LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2300567

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2300567

mardi 23 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2300567
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantSELARL BALESTAS DURAND GRANDGONNET MURIDI & ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant le retrait de son agrément d'assistante maternelle par le président du conseil départemental de l'Isère. La décision attaquée, fondée sur les articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles, a été jugée légalement motivée et signée par une autorité compétente. Le tribunal a estimé que les manquements établis (défaut de surveillance lors d'un incident grave, non-respect des limites d'accueil et absence de fiches de liaison) justifiaient le retrait, sans erreur manifeste d'appréciation. Les conclusions accessoires (injonction et frais de justice) ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 janvier 2023, Mme B..., représentée par Me Cruz, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 29 juillet 2022 par laquelle le président du conseil départemental de l’Isère a retiré son agrément d’assistante maternelle, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux ;

2°) d’enjoindre au département de l’Isère de lui accorder un agrément d’assistante maternelle dans un délai d’un mois à compter de la notification du présent jugement ;

3°) de mettre à la charge du département de l'Isère une somme de 2 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que la décision attaquée :
-
est entachée d’incompétence ;
-
est insuffisamment motivée ;
-
est entachée d’erreur manifeste d’appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 octobre 2023, le département de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Le département conteste les moyens invoqués.


Par lettre du 30 septembre 2024, les parties ont été informées qu’en application des dispositions de l’article R. 611-11-1 du code de justice administrative l’instruction est susceptible d’être close le 22 octobre 2024, par l’émission d’une ordonnance de clôture ou d’un avis d’audience, sans information préalable.

La clôture immédiate de l’instruction a été prononcée par ordonnance du 17 mars 2025.


Vu :
les autres pièces du dossier ;
le code de l’action sociale et des familles ;
le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Fourcade,
- les conclusions de Mme Frapolli, rapporteure publique,
- et les observations de Mme E... représentant le département de l’Isère.


Considérant ce qui suit :

Mme B... est agréée en qualité d’assistante maternelle depuis 2008. Par la présente requête, elle demande l’annulation de la décision du 29 juillet 2022 par laquelle le président du conseil départemental de l’Isère a retiré son agrément, ensemble le rejet implicite de son recours gracieux.

La décision attaquée du 29 juillet 2022 a été signée par M. C... A..., directeur adjoint, au bénéfice d’une délégation de signature consentie par le président du conseil départemental, le 3 février 2022, régulièrement publiée. Par suite, le moyen tiré de l’incompétence du signataire de l’acte doit être écarté.

La décision attaquée comporte les motifs de droit et de fait qui la fondent. Elle est, par suite, suffisamment motivée.

Aux termes de l’article L. 421-3 du code de l’action sociale et des familles : « L'agrément nécessaire pour exercer la profession d'assistant maternel ou d'assistant familial est délivré par le président du conseil départemental du département où le demandeur réside. (…). L'agrément est accordé à ces deux professions si les conditions d'accueil garantissent la sécurité, la santé et l'épanouissement des mineurs et majeurs de moins de vingt et un ans accueillis, en tenant compte des aptitudes éducatives de la personne. (…) ». Aux termes de l’article L. 421-6 du même code : « Si les conditions de l'agrément cessent d'être remplies, le président du conseil départemental peut, après avis d'une commission consultative paritaire départementale, modifier le contenu de l’agrément ou procéder à son retrait. En cas d'urgence, le président du conseil départemental peut suspendre l'agrément. (…) ».

Une enquête du service de la protection maternelle et infantile (PMI) a été diligentée suite à des plaintes de parents en raison de morsures sévères infligées le 3 mai 2022 par l’un des enfants gardés aux trois autres sans que Mme B... ne s’aperçoive de l’événement. A l’issue, le département retient, en premier lieu, pour fonder la décision attaquée, un défaut de surveillance à raison de ce cet épisode, mais également des modalités de transmission que Mme B... impose aux parents. En effet, celles-ci se déroulent au portail de son domicile, situé à 15 mètres de la porte d’entrée et non au niveau de celle-ci, ce qui la place dans l’impossibilité de surveiller personnellement les enfants présents dans la maison lors de ces moments. Cette pratique n’est pas sérieusement justifiée par l’attestation médicale produite par la requérante aux termes de laquelle son médecin traitant lui a conseillé d’accueillir les parents à l’extérieur en raison de son asthme.

En deuxième lieu, le président du conseil départemental reproche à l’intéressée de ne pas respecter des limites d’accueil imposées par son agrément et de ne pas transmettre des fiches de liaison pour toute arrivée et départ d’enfant. Ces faits, non contestés, sont établis par les pièces du dossier.

Pour ces seuls motifs, et alors même que la requérante produit deux attestations de satisfaction, le président du département a pu considérer, sans commettre d’erreur d’appréciation, que les conditions d'accueil proposées par la requérante ne garantissaient pas la sécurité, la santé et l'épanouissement des mineurs accueillis.

Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant à l’annulation des décisions contestées doivent être rejetées, ainsi que par voie de conséquence, les conclusions à fins d’injonction.

Les conclusions présentées au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative par Mme B..., la partie perdante, doivent être rejetées.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D... B... et au département de l'Isère.

Délibéré après l'audience du 9 septembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Vial-Pailler, président,
Mme Fourcade, première conseillère,
Mme Akoun, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 septembre 2025.


La rapporteure,

F. FOURCADE

Le président,

C. VIAL-PAILLER

Le greffier,





G. MORAND


La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions