lundi 3 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2300705 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | HUARD |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête enregistrée le 2 février 2023 sous le n°2300705, M. C D, représenté par Me Huard, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 décembre 2022 par lequel le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour " vie privée, vie familiale ", et, à défaut, de réexaminer sa situation et dans l'attente de lui remettre dans un délai de 15 jours un récépissé de demande de titre de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1500 euros au titre des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut de motivation ;
- le refus de titre de séjour méconnait les dispositions de l'article 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ;
- il méconnait l'article 3-1 de la convention sur les droits de l'enfant ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'obligation de quitter le territoire français est illégale en ce qu'elle se fonde sur un refus de titre de séjour lui-même illégal ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ;
- elle méconnait l'article 3-1 de la convention sur les droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant interdiction de retour se fonde sur une obligation de quitter le territoire français illégale ;
- elle n'est pas spécifiquement motivée ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ;
- elle méconnait l'article 3-1 de la convention sur les droits de l'enfant ;
- elle est disproportionnée et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 5 mai 2023.
Par un mémoire en défense enregistré le 31 mai 2023, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
II. Par une requête enregistrée le 2 février 2023 sous le n°2300712, Mme B E épouse D, représentée par Me Huard, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 décembre 2022 par lequel le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour " vie privée, vie familiale ", et, à défaut, de réexaminer sa situation et, dans l'attente, de lui remettre, dans un délai de 15 jours, un récépissé de demande de titre de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1500 euros au titre des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut de motivation ;
- le refus de titre de séjour méconnait les dispositions de l'article 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ;
- il méconnait l'article 3-1 de la convention sur les droits de l'enfant ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'obligation de quitter le territoire français est illégale en ce qu'elle se fonde sur un refus de titre de séjour lui-même illégal ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ;
- elle méconnait l'article 3-1 de la convention sur les droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant interdiction de retour se fonde sur une obligation de quitter le territoire français illégale ;
- elle n'est pas spécifiquement motivée ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ;
- elle méconnait l'article 3-1 de la convention sur les droits de l'enfant ;
- elle est disproportionnée et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 5 mai 2023.
Par un mémoire en défense enregistré le 31 mai 2023, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme D ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Ban,
- les observations de Me Huard représentant M. et Mme D.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n°2300705 et n°2300712 concernent un couple d'étrangers et présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. M. et Mme D, ressortissants serbes nés respectivement les 5 décembre 1986 et 9 mars 1987, ont fait l'objet, le 3 juillet 2012, à la suite du rejet de leurs demandes d'asile le 6 avril 2010, d'une obligation de quitter le territoire français qu'ils ont exécutée. Revenu sur le territoire français et après une interpellation pour vol dans un magasin, M. D a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 15 octobre 2014 ainsi que d'un placement en centre de rétention administrative le même jour et a été éloigné vers la Serbie le 19 octobre suivant. De retour en France, il a été interpellé pour vol le 10 avril 2018 et le préfet de l'Isère a pris à son encontre une nouvelle obligation de quitter le territoire français le 11 avril 2018, dont la légalité a été confirmée par le tribunal le 24 mai 2018. M. et Mme D sont revenus en France le 6 août 2019 avec leurs enfants et ont sollicité le réexamen de leurs demandes d'asile qui a été rejeté par l'Office français pour la protection des réfugiés et apatrides le 22 octobre 2019. Par des arrêtés des 14 et 31 janvier 2020, dont la légalité a été confirmée par des jugements du tribunal administratif de Grenoble des 24 février 2020 et 15 mai 2020, le préfet de l'Isère a obligé M. et Mme D à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Le 22 juin 2022, ils ont chacun présenté une nouvelle demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par les arrêtés attaqués du 15 décembre 2022, le préfet de l'Isère a refusé de leur délivrer un titre de séjour, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a prononcé à leur encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
Sur les arrêtés pris dans leur ensemble :
