mardi 11 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2301422 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELAS OLSZAK & LEVY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 7 mars et 4 avril 2023, la SCCV MJ Pralognan, représentée par Me Dehaes, demande au juge des référés :
1°) de mettre fin à la suspension de l'exécution des permis de construire des 19 novembre 2021 et 8 août 2022 décidée par l'ordonnance n° 2205532 et n° 2205629 du 22 septembre 2022 ;
2°) de condamner le ou les parties succombantes au versement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 30 mars 2023, M. B A, représenté par Me Olszak, conclut :
1°) à titre principal, au rejet de la requête ;
2°) reconventionnellement, à la suspension du permis de construire modificatif délivré le 13 décembre 2022 ;
3°) à la condamnation de la SCCV MJ Pralognan à lui verser une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 4 avril 2023, le syndicat des copropriétaires de l'immeuble Les Dômes, représenté par Me Poncin, conclut :
1°) au rejet de la requête ;
2°) à la condamnation de la SCCV MJ Pralognan à lui verser une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 5 avril 2023 à 10 heures au cours de laquelle ont été entendus Me Serra pour M. A, Me Poncin pour le syndicat des copropriétaires de l'immeuble Les Dômes et Me Serra pour la SCCV MJ Pralognan.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande reconventionnelle de suspension d'exécution du permis de construire modificatif du 13 décembre 2022 :
1. L'article L. 521-1 du code de justice administrative permet au juge des référés d'ordonner la suspension de l'exécution d'une décision administrative ou de certains de ses effets lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
2. La demande de suspension d'exécution de M. A est recevable dès lors que dans l'instance n° 2202127, il a conclu à l'annulation de ce permis de construire modificatif. Toutefois, compte tenu du délai prescrit par l'article R. 600-6 du code de l'urbanisme, un jugement au fond devra intervenir au plus tard en juillet 2023. Dans ces conditions, et malgré la présomption instituée par l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme, il n'existe pas d'urgence à examiner à ce jour la demande de suspension du permis de construire modificatif du 13 décembre 2022.
Sur la demande de levée de suspension d'exécution :
3. Compte tenu de ce qui est indiqué au point précédent, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande de la SCCV MJ Pralognan tendant à la levée de la suspension d'exécution décidée par l'ordonnance n° 2205532 et n° 2205629 du 22 septembre 2022.
Sur les frais de procès :
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de prononcer de condamnation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E
Article 1er :La requête de la SCCV MJ Pralognan et les conclusions reconventionnelles de M. A sont rejetées.
Article 2 :Les conclusions des parties présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à la SCCV MJ Pralognan, à M. B A, au syndicat des copropriétaires de l'immeuble Les Dômes et à la commune de Pralognan-la-Vanoise.
Fait à Grenoble, le 11 avril 2023.
Le juge des référés,
C. Sogno
Le greffier,
P. Muller
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2301422
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026