jeudi 23 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2301018 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | VEDESI - SCP SCHMIDT VERGNON PELISSIER THIERRY EARD-AMINTHAS & TISSOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrés les 20 février et 20 mars 2023, M. B et la SCI Hacienda, représentés par Me Petit, demandent au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision du 25 mars 2022 du maire d'Argonay portant permis de construire une villa d'habitation et une piscine n° PC 74 019 21 X0021 ainsi que de la décision explicite du maire d'Argonay du 27 juin 2022 portant rejet de recours gracieux tendant au retrait dudit arrêté, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision.
Ils soutiennent que :
- Les dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme ont été méconnues ;
- Les dispositions de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme ont été méconnues ;
- Les dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme ont été méconnues ;
- Les dispositions de l'article 4.2.1 du règlement de la zone UH3 du plan local d'urbanisme de la commune d'Argonay ont été méconnues ;
- Les dispositions de l'article 4.4.4 du règlement de la zone UH3 du plan local d'urbanisme de la commune d'Argonay ont été méconnues ;
- Les dispositions de l'article 4.5 du règlement de la zone UH3 du plan local d'urbanisme de la commune d'Argonay ont été méconnues ;
- Les dispositions de l'article 5.4 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Argonay ont été méconnues ;
- Les dispositions de l'article 7.2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Argonay ont été méconnues ;
- Les dispositions de l'article 8.2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Argonay ont été méconnues ;
- Les dispositions du règlement de lotissement " Sous la Vuettaz " ont été méconnues.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 23 août 2022 sous le numéro 2205346 par laquelle M. B et la SCI Hacienda demandent l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 22 mars 2023 à 10h.
Ont été entendus le rapport de Mme A, et les observations de Me Roussel pour les requérants.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande de suspension d'exécution :
1. L'article L. 521-1 du code de justice administrative permet au juge des référés d'ordonner la suspension de l'exécution d'une décision administrative ou de certains de ses effets lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
2. L'article L. 600-3 du code de l'urbanisme dispose que la condition d'urgence est présumée satisfaite pour les recours dirigés contre une autorisation individuelle d'urbanisme. Il n'est fait état d'aucun élément de nature à renverser cette présomption. Dès lors, la condition d'urgence est remplie.
3. En l'état de l'instruction, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 5.4 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Argonay est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par suite, il y a lieu de prononcer la suspension de l'exécution du permis de construire ° PC 74 019 21 X0021 du 25 mars 2022 du maire d'Argonay.
4. Il y a lieu de préciser que, pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, les autres moyens des requêtes ne sont pas, en l'état de l'instruction, de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de ces arrêtés.
O R D O N N E :
Article 1er :L'exécution de la décision du 25 mars 2022 du maire d'Argonay portant permis de construire une villa d'habitation et une piscine n° PC 74 019 21 X0021 est suspendue.
Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à M. B en application des dispositions de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, à la commune d'Argonay et à M. et Mme C.
Copie en sera adressée au procureur de la république près le tribunal judiciaire d'Annecy.
Fait à Grenoble, le 23 mars 2023
Le juge des référés,
D. A
La greffière,
C. Jasserand
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026