle figurant à l'annexe B du présent arrêté. " Enfin, l'article 6 du même arrêté dispose : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis () ".

4. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.

5. En l'espèce, le collège de médecins de l'OFII a estimé, par son avis du 24 janvier 2022, que si l'état de santé de M. F nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il pouvait bénéficier d'un traitement approprié et pouvait voyager sans risque vers son pays d'origine.

6. Cet avis en date du 24 janvier 2022 est signé par les docteurs Fresneau, Gerlier et Mauze. Il ressort des pièces du dossier que cet avis a été rendu sur la base du rapport médical rédigé par le docteur B. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, du fait de l'irrégularité de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, doit être écarté. La circonstance que le préfet n'ait pas communiqué à la requérante les éléments tirés de la BISPO dont le collège de médecins de l'OFII s'est notamment servi pour apprécier la condition d'accès aux soins dans le pays d'origine et formuler l'avis contesté ne peut entacher d'illégalité sa décision, dès lors qu'aucune disposition ni aucun principe n'impose une telle communication préalablement à l'intervention d'une décision de refus de titre de séjour. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'avis aurait été rendu plus de trois mois après la transmission du certificat médical. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure doit être écarté.

7. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet se serait cru à tort lié par l'avis émis par le collège des médecins de l'OFII pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. F, de sorte que le préfet n'a pas méconnu l'étendue de sa compétence.

8. Le tribunal doit s'assurer, eu égard à la pathologie du requérant, de l'existence d'un traitement approprié et de sa disponibilité dans des conditions permettant d'y avoir accès. Il ne lui appartient pas de rechercher si les soins dans le pays d'origine sont équivalents à ceux offerts en France. Pour remettre en cause l'avis précité du collège de médecins de l'OFII et l'appréciation faite sur ce point par le préfet de l'Isère, selon laquelle il peut effectivement bénéficier d'un traitement approprié à son état santé dans son pays d'origine, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans ce pays, M. F soutient qu'il s'agit d'une demande de renouvellement de titre de séjour, qu'un an auparavant, le collège des médecins avait estimé qu'il devait être soigné en France. Il produit, également, des pièces médicales aux termes desquelles il a une NEM associant un diabète de type 2 (hospitalisation pour acidocétose inaugurale le 18/07/2019) et une hypothyroïdie auto-immune substituée imposant un suivi annuel par un endocrinologue, un ophtalmologue et un cardiologue. Toutefois, les certificats médicaux du docteur E et du docteur C indiquant que l'intéressé : " présente un diabète initialement cétonurique et insulinorequérant en 2019, actuellement sous antidiabétiques oraux avec nécessité d'un suivi régulier au long cours, le besoin d'un suivi annuel par l'endocrinologue, l'ophtalmologue et le cardiologue, d'un suivi tous les 4 mois avec prise de sang pour surveillance de l'efficacité et de l'observance des traitements, la nécessité de la prise à vie sous risque de complication grave et mortelle des antidiabétiques et des hormones thyroïdienne et d'une surveillance rétinienne et cardiologique, les complications pouvant, faute de dépistage adéquat, êtres graves (perte de vue) voir mortelles ", ne permettent pas d'établir que le suivi médical dont doit faire l'objet M. F, dont l'état de santé ne présente plus de complication particulière après les traitements qu'il a reçus en France, ne serait pas disponible au Nigéria, notamment en raison de son coût. Ces éléments ne sont pas de nature à remettre en cause l'appréciation à laquelle s'est livré le préfet de l'Isère en se fondant sur l'avis du collège de l'OFII qui s'est lui-même prononcé notamment sur la base des orientations générales de l'arrêté du 5 janvier 2017 fixant les orientations générales pour l'exercice par les médecins de 1'Office français de 1'immigration et de 1'intégration, de leurs missions, et ne sauraient ainsi suffire à établir l'impossibilité pour le requérant d'accéder effectivement au traitement et au suivi de ses pathologies au Nigéria. Par suite, eu égard à l'ensemble de ces éléments, et sans qu'il soit besoin en l'espèce de solliciter la communication du rapport médical au vu duquel s'est prononcé le collège des médecins de l'OFII, le moyen tiré de ce que le préfet de l'Isère aurait méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

9. M. F ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il n'a pas sollicité de titre de séjour sur ce fondement.

10. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Pour l'application des stipulations précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine. En outre, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne garantit pas aux ressortissants étrangers le droit de choisir le lieu le plus approprié pour développer leur vie privée et familiale.

11. M. F fait valoir qu'il vit en France depuis 6 ans, qu'il a reconstruit sa vie avec sa compagne, leur fille commune et les enfants de cette dernière. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'il a vécu jusqu'à l'âge de 32 ans dans son pays d'origine, que sa concubine est également de nationalité nigériane, qu'elle fait l'objet d'une mesure d'éloignement. Ainsi, rien ne s'oppose à ce qu'il reconstitue sa cellule familiale hors de France. En outre, il conserve de fortes attaches dans son pays d'origine, dans lequel il a vécu jusqu'à l'âge de 32 ans et où résident notamment ses trois soeurs et ses deux frères. Il résulte de ce qui précède que l'arrêté litigieux n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il n'apparaît pas non plus entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

12. En premier lieu, ainsi qu'il vient d'être mentionné, la décision portant refus de titre de séjour n'étant pas illégale, M. F n'est pas fondé à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité du refus de titre de séjour à l'appui de ses conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français.

13. En second lieu, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation, qui reprennent ce qui a été précédemment développé à l'appui des conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus de titre de séjour, doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux précédemment énoncés aux points 8 et 11.

En ce qui concerne le pays de destination :

14. En premier lieu, ainsi qu'il vient d'être mentionné, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, M. F n'est pas fondé à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité de cette décision à l'appui de la décision fixant le pays de destination.

15. En second lieu, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation, qui reprennent ce qui a été précédemment développé à l'appui des conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus de titre de séjour, doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux précédemment énoncés aux points 8 et 11.

16. Il résulte de tout ce qui précède que la requête doit être rejetée y compris les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. F est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. F et au préfet de l'Isère.

Délibéré après l'audience du 28 mars 2023, à laquelle siégeaient :

M. Vial-Pailler, président-rapporteur,

M. d'Argenson, premier conseiller,

Mme Frapolli, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mai 2023.

Le président-rapporteur,

C. G

L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,

PH. D'ARGENSON Le greffier,

G. MORAND

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2300334

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