3. Les refus de titre de séjour du 15 décembre 2022 comportent, avec une précision suffisante, les considérations de droit et les éléments de fait qui les fondent, en particulier les éléments constitutifs de la situation personnelle de M. et Mme D. Par ailleurs, il résulte des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que, dans le cas où l'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Ainsi qu'il sera dit au point 13, les interdictions de retour sur le territoire français contestées sont distinctement et suffisamment motivées. Dès lors, les arrêtés contestés répondent aux exigences de motivation prévues aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Sur la légalité des refus de titre de séjour :
4. Aux termes de l'article 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L 'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
5. Il ressort des pièces du dossier que M. et Mme D sont entrés en France pour la dernière fois en 2019. Ils ont chacun fait l'objet de plusieurs mesures d'éloignement. A la date des décisions attaquées, ils résidaient en France avec leurs cinq enfants mineurs nés les 13 janvier 2006, 28 décembre 2007, 13 décembre 2010, 27 décembre 2015 et 19 juin 2020. Les quatre ainés sont scolarisés. Faisant tous les deux l'objet d'une mesure d'éloignement, les arrêtés contestés n'impliquent toutefois aucune séparation familiale. Par ailleurs, M. et Mme D ne démontrant pas qu'ils seraient personnellement exposés à des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans leur pays d'origine, il n'apparaît pas qu'une vie privée et familiale normale leur soit impossible en Serbie avec leurs enfants. Il ressort des pièces du dossier que les frères et sœurs de Mme D résident régulièrement sur le territoire français et que M. D, diplômé de métallurgie dans son pays d'origine, dispose d'une promesse d'embauche établie par la société Balkan Dépannage. Ces éléments ne suffisent toutefois pas à établir qu'ils auraient tissé des liens intenses et stables sur le territoire national. Dès lors, eu égard aux conditions du séjour en France de M. et Mme D, le préfet de l'Isère n'a pas porté à leur droit au respect de leur vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels ces décisions ont été prises. Les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent, par suite, être écartés.
6. Eu égard aux éléments qui précèdent, le préfet de l'Isère n'a pas commis une erreur manifeste d'appréciation de la situation de M. et Mme D en leur refusant un titre de séjour.
7. Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
8. Ainsi qu'il a été dit, A et Mme D pourront poursuivre leur vie familiale avec leurs enfants en Serbie, pays dont ils ont tous la nationalité. Il n'est pas établi que les enfants seront dans l'impossibilité de poursuivre leur scolarité en Serbie. Dès lors, le préfet de l'Isère n'a pas porté atteinte à l'intérêt supérieur des enfants de A et Mme D en prenant les refus de titre de séjour contestés. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
Sur la légalité des obligations de quitter le territoire français :
9. L'illégalité des décisions refusant à M. et Mme D un titre de séjour n'étant pas établie, ils ne sont pas fondés à s'en prévaloir, par la voie de l'exception, à l'appui de leurs conclusions d'annulation' des décisions les obligeant à quitter le territoire français.
10. Les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale, de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et de l'existence d'une erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés précédemment au titre de l'examen de la légalité des refus de titre de séjour.
Sur la légalité des décisions portant interdiction de retour sur le territoire français :
11. Aux termes des dispositions de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes des dispositions de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
12. Pour fixer à un an la durée des interdictions de retour sur le territoire français prononcées à l'encontre de M. et Mme D, le préfet de l'Isère a énoncé des considérations distinctes de celles relatives aux obligations de quitter le territoire français reprenant l'ensemble des critères prévus par les dispositions précitées de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
13. Compte tenu de ce qui a été dit aux points 5 et 8 sur la situation de M. et Mme D en France et celle de leurs enfants, les décisions d'interdiction de retour prises par le préfet de l'Isère n'apparaissent pas disproportionnées dans leur durée. Par ailleurs, elles ne portent pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. et Mme D garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elles ne méconnaissent pas davantage l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme D ne sont pas fondés à demander l'annulation des arrêtés attaqués. Les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique doivent être rejetées par voie de conséquence.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. et Mme D sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C D, Mme B E épouse D, à Me Huard et au préfet de l'Isère.
Délibéré après l'audience du 19 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Jourdan, présidente,
M. Ban, premier conseiller.
Mme Barriol, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juillet 2023.
Le rapporteur,
J-L. Ban
La présidente,
D. Jourdan
La greffière,
C. Jasserand
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2300705- 230071
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